‹ La vie et l'œuvre de Robert-W. Mac-AllChapitre 38 sur 52 · EN DOUBLANT LE CAP. AU REVOIR · texte numérisé non relu

EN DOUBLANT LE CAP. AU REVOIR

C'est ainsi qu'il s'endormit, paisiblement, comme un enfant dans les bras de sa mère ; il vit son Sauveur s'approcher et l'attirer doucement vers lui, en laissant sur ses lèvres l'empreinte d'un divin sourire, comme une fleur du paradis. Ce fut le jour de TAscension, le 11 mai 1893, à huit heures et demie du soir, qu'il entra dans son repos.

Paris resplendit sous les rayons d'un soleil de printemps; les arbres du boulevard et des avenues dressent leurs rameaux verdoyants vers un ciel sans nuage, mais bien des cœurs sont dans la tristesse. L'ami des ouvriers^ de tous ceux qui sont isolés et travaillent dur, a cessé de vivre. Celui que les journaux appelaient Vhomme de bien^ le vénérable Robert- Whitaker Mac-AU vient de descendre dans la tombe. — Le Journal des Débats^ en annonçant la nouvelle de sa mort, dit que sa cordialité gagnait tous les cœurs.

Il ajoute : o Nous avons raconté comment il avait été conduit à fonder en France une œuvre à la fois religieuse et philanthropique en même temps que populaire. Il était devenu tout à fait Français de cœur. » Le journal le Matin écrit : « Il aimait passionnément son pays d'adoption ». Tel fut l'hommage que les journaux parisiens rendirent à son

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caractère. Il avait commencé tard et à un âge relativement avancé son grand travail d'évangélisation missionnaire, mais il vécut assez longtemps pour voir la petite étincelle qui avait jailli sur les hauteurs de Belleville allumer un vaste incendie. C'est ainsi qu'à sa mort on comptait, en France, jusqu'à cent trente-six petits foyers de lumière et de vie, conmie résultat béni de ses efforts persévérants.

Quelques semaines après son retour d'Angleterre oïl il s'était rendu, au mois de mars, pour y plaider la cause de la Mission, il s'était remis au travail, bien qu'affaibli et fatigué. Le 30 avril, il avait pu présider encore, non sans effort, une réunion à la rue Royale, et assister au culte anglais le soir. Il en avait éprouvé une grande joie ; trop faible pour pouvoir adresser à chacun un mot à la sortie, il avait levé les mains comme pour donner la bénédiction, puis la porte s'était refermée sur lui. Ce devait être le dernier acte de son ministère. Le 2 mai, il avait pu assister encore à un Comité important. Puis étaient venues huitlongues journées d'accablement et de souffrances, supportées avec une patience et une résignation admirables. Sur son lit de mort, ne pouvant plus parler, il répondait par signes aux paroles d^encouragement que lui adressaient les amis chrétiens rassemblés autour de lui. La fin arriva comme une vague qui vient mourir doucement sur le rivage. Il avait vivement désiré mourir à Paris, au milieu de ses fidèles compagnons

d'œuvre. Son corps repose auprès de celui de Théophile Dodds, et sa veuve a voulu qu'une place d'attente restât pour celle qui fut sa compagne et travailla à ses côtés pendant quarante-trois ans, en attendant que l'heure de la réunion sonne aussi (^).

Dix-huit mois auparavant, on avait célébré, dans le temple de l'Oratoire, le double anniversaire delà vingtième année de la fondation de la Mission et du jour de naissance de M. Mac-AU, qui venait d'atteindre ses soixante-dix ans. Le lundi, 15 mai 1893, le même temple se remplissait de nouveau pour une solennité d'un genre bien différent. Ce n'étaient plus les joyeux témoignages de sympathie et de félicitations arrivant de tous les coins de la France, mais la tristesse morne d'une immense assemblée entourant son cercueil et lui disant, tout en larmes, un dernier adieu.

