‹ La vie et la lumiére. Avec 48 figures dans le texteChapitre 37 sur 46 · partie de ce qui existe · texte numérisé non relu

partie de ce qui existe

Infra-Rouge

qui pour lui est un non-sens, ou cons-

Fr&. 48. — Les gammes d’ondes connues et inconnues.

titue plutôt une antinomie regrettable.

Il me semble préférable de désigner sous le nom de radiations paraoptiques toutes celles qui, sans se confondre absolument avec la lumière visible, s’en rapprochent cependant par certains côtés.

La lumière et l'électricité sont deux états distincts du Protéon, à moins que l’on ne préfère appeler le Protéon « électricité »; alors tout est électricité, même la « Matière » des dualistes, et c’est la confusion : voici une preuve de plus

Notre œil ne perçoil que la petite région VR qui forme le spectre visible. On voit que c'est une bien minime

de la nécessité dans laquelle je me suis trouvé de créer le mot « Protéon ».

Bien que les radiations du radium, les rayons X, les ondes hertzie nnes ne nous semblent pas répandus dans la Nature au même degré que les radiations ultra-violettes,infra-rouges et que la lumière visible, ils y existent cependant puisque du sol, des eaux minérales surgissent des émanations radioactives insoupçonrnées jusqu'en ces dernières années, sans parler des nombreuses et si diverses effluves électriques, dont l'atmosphère est chargée. Mais leurs effets naturels sont peu, ou même pas connus, et c'est ce qui limite l'expérimentation. Quand un agent, comme la lumière, existe normalement et en très grande abondance, on peut voir quels effets résulteront de sa suppression. On fait alors de l’expérimentation négative, mais avec les radiations en question, on ne peut qu'essayer leur plus ou moins grande activité positive en les faisant agir à des doses plus ou moins élevées, au moyen de générateurs artificiels.

Il ne faut pas oublier toutefois, que dans ce cas même, lexpérimentalion peut être fallacieuse et toujours particulièrement délicate.

Si l’on place une plante dans l'obscurité pour faire agir sur elle des radiations autres que la lumière, la plante n'est plus dans les conditions physiologiques normales. Si, au contraire, on opère à la lumière, on aura l’action combinée de cette dernière avec toutes ses propriétés optiques, calorifiques ou chimiques, c’est-à-dire un résultat complexe qui peut être fort différent de l'effet des radiations isolées. On n’a pas oublié qu'en faisant agir simultanément le rouge ou l'infra-rouge et l’ultra-violet, on en provoque la neutralisaion partielle. De même, on a un effet moyen en faisant agir simultanément sur l'œil ou sur la rétine dermatoptique deux excitants optiques, l’un lent comme le rouge ou le bleu et l’autre rapide, comme le vert et le jaune : on obtient alors un effet mixte, qui donne la sensation du blanc par une excitation de rapidité moyenne (voir p. 262).

Mais combien d’autres causes perturbatrices inconnues

peuvent venir encore du milieu ambiant! Dans la gamme continue et infinie des ondulations protéoniques naturelles, il existe bien des lacunes pour nous qui n'existent pas dans la Nature. Beaucoup, sinon toutes ces radiations, doivent agir sur les organismes vivants, plus au moins directement, sans que nous puissions faire la part de ce qui leur appartient en

propre (1).

(1) REMARQUE. — J'ai toujours été frappé, entre autres choses, de ce fait que certains neurasthéniques ressentent l’approche d’un orage avant que le baromètre l’ait annoncé. Un jour, j'ai trouvé deux baromètres au chevet d'une de mes malades, à laquelle j'avais affirmé que ses crises étaient dues à des « changements de temps ». Elle avait acheté d'abord un premier baromètre, puis ensuite un second, prétextant que le premier « retardait », attendu que ses crises précédaient l'abaissement de la pression atmosphérique. Ce n’est pas à cette dernière cause non plus que l’on doit attribuer l'agitation extrême des pensionnaires des asiles d’aliénés aux approches d'un orage. Les chercheurs de sources ou sourciers semblent ressentir des influences particulières au voisinage des sources d’eau, etc. L'étude de ces influences, actuellement occultes, peut avoir pour l'avenir une portée considérable, que je me suis appliqué à faire ressortir autre part *

Ainsi, le mouvement de migration des peuples, pour notre hémisphère, s’est toujours effectué du soleil levant vers le soleil couchant. Si d'autres se sont accidentellement produits en sens inverse, ils n’ont constitué que des invasions ou des occupations éphémères par rapport aux premières. D'autre part, si certaines déviations de la route naturelle, à l'époque des invasions barbares et même depuis, se sont produites, elles ont été le fruit de l'ignorance, ou bien encore le résultat de certains obstacles matériels, comme la mer, par exemple. Mais après la découverte du nouveau Monde, on assiste à ce merveilleux spectacle de peuples s'échelonnant, en suivant les directions cosmiques, comme le spectre lumineux étalé par le prisme : les Slaves au nord, puis plus bas, les Germains, les Anglo-Saxons, etc: Au centre, vers la Louisiane, les Français, et, au sud, les Espagnols et les Portugais. De tels effets ne sont pas ceux du hasard: il est évident que quand les peuples ne sont pas entravés dans leur évolution, ils tournent autour de Ia terre en sens inverse du mouvement de rotation du globe, comme pour remonter un courant. En réalité, ils ne font apparemment qu’obéir aux grands courants magnétiques telluriques, qui sont inverses du mouvement de rotation et font que nous vivons à la surface d’un colossal électro-aimant.

Les êtres vivants obéissent à des lois cosmiques, d'une manière plus ou moins heureuse suivant les circonstances : les diplomates les

() Voir la Paix par la Science, in la Paix par le Droit. juillet 1906, Paris.

Un grand obstacle à la connaissance des effets des radiations, dont nous allons nous occuper, est la difficulté d’en doser l'intensité propre ou comparative. J'en dirai autant de la complexité de leur composition, encore imparfaitement connue.

Il en résulte que les expérimentateurs n’ont pas fixé un déterminisme assez exact pour que l'on puisse, avec certitude, tirer de leurs efforts, nombreux pourtant, des conclusions précises dans la plupart des cas. Je me bornerai à exposer ici brièvement l’état actuel de nos connaissances en renvoyant le lecteur aux traités spéciaux pour les questions de technique.

ont toujours méconnues et les ont souvent combattues inconsciemment, au lieu d'essayer de seconder leurs effets bienfaisants en leur obéissant.

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