VII
4. G;est dit-il, nous amener à Moïse et aux prophètes que nous introduire a rocole de Platon.
5.^ Montucla dans son Histoire des mathématiques (1758) après avoir rappelé cette maxime platonicienne, rbv 0sov àû yso^^sxpsTv ^pensée sublime, diu I, et dont la physique démontre de plus en plus la v.Tité, à mesure qu'on 1 approfondit davantage) ajoute : ce On pourrait soupçonner que cette idée de Platon a ote excitée en lui par ce passage de VEcclésiaste : Onmia in pondère numéro, mensura constant. Car on est dans une opinion assez fondée qu il connaissait nos Livres Saints. » Mais alors déjà contre cette opinion des protestations motivées s'étaient fait entendre : citons notamment celles de Glericus et de Dom Galmet.
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LA VIE DE PLATON
tre la vérité à tous avec le pur éclat dont elle avait brillé à leurs regards ? C'est à cause du mépris attaché au nom juif, répond Serranus : c'est par un ine\cusal)le or^^ueil, avait dit Tàtien, et par conscience de leur impuissance à comprendre toute la largeur de ces hautes pensées ^ ; c'est, selon saint Justin 2, par crainte d'un nouvel Anytus et des rigueurs de l'Aréopage. Réponses peu concluantes, on doit lavouer.
Mais il y a plus. Pythagore et IMaton ont-ils réellement connu les Juifs et leurs livres sacrés ^ ? Xi Ihistoire, ni même la légende ne les conduisent à Jérusalem ^ ; rien de surprenant, puisqu'avant Alexandre les Juifs n'étaient pas connus des Grecs, même de nom. Or, comme tous les peuples de l'Orient, et plus qu'aucun autre peuple peut-être, les Hébreux au temps de leur prospérité se montrèrent jaloux de ne communiquer à personne le dép;U qu'il avait plu à la divinit*' de leur confier; une aversion implacable séparait le lévite de l'étranger adorateur des faux dieux. Si dans les derniers siècles de l'antiquité les Juifs ont passé pour les moins éclairés d'entre les barbares, c'est précisément à cause de la sévérité' avec la(iuelle ils s'inter-
PLATON APRÈS LA MORT DE SOCRATE
1. Adversus Grœcos, 40: noX>o\ ol xa6' "EXXr.vac ao^'.ara:', xexpr.ixlvot Ticpispyta, oaa Tiapà rwv xaxà MwJala xa\ twv ôfxoto); aùrro çcXoaoçr.aàvrwv eyvoiaav, xaluapaxapâTTScv ÈTisipàOr.^av, Trponov [i.èv Iva -rUéYeiv t^tov vo|xtaO(ô(T'., 6cUT£poJ Ô£ ÔTCw;, ocra (xt) auvcE^av, Stà tivo; èuiuXacTTOU pr.ToXoyia; TrapaxaXuTîTOVTs;, 6); !x-wOeXoYÎav tt)v àXr.Ostav zapaupErros-jw^i.