Les salles de réunion, les ouvriers de la Mission, le Comité et les amis du défunt, avaient envoyé à la maison mortuaire une si grande quantité de fleurs

(1) Décision trop hâtive, hélas! et qui a dû lui causer par la suite de poignantes angoisses ; car, la pierre étant presque couverte de l'inscription de notre bien-aimé collègue, G.-T. Dodds, n'admettrait guère que le nom de son mari et quelques lignes de plus. Elle [M™^ Mac-Ail) a donc acheté une concession au Père-Lachaise, en décembre 1893. Le lieu sera marqué par une croix archaïque à laquelle M. Aug. Rey, jeune et généreux ami de M. Mac-Ail, a voulu consacrer son beau talent d'architecte, tandis que le site a été choisi par M. Frédéric Christol, se souvenant des réunions de la première heure au boulevard de Ménilmontant.

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qu'on ne savait plus où les mettre. Voici deux ouvriers en blouse qui apportent une couronne provenant de la salle de Grenelle et la déposent à ses pieds avec les signes du plus profond respect. Deux femmes, sans se soucier du fait qu'une matinée perdue pour elles est un repas de moins, arrivent aussi, au nom d'un autre groupe. Et c'est ainsi qu'on voit défiler les riches et les pauvres, témoignant, les uns comme les autres, de la douleur profonde qui s'étend, comme un voile de deuil, sur leurs cœurs. Puis on entend le pas saccadé des militaires, et une vingtaine de soldats prennent position sur l'allée de la Villa Molitor. Son titre de chevalier de la Légion d'honneur lui avait valu cette marque de respect de la part des autorités. Les cantiques chantés autour de son cercueil arrivent jusqu'aux oreilles des soldats, à travers les fenêtres qu'on a laissées toutes grandes ouvertes, conformément au désir exprimé par M™® Mac-Ail. Puis, quand le cortège sort de la maison, les soldats portent les armes jusqu'au moment où il a disparu à l'horizon. La croix de la Légion d'honneur orne le cercueil au milieu des robes pastorales, dont l'une, en soie, avait été portée par son père, à Manchester, plus de soixante ans auparavant.

Nous traversons à pas lents les rues bruyantes, et arrivons au delà de la tour Eiffel, après avoir franchi la place delà Concorde; ouvriers, hommes

d'afifaires, écoliers, tous se découvrent en voyant passer le catafalque tout couvert de fleurs ; dans les rangs on entend murmurer un nom : Mac-CalL C'est par habitude sans doute qu'on ôte ainsi son chapeau, mais c'est une fort belle coutume qui rappelle la solennité de la mort et apporte un témoignage de sympathie à ceux qui pleurent. Les palmes, entrelacées avec le ruban tricolore audessus du cercueil, sont comme un emblème des victoires remportées dans cette œuvre d'évangélisation populaire. On a souvent appelé le temple de l'Oratoire la cathédrale protestante de Paris; c'est Napoléon P** qui l'a donné à l'Eglise réformée de la capitale. Tout l'édifice, jusqu'aux tribunes les plus élevées, était rempli d'une foule émue, en tenue de deuil; des larmes coulaient de bien des yeux; plus d'un des assistants était resté debout pendant plus de trois heures. Bien que le service ne commençât qu'à deux heures et demie, il y avait, dès dixheures, des gens qui attendaient l'ouverture des portes. Les plus pauvres habitués des salles de conférence (et il y en avait des centaines) s'étaient mis en deuil. Une femme entendant quelqu'un s'écrier : Quelle foule ! répliqua : « Il y en aura bien plus encore là-haut pour venir à sa rencontre ! » Après un silence solennel, M, le pasteur Decoppet prononça l'invocation, puis deux mille voix entonnèrent le vieux cantique connu : « Sainte Sion, 6 patrie éternelle ! »

Parmi les services que la Mission populaire a rendus au protestantisme français, on peut signaler celui qui consiste à l'avoir enrichi du Recueil des cantiques populaires recueillis et publiés sous la direction de M. Mac-AU et de sa compagne. Quelques-uns de cescantiques, on le sait, sont delui, et c'était un spectacle bien touchant que d'entendre ces hommes et ces femmes des réunions chanter les paroles qu'il avait composées lui-même, et où il est question de la belle patrie céleste où la douleur ne pénètre plus.

