‹ La vie et le martyre de s. Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry et légat du Saint SiègeChapitre 13 sur 79 · CHAPITRE IY · texte numérisé non relu

CHAPITRE IY

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Il ne serait ni facile ni convenable d’entreprendre de justifier saint Thomas de tout blâme à propos des scènes dont nous venons d’ètre témoins. On pourrait excuser ses occupations guerrières en rappelant les mœurs du siècle, et cet argument n’est pas sans poids, il est vrai; mais nous laissons le lecteur apprécier lui-même sa valeur. Aussi bien, quoiqu’il puisse pallier sa faute, il ne peut justifier une transgression aussi évidente des canons de l’Eglise. Il est hors de doute qu’il n’est pas édifiant de voir l’archidiacre de Cantorbéry — le premier dignitaire d’Angleterre après ceux qui portaient la mitre — un homme qui tenait à l’Eglise par plusieurs bénéfices et qui avaif été ordonné diacre, « portant une cuirasse et coiffé d’un casque, » vainqueur dans une joute, désarçonnant le vaillant sire Enguerrand, a la lance baissée et son cheval de bataille au galop, » Toutefois , et c’est là l’important, le jugement qu’en porta sa conscience suffit pour'nous

S. THOMAS i)JJ CANIORBÉRY.

satisfaire. Plus tard, quand toute chose fut pesée par lui dans la balance du sanctuaire, il se lamentait en disant : De pastore avium factus sum pastor ovium. La mondanité de ses premières années était son principal regret; mais il n'éprouvait pas de remords particuliers à l'égard de ses faits d'armes, qui de nos jours sembleraient des irrégularités pour l'absolution desquelles il serait nécessaire de recourir au pape.

La vigueur et l'énergie de caractère qui le portèrent à encourager la guerre en paraissant en personne à la tète de ses troupes, le conduisirent, de concert avec le roi, à procurer les fonds nécessaires à sa continuation par des moyens d'une nature peu justifiable. Vers le temps où saint Thomas quitta la chancellerie, l'évêché de Londres devint vacant par la mort de Richard de Beaumes, parent de Gilbert Foliot, évêque d'Héreford. Le siège fut bientôt offert par le chancelier à Gilbert lui-même, qui l'occupa par la suite, mais qui le refusa alors à cause de la condition désagréable qui accompagnait cette offre. La lettre par laquelle Gilbert s'excuse près du roi de ne point accepter existe encore W. c< Le lord chancelier me demande, dit-il, de me charger de l'évêché de Londres, de m'entretenir moi et ma maison épiscopale avec une partie des revenus, et de réserver le reste pour monseigneur le roi, afin qu'il soit dépensé comme l'esprit de Dieu le lui suggérera. »

Il est fort honorable pour Gilbert d'avoir refusé de faire

(t)Gilb. Fol., I,p. 157.

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ce qu’il appelle « une grave injure à sou &me. » Par un abus auquel les rois, dans leur couronnement, avaient plusieurs fois juré de renoncer, les revenus du siège vacant étaient confisqués au profit du trésor royal, et la régie en était confiée au chancelier, qui faisait administrer le siège veuf de son évêque par les clercs de sa maison. 11 est possible qu’il ait offert seulement à l’évêque d’Héreford « de se charger de l’évêché » comme administrateur durant la vacance du siège, ce qui certainement rendrait la proposition beaucoup moins blâmable. C’eût été retenir seulement une partie de ce que le roi avait coutume de confisquer en entier; il est donc permis de supposer que dans cette circonstance il ne put rien obtenir de plus avantageux pour l’Eglise que le compromis proposé, car nous savons que saint Thomas usait de son influence près du roi pour empêcher de longues vacances. Toutefois, nous devons avouer que la translation de Gilbert à ce siège , qui eut lieu plus tard , et l’indignation évidente avec laquelle il repoussa cette offre, nous donnent lieu de croire que cet arrangement était aussi blâmable qu’il le parait d’abord. Cependant, tant qu’il est permis de douter, il est juste que la réputation de saint Thomas comme chancelier et homme d’Etat demeure intacte.

Un autre abus du même genre, mais plus grave encore, parce que ses conséquences étaient plus étendues, était ce que l’archevêque Théobald appela, dans une lettre!1) qu’il joignit à son testament quand il sentit sa fin

(1) Ep. Jo. Sar., I, p. SI ; GUI). Fol., II, p. 158.

