Voir i'EpwTtxo; attribué à Démostliène
Platon s'était procure au poids de l'or « un petit livre, l'original du TimcenK Mal interprétée par les uns, coniplaisaniment exagérée par les autres, cette anecdote plus moins authentique a été racontée plus tard de cent rnanirrcs diU'érentcs : c'est une sorte de mytiie dont le dévcîo[)pcnicnt peut être suivi eii ijiielque sorte pas à pas. On lisait chez Xéanthe de Cyziipie, contemporain du roi Attale, (ju'Empédocle avait été parmi les pythagoriciens le premier à violer roi)ligation du secret : même infidélité était à redouter de la part de Platon, un bel esprit, lui aussi, et uii [>i»éte : aussi l'entrée de l'association lui fut-elle inipitovablement fermée. Avide de veni2:er cet affront, le philosophe mit tout en œuvre pour se procurer une copie ([uelconque des enseignements en honneur dans Ti'cole : heureusement [)Our lui aucun sacrifice n'était au dessus de sa brillante fortune. Des biographes jaloux de paraître mieux informés, précisent le nom de l'auteur : le manusciit est de Philolaus, accusé d'avoir en cette circonstance, trahi sa parole et ses engagements : on indique le prix de cette trahison : quarante mines d'après l'un -, cent mines d'ajirès Tautre '. Celui-ci veut (pie Denys ou Dion ait interposé son autorité pour triompher de la résistance qu'on opposait aux sollicitations du philosophe s celui-là, que iMiilolaiis lui-même ait récompensé par cette insigne favenr les efforts persévf'rants de Platon pour obtenir la liberté d'un de ses disciples '.
Qu'à Tarente ou ailleurs Platon ait eu occasion de lire ou même de se procurer certains écrits {)ythagoriciens ^ je l'accorde, bien c^ue Th. 11. Martin, peu porté cej)endautà rabaisser