Après le chant du cantique, M. le pasteur Théodore Monod, de sa voix claire et bien timbrée que l'émotion rendait encore plus pénétrante, raconta quelques épisodes de la vie et de l'œuvre de « son cher et vénéré frère en Jésus-Christ » ; après lui, le pasteur Noyés exprima, au nom de FEglise anglaise, la vive admiration de la colonie britannique de Paris pour sa personne et la grande œuvre qu'il avait accomplie. M. le pasteur Hollard traduisit le sentiment unanime en s'exprimant comme suit : « C'est aujourd'hui une journée de profonde tristesse, mais faisons en sorte que ce ne soit pas un jour d'ingratitude! Rappelons-nous le beau don que Dieu a fait à la France par l'entremise de son fidèle serviteur. » M. le pasteur Appia prit ensuite la parole : « Il y a quinze jours, dit-il, j'ai eu le privilège d'assister à la dernière réunion présidée par lui. J'aime à me le représenter, assis

devant la petite tribune de la rue Royale, où, comme autrefois, il était à Tœuvre et paraissait plus fort et mieux portant qu'il ne Tétait en réalité. J'aime à le revoir par la pensée, debout à cette place, à l'entendre indiquer, d'une voix quelque peu affaiblie, les numéros des cantiques, et annoncer les orateurs inscrits; fidèle au poste comme un soldat français un jour de bataille, ou un capitaine anglais commandant la manœuvre au milieu de la mer en courroux. »

Le Rév. A.-D. Philps apporte, à son tour, un message de sympathie au nom de l'Union congrégationaliste d'Angleterre et du pays de Galles. Il dit combien les chrétiens anglais s'étaient montrés reconnaissants pour les honneurs accordés à M. Mac-Ail par le gouvernement et pour l'afifection dontlanation française l'avait entouré. Le vénérable pasteur Hocart termina parla prière.

Le service s'acheva comme c'est l'usage à Paris. L'assemblée resta assise, tandis que la veuve, accompagnée de ses parents et de ses amis, venait se placer près de la porte de sortie, de manière à ce que chacun pût lui serrer la main au passage. Pendant plus d'une demi-heure la foule s'écoula en lui serrant la main et en pleurant. Riches et pauvres se trouvaient là réunis et confondaient leur douleur. Des femmes l'embrassaient à plusieurs reprises; plusieurs d'entre elles lui murmuraient à l'oreille des paroles chrétiennes d'encouragement : « Je lui

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dois tout. Vous ne serez jamais seule, madame! Jésus pleura. Je ne vous laisserai pas orpheline. Il est maintenant au ciel. » La rue en face de la porte de sortie était pleine de curieux. Après avoir reçu de quatre à cinq cents de ces témoignages de sympathie, nous montâmes dans les voitures de deuil pour Taccompagner dans son dernier pèlerinage, à Passy. Des centaines de personnes suivaient à pied ; puis venait une longue file de voitures, de telle sorte qu'autour de la tombe il y avait encore une assistance très nombreuse. M. Louis Sautter prononça au cimetière quelques paroles de tendre souvenir et d'actions de grâce pour cette vie si belle et cette œuvre si magnifique; puis on chanta le cantique connu :

« Pour toujours avec Lui. »

M. Anderson prit aussi la parole et, dans un langage familier et impressif, s'écria : « Cher président, ami et fondateur de la Mission, adieu, au revoir! A Dieu en attendant que nous nous retrouvions là-haut! M M. le pasteur Vincent pria ensuite et M. le Rév. Charles Greig donna la bénédiction (^).

Et maintenant, qu'ajouterons-nous pour juger cet homme et cette œuvre ?

M. Mac-Ail, justement parce qu'il n'a voulu être

(1) Extrait du compte rendu de V American Mac~All Record. Annie Philps. Juillet 1893. On trouvera les discours à l'Appendice.

qu'un homme qui s'offre et se donne pour servir Dieu et servir ses frères, à commencer par les plus petits et les plus dédaignés d'entre eux : les étrangers, les païens, les samaritains, les communards de Belleville; justement parce qu'il n'a eu qu'un but : suivre Jésus-Christ, faire la tâche que son Maître mettait devant lui, la faire à la gloire du Maître et non du serviteur, en vue de la Patrie céleste et de l'Eglise universelle invisible, non pour les intérêts de sa patrie ou de son Eglise particulière; à cause même de cela, à cause du désintéressement parfait, de l'oubli de soi-même, du renoncement de son serviteur. Dieu lui a donné un nom, une gloire, un succès, une moisson d'âmes, de pleins champs d'épis dont il retrouve, à cette heure, liées dans le ciel, dans les greniers du Père, les gerbes drues qu'il a eu la joie de lier sur la terre.