S. THOMAS SB CAHTQU&W.

approcher, a la coutume des seconds subsides que notre frère l’archidiacre a imposés aux Eglises. » Cette « coutume » était l’établissement d’une taxe injuste et illégale mise sur le clergé pour la continuation de la guerre. Il est probable qu’en ceci saint Thomas fut de connivence avec Henri. Toutefois, on doit remarquer que, dans ces temps, le roi ne pouvait être blâmé avec impunité, et c’est pourquoi la phrase de Théobald, « que ces subsides étaient imposés par le chancelier, b ne peut vouloir dire qu’il en était l’auteur. Plus tard , ce fait fut naturellement présenté comme un précédent ou comme un reproche contre saint Thomas; mais Jean de Salisbury (1 }, que nous pouvons citer comme la meilleure autorité, répondit ainsi à cette objection : « Mais, dira-t-on peut-être, l’imposition de la taxe et en un mot tous ces désordres doivent être attribués à l’archevêque. (Il l’était devenu lorsque Jean écrivait ces lignes.) L’archevêque avait sur le roi une complète influence, et lui suggéra cette idée. Je sais aujourd’hui qu’il n’en fut pas ainsi : il laissa seulement passer la mesure, mais il ne la sanctionna point. Cependant, puisqu’il a été l’instrument de l’injustice, c’est une juste punition qu’il soit persécuté maintenant par celui-là même qu’il préférait alors à son bienfaiteur suprême, b

Le motif de l’archevêque Théobald, en recommandant saint Thomas au roi, était, on n’en saurait douter,

(1) Ep. Jo. Sar., i, p. 223; Fronde’s Remains, 2« partie, vol. II, p. 588. Voyez la note C, à la fin du volume.

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l’espérance que celui-ci pourrait influencer son maître dans ces nombreuses circonstances où la forte main de l’Etat intervenait contre les libertés de l’Eglise. Ce n’est pas que le saint eût une intelligence particulière de ces sortes de choses, mais ses principes étaient bien connus de l’apcbevêque : ils avaient été souvent mis à l’épreuve pendant l’exercice de ses fonctions ecclésiastiques. La position qu’il occupait était très délicate et très difficile. Le caractère du roi était violent à l’excès : une simple opposition à ses volontés, l’apparence même de l’indépendance, le mettaient hors de lui. Sans aucun doute, saint Thomas eut toujours à cœur la liberté de l’Eglise, et tandis qu’il était chancelier, il lui épargna bien des violences.

Nous pouvons citer plusieurs circonstances dans lesquelles le chancelier usa de sa puissante influence près du roi en faveur des ecclésiastiques qui avaient encouru son déplaisir. Et d’abord il vint en aide à Nicolas, archidiacre de Londres. La cause de la colère du roi contre lui n’est point venue jusqu’à nous; mais l’arbitraire avec lequel il fut traité caractérise bien le roi Henri H. Les parents de Nicolas furent envoyés en exil, et sa maison' fut saisie pour être vendue au profit du roi. Le jour où il apprit ce fait, le bon chancelier n’eut de repos que quand il eut obtenu le rappel de l’archidiacre et son entier pardon.

Il employa aussi ses bons offices en faveur d’autres dignitaires de l’Eglise dans une cause plus importante encore. A l’avènement du pape Alexandre et au moment

S. THOMAS DE CANTOBBÉKV.

où le schisme éclata , Hugues, archevêque de Rouen, épousa la cause du pape légitime, et envoya son neveu l’archidiacre Gillot à ses suffragants pour les engager à faire preuve de la même obéissance. Le roi fut très irrité qu’on ne lui eût pas laissé prendre l’initiative dans cette grande question. Il n’osa pas agir directement contre l’archevêque, qui était fort respecté; mais il ordonna que la maison de Gillot fût démolie. Saint Thomas intervint. Il représenta que, bien que la maison appartînt à Gillot, c’était là que lui-même avait coutume de loger, s’efforçant ainsi de sauver la propriété de l’archidiacre sans irriter Henri par son opposition.

Le lendemain , Henri apprit que l’évêque du Mans avait suivi l’exemple de l’archevêque de Rouen en reconnaissant Alexandre comme pape légitime, sans le consulter davantage. Les maréchaux du roi allèrent droit au logis de. l’évêque , où ils coupèrent les licous des chevaux et les mirent en liberté; puis, ayant emporté son bagage dans la rue , ils le privèrent de son logement et l’expulsèrent honteusement de la cour. Le roi avait des lettres toutes prêtes par lesquelles il ordonnait qu’on 'abattît immédiatement la maison de l’évêque du Mans. Aussitôt que. l’ordre fut signé , il l’éleva dans sa main devantla nombreuse compagnie de nobles et d’ecclésiastiques alors présents à sa cour, en disant : « U ne se passera pas longtemps avant que le bon peuple du Mans entende parler de son évêque. » Ceci se passait à Nieumarkt, et comme le roi de France s’y trouvait aussi, la consternation produite par cette violente conduite se répandit

