‹ La vie et l'œuvre de Robert-W. Mac-AllChapitre 43 sur 52 · AU TEMPLE · texte numérisé non relu

AU TEMPLE

Le temple n'était pas assez vaste pour contenir la foule de ceux qui avaient désiré venir saluer le départ pour le Ciel du puissant ouvrier d'évangélisation que l'amour de Dieu avait prêté à la France pendant vingt-deux ans. A deux heures l'orgue retentit; tout le monde se lève; des employés des pompes funèbres apportent le cercueil et le déposent en face de la chaire, dans un catafalque que de nombreuses et magnifiques couronnes viennent revêtir. La famille et les membres du Comité de la Mission prennent place sur les sièges qui leur ont été réservés. Les collaborateurs de la Mission sont réunis dans la partie du temple située du côté de la rue de Rivoli. Les tribunes et la partie du temple qui ouvre sur la rue Saint-Honoré sont occupées par une foule recueillie. Le banc des pasteurs est entièrement garni. Grâce à des mesures d'ordre très bien comprises, chacun a pu trouver sa place rapidement et sans qu'aucune confusion se soit produite. On distribua aux invités une feuille imprimée avec les paroles des cantiques qui devaient être chantés. Les murs du temple étaient drapés de deuil.

Après l'invocation et la lecture de quelques fragments de la parole de Dieu, par M. le pasteur Decoppet, l'Assemblée chante les deux premiers versets du numéro 199 des a Cantiques populaires » :

Sainte Sion, 6 patrie éternelle.

Palais sacré qu'habite le grand Roi, Où doit sans fin régner l'âme fidèle, Quoi de plus doux que de penser à toi !

Dans tes paryis tout est joie, allégresse. Chants de triomphe, ineffables plaisirs.

Là, plus de deuil, plus de maux, de tristesse : Là, plus d'ennuis, de langueurs, de soupirs.

M> le pasteur Théodore Monod prononce l'oraison funèbre.

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