O le bon -et fidèle serviteur! 0 la belle vie utile, bénie et pleine! O le bon et fortifiant exemple qu'il nous laisse! Bénissons le Père qui nous l'a donné, et qui ne l'a repris à lui qu'après sa journée achevée ; et quand il avait si bien gagné le droit au repos dans l'une de ces demeures du « Home » céleste où son Maître (ô bonté!) lui avait d'avance préparé lui-même sa place.

C'est là, désormais, inscrit dans ce « chœur sacré » des saints et des bienheureux qui « louent l'Agneau » et le Roi. des rois, qu'il continue, avec

des transports nouveaux et des symphonies plus belles, ces beaux cantiques qu'il aimait à composer sur la terre, et qu'il accompagnait de sa voix mâle et grave dans les réunions populaires qu'il avait fondées. Tel celui-ci, qui est de lui, et qu'il réalise à cette heure :

Sion, belle cité des cieux, O beau séjour des bienheureux, Revoir éternel sans adieux, Tu resplendis devant nos yeux !

Sainte maison de notre Père, Sainte amitié du divin Frère, Saint paradis plein de lumière.

Sainte demeure hospitalière !

Glorieux trône du Seigneur, Glorieux don du Rédempteur, Glorieuse œuvre du Sauveur, Glorieux et parfait bonheur !

Douce retraite après l'orage, Doux repos après le voyage, Doux port de la céleste plage, Doux abri sur le beau rivage I

Quand je mourrai, — devant mes yeux.

Au moment des derniers adieux.

Ouvre ton abri bienheureux, Sion, sainte Cité des cieux!

Aujourd'hui son vœu est exaucé et au delà, sans doute, de tout ce qu'il rêvait de gloire, de félicité, de splendeur. Il entrevoyait, il voit. 11 espérait, il

possède. Il croyait, il tient. Il aimait, il aime encore mieux, dans une plénitude de cœur, avec une mesure comble de paix, une coupe débordante de joie et d'enthousiasme. Que souhaiteraient pour lui sa bien-aimée veuve, ses plus chers amis? Ceux qui Font le plus aimé, le plus entouré de soins, ceux qui eussent le plus volontiers donné de leur part de vie terrestre pour le conserver plus longtemps ici-bas, voudraient-ils maintenant, si même ils le pouvaient, le rappeler d'auprès de Christ, « ce qui lui est beaucoup meilleur »?

Il se repose de ses travaux, mais ses œuvres le suivent. Et ces œuvres-là, étant des œuvres dévie, ayant donné des fruits de conversions, de ces nouvelles naissances par qui se communiquera la vie spirituelle d'où sortiront d'autres nouvelles naissances à l'infini — cette œuvre durera sur la terre autant que la terre elle-même. Et, dans le ciel, comme il est écrit, « ceux qui en auront amené plusieurs à la connaissance brilleront comme des étoiles, à toujours et à perpétuité ».

Nous n'avons pas de doute non plus pour l'avenir de la Mission qu'il a fondée et qui, plus que jamais, gardera son nom. Cette œuvre vivra parce qu'elle est de Dieu, selon le cœur du Père, et qu'elle porte en elle-même, avec le témoignage de Jésus et l'esprit de prophétie, le sceau de l'adoption divine. Quand il a quitté, comme autrefois Abraham, « son pays, sa famille et sa parenté » pour venir en

ce pays de France que Dieu lui avait montré, où, par la voix d'un ouvrier de Belleville, comme autrefois à Paul, par la vision d'un Macédonien, Dieu lui avait dit : « Passe et va les secourir » ; quand il a accepté de renoncer à son Eglise, à ses conforts, à ses relations, de « perdre sa vie dans ce monde », pour suivre et servir son Maître, il a été, dès cette heure, consacré « homme de Dieu ». De même l'œuvre qu'il a faite, cette Mission dont le développement a été lent et sûr et la croissance constante, pareille à celle du grain de sénevé ou du grain de froment qui, a s'il ne tombe en terre et ne meurt, reste seul, mais s'il meurt. porte beaucoup de fruit », cette Mission, par qui des aveugles ont recouvré la vue spirituelle, des sourds ont entendu la Parole de Dieu, des boiteux ont redressé leur conduite, des morts (morts dans leurs fautes et dans leurs péchés) sont ressuscites, et par qui, dernier trait, « l'Evangile a été annoncé aux pauvres », cette Mission a tous les caractères d'une « Œuvre de Dieu».