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au loin. Le chancelier savait qu’il était tout à fait inutile d’entreprendre de calmer Henri tout à coup. La grande affaire était de gagner du temps : ainsi, en dépéchant les messagers, il leur recommanda en particulier de mettre quatre jours à faire le voyage qu’on faisait habituellement en deux. Le lendemain, le chancelier envoya quelques évêques intercéder près du roi ; mais ils le trouvèrent inexorable. Plus tard dans la même journée, d’autres évêques se rendirent encore près de lui et furent de même repoussés. Le chancelier y alla lui-même, et le lendemain il renouvela ses supplications. Quand le roi pensa qu’on avait eu le temps d’exécuter ses volontés, il céda et permit qu’on envoyât un contre-ordre. Il fut porté par un messager rapide , auquel on recommanda de ne prendre de repos ni jour ni nuit jusqu’à son arrivée au Mans, s’il tenait à la protection du chancelier. Il arrivajusteàtemps : les premiers messagers avaient déjà délivré leurs lettres, mais on n’avait pas encore touché à la maison de l’évêque. Henri fut ensuite très satisfait d’apprendre le stratagème qui lui avait épargné les conséquences de sa propre colère. De telles anecdotes nous montrent assez clairement le caractère du roi que servait saint Thomas , et il est étonnant que l’Eglise n’ait pas eu de plus grands outrages à supporter pendant le temps qu’il fut chancelier.

Dans une position si difficile, nous sommes peu surpris qu’il ait dit (*) en pleurant à l’archevêque et à ses

(1) Jo. Sar., p. 821.

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amis, qu’il était fatigué de son genre de vie, et qu’après le désir de son salut, il n’y avait rien qu’il souhaitât autant que de pouvoir se dégager des pièges de la cour ; car, bien que le monde semblât le flatter en tout, il n’oubliait pourtant ni sa condition ni ses devoirs; et ainsi, d’un côté il était obligé de travailler pour la sûreté et l’honneur du roi, et de l’autre, pour les besoins de l’Eglise et des évêques, contre le roi lui-même et contre ses propres ennemis. Il devait par différents artifices éluder leurs différents stratagèmes.

La chronique de Battle Abbey donne le récit d’une affaire dans laquelle saint Thomas fut officiellement intéressé comme chancelier. Cette affaire a été citée souvent comme un exemple de son empressement à se joindre au roi , à cette époque de sa vie , pour combattre les principes dont il fut ensuite le champion et le martyr ; et pourtant, quand nous considérons le caractère incomplet de cette chronique, quand nous réfléchissons que le seul discours connu qu’il ait prononcé dans cette cause importante nous arrive sous forme de fragments , il ne semble pas que rien puisse modifier le jugement que les autres actes de son administration nous ont engagé à former.

Quelques écrivains modernes ont tiré de ces faits des conclusions défavorables au caractère de saint Thomas. De deux choses Tune, disent-ils : ou bien il était sincère quand il prit le parti du roi dans ses actes agressifs contre l’Eglise; alors il est présumable que son changement soudain de politique, quand il devint archevêque, n’était

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qu'un plan hypocrite destiné à favoriser sa propre ambition. Ou bien le rôle qu'il joua quand il était chancelier n'était pas sincère; et cette conduite double avait pour but de persuader au roi qu'il avait sa cause à cœur et d'obtenir ainsi sa promotion à l'archevêché qu'il convoitait.

Ce dilemme est aussi peu logique qu'il est injuste. Nous avons déjà fait voir qu'il est une autre manière d'expli-* quer la conduite de saint Thomas, plus probable au point de vue historique qu'aucune de celles dont il est ici question. On n'a aucune raison quelconque de supposer que ses principes n'étaient pas ceux d'un véritable ecclésiastique pendant le temps qu'il remplit les fonctions de chancelier, pendant ces j ours où il devint le favori du saintsiège comme ministre de l'archevêque Théobald, et enfin dans les derniers temps, où il fut le champion de l'Eglise. Si quelques-uns de ses biographes parlent du changement survenu en lui à l'époque de son sacre , ce n'est point dans ses principes, mais dans son genre de vie qu'il se manifesta. Il passa de la mondanité à l'ascétisme, et de la vie du courtisan à celle d'un ecclésiastique et d'un saint.

A ceux qui disent que l'ambition en fit un hypocrite, nous répondrons que son ambition fut donc de s'abaisser au lieu de s'élever, et de se rapetisser au lieu de se grandir dans le sens du monde. Etait-il ambitieux, cet homme qui abandonnait la charge de chancelier telle qu'elle était alors et lui préférait la dignité de primat ? Il est absurde de dire que son but était de soumettre l'ordre temporel au spirituel et de les dominer l'un et l'autre en qualité de chef de l'ordre le plus important.

