‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 46 sur 343 · Préparation évangélique, VIII, C, — XIII · texte numérisé non relu

Préparation évangélique, VIII, C, — XIII

LA VIE i)E l'LA l U\

difjae pour sa nation le mérite d'avoir instruit la Grèce, et sur la fui de je ne sais quel Cléarque, il va jusqu'à faire d'Aristoteun disciple des Juifs. Le précepteur d'Alexnndre, ayant ptuu'trc en Palestine à la suite du coiiquL'r.ait, y aurait connu h^s livres deSalomon d'où il aurait (iré les principaux éléments de sa philosophie.

Chez les premiers Pères de l'iîlolise, c'est une opinion admise à peu près sans conteste (jue l'initiation des iihilosophes grecs en généralel de Plrtoii eu particulier aux révélations de l'An- Cieii Testament-. Mais on labseuce de tout document positif, ils se bornent à invoquer tour à tour une tradition àlaipi. Ile, à turt sans doute, leurs croya'îces leur paraissaient intéressées. Les uns y voyaient un moyen d'humilier la sagesse grecque, les autres, au contraire, eehii de la transformer en nne sorte de christianisme anticipé.

Parmi le grand nombre des textes qui s'offrent ici àl'érudit -, je ne citerai que les plus saillants.

iXuménius n appelait Platon que le 3foïse attique ' : saint Justin ramène à l'Ancien Testament les vues élevées du philosophe sur la nature de la divinité \ sur l'origine des choses ' et la destinée des âmes « ; Théophile d'Antioche " ne voit dans les croyances des philosophes et des poètes de la Grèce qu'un pâle et faible plagiat de Moïse ; Ciémentd'Alexandrie fait

1. TerLallien {De l'âme, cb. 2)etLactance soat à peu près seuls à dùclarer cette thèse insoutenable.

2 On les trouvera réunis dans Ménage {ad Diorj, L. ITI, C) et Fabricius {Bcbl.grœca, III, p. 62 et 148.) — .Je passe sous silence les emprunts qu'IIomere Im-méme était censé avoir faits à la Bible.

3. Mwjcr.ç à"r/.i:wv (élément d'Alexandrie, Sfromales, I, 342).

4. CohorL ad Grœc, 20 et 22 : (EXoct^ov) à7:o5s^;ât;.:vo,-, a.; s'otxEv, tt.v ttsoI Ivoç xa'.^!J.ovo-j 0coO Mo-J^iw; xal Toiv aXXwv T:oo?r.70)v o:Sa'7xa).:av, r.v èv Aly-j^r-a) Tsvr0(j.£vo: k'vvw... xal a^oopa àps^re^l; T0^' t.iù\ èvb: O^oj £tpr.|;ivo'.;.

5. D'après cet apologiste, lorsque Platon dit en parlant des premiers éléments du monde : Ta; ô' et: To-:ra)v àpxà; à'vcoOzv (-),o; ol^z xal àvoo.>v o; àv ex£:vo) 9:Xo; r, Jtmée, 53 D), c'est à Moïse et aux prophètes qu'il 'fait allusion.

G. Voir notamment CohorL ad Grœc, 27 : 'Ev A-r^Tcro) xaT, x^v Trpoçr.rrov

xaX'.av.

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