Aussi longtemps qu'elle gardera ces caractères, elle vivra ; comme un arbre planté le long des ruisseaux d'eau et qui donne ses fruits dans sa saison, elle croîtra encore, et poussera des rameaux et des jets vigoureux, et les oiseaux du ciel nicheront dans ses branches.

M. Mac-AU, avons-nous dit déjà, a été suscité comme un apôtre à la France à l'heure de sa

détresse, en cette heure sombre où son étoile obscurcie semblait sur le point de tomber dans la nuit de l'abîme. Il est venu, ce « bon Anglais », comme le «bon Samaritain» delà parabole, panser nos plaies morales, en y versant l'huile etleviitde la parole de relèvement et de charité.

Comme les Juifs le disaient du centenier romain de Capernaûm, il « a aimé notre nation » et, de tout son cœur, a voulu et demandé à Dieu son salut. Or, puisque Dieu l'a envoyé vers nous, c'est que Lui aussi aime notre nation et veut la guérir, la sauver, lui rendre la vie. Il a chargé son serviteur, comme un jardinier fidèle, de seiiier cette petite graine de la Mission populaire et de veiller sur sa première pousse.

Le bon jardinier s'est acquitté de sa tâche, et maintenant que la plante a grandi et peut se passer de tuteur, Dieu a rappelé le jardinier.

Mais si Dieu destine cette plante, comme il est permis de le croire, à devenir un plus grand arbre encore, un vigoureux spécimen de ce,t Arbre de vie, dont les feuilles sont pour la guérison des nations, nous pouvons nous attendre à voir son tronc grossir et ses rameaux se multiplier jusqu'à ce qu'ils ombragent la France entière. Ace moment seulement, l'œuvre de la « Mission populaire évangélique de France», l'œuvre de la Mission Mac- AU sera achevée, quand la France tout entière sera couverte de la connaissance de l'Eternel et

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quand nul n^auraplus besoin d'enseigner son frère en disant : Connais FEternel, parce que tous le connaîtront. A ce moment-là, Dieu pourra clore les pages de Thistoire de la Mission Mac-AU, comme il vient d'en clore la préface en rappelant à lui son fondateur. Mais à ce moment-là, nous tous qui aurons été ses associés, sous la conduite de Dieu, nous chanterons avec lui cet autre cantique qu'il nous a appris :

Jérusalem, céleste ville!...

Le repos dans ton doux asile Comble tous nos désirs.

En attendant, la mémoire de ce bon et fidèle serviteur sera en bénédiction sur la terre où, à l'exemple de son Maître, il a passé en faisant le bien. In memoria œterna eritjustus.

M. Mac-AU a composé beaucoup de traités et d'écrits. Nous donnons ici une liste de quelques-unes de ces compositions, dont la plupart ont été publiées par les Sociétés de traités religieux :

« L'Utopie, ou mieux que le bon vieux temps, o

« Un dimanche bien triste. »

« La ligne droite, o

« Si l'homme meurt revivra-t-il? »

« Un sermon éloquent. »

« Une prière écrite. »

« Toucher le bord. »

« L'enfant de quatre ans. »

« Venez et voyez. »

« Adieu chère maison 1 »

« La piété est utile. »

« Le cordonnier espagnol. »

a Deux petites maisons. » (charming, une petite Idylle).

« Le vieux rentier et son maître d'hôtel. »

« Arrêtons-nous. »

« Il l'amena à Jésus. » (Fête du 1^^ janvier), 81, rue Royale.

« Deux hommes. »

« Souvenir de R. Mac-AU. »

« La croix — où ? »

« Le cœur brisé. »

« Même quand je marcherais. » [Souvenir d'un paysan du comté

de Leicester).

« Aujourd'hui. »

« Les paroles que je vous dis. »

i( Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »

« Une parole à propos. »

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