S. THOMAS DE CANTORRÉRY.

La lutte qu'il soutint ensuite fut pour la défense de l'indépendance canonique du clergé et non pour l'agrandissement de son pouvoir temporel. Et que pouvait gagner à un changement le chancelier d'Angleterre, un chancelier tel que lui? Comme Joseph dans la maison de Pharaon, il n'était inférieur au roi que •parce qu'il n'était point assis sur le trône royal ; des chevaliers et des nobles lui juraient fidélité, réservant seulement leur obéissance au souverain; il était le chef de l'administration de la justice; il avait le commandement de l'armée ; il pouvait disposer de tout le royaume selon son bon plaisir; il était souverain comme premier ministre du roi. Ne serait-ce pas lui attribuer de trop courtes vues que de supposer qu'il abandonna par ambition un pouvoir aussi énorme exercé au nom du roi, et risqua une lutte avec un si puissant monarque pour se faire une position prééminente, si brillante qu'elle pût être?

La vérité est sans doute que saint Thomas comprenait et savait parfaitement comment gouverner le caractère passionné du Toi. 11 savait combien il était inutile de lui résister dans ses plus violentes colères, et d'après cela nous le voyons laissant à l'orage le temps de se dissiper avant d'entreprendre de lui résister. Il y avait des occasions où il se résignait et voyait à regret s'accomplir des choses qu'il ne pouvait approuver, mais dans lesquelles il n’était point obligé d'intervenir par sa position. La prudence, ainsi que la crainte de détruire son influence et ses moyens de faire le bien, l'engageaient, à tort ou à

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raison, à supporter cela patiemment; et s’il y a des oc* casions où il se montra plus homme d’Etat et courtisan que fils soumis de l’Eglise, elles furent peu nombreuses et point de nature à nous faire rejeter notre conclusion. Saint Thomas, bien que n’étant pas encore un saint selon la haute et sublime estime de l’Eglise, montra pourtant dans la position difficile de chancelier les qualités et les vertus qui font les saints.

Avec des renseignements aussi complets sur la conduite de saint Thomas pendant qu’il occupa ces hautes fonctions, nous ne devons point noos étonner que le biographe (*) des chanceliers d’Angleterre l’appelle a un des hommes les plus distingués que cette île ait jamais produits. » Nous le voyons manifestant dès son enfance un singulier amour pour la vérité , et le cœur toujours ému de compassion pour les pauvres et les nécessiteux ; plein de douceur et de condescendance envers les timides et les humbles, et déployant cependant un courage et une volonté indomptables pour résister à l’oppresseur. Quoique élevé dans la médiocrité, nous le voyons encore, entouré d’une profusion de richesses et de magnificences sans pareilles, vivant au milieu de tout ce luxe comme s’il y tôt été accoutumé dès son berceau ; réprimant les tendances vénales du roi et de la cour contre l’Eglise, et cependant, en dépit de sa nature ardente, agissant avec une telle prudence qu’il a paru complice de ce qu’il n’a pu empêcher ; avançant tous les jours dans la crainte de

(1) Histoire des chanceliers, par lord Campbell, I, p. 59.

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Dieu et dans la perfection chrétienne, mais avec une telle absence d’affectation et d’ostentation que sa vertu est mise en doute; menant une vie intérieure tellement sainte qu’à quelques égards elle approche de l’héroïsme. Nous avons sous les yeux un homme qui, s’il fût mort alors et que nous eussions connu les détails de sa vie, aurait été considéré comme un- des plus brillants et des plus nobles caractères de notre histoire. Combien nous sommes plus heureux encore de pensèr que nous n’avons vu que la préface, l’introduction d’une destinée beaucoup plus noble et plus brillante! Plus tard, les taches que nous avons remarquées disparaissent. S’il a été injuste envers l’Eglise , il expie cette faute en demandant justice pour elle au plus violent des rois. S’il a oublié le caractère ineffaçable imprimé à son âme par les saints ordres, il est prêt à donner à tous l’exemple de la vie qu’un ecclésiastique doit mener. S’il a vécu avec trop de magnificence pour « le serviteur du Dieu humble » il fait pénitence sous le capuchon des religieux de Cîteaux. S’il a trop aimé la popularité, s’il a eu trop de respect humain, il est bientôt raillé et abandonné par les évêques et les nobles dans la cause de l’Eglise. Et toutes ces fortes vertus que nous avons vues en lui jusqu’ici, fleuriront dans leur climat naturel, l’adversité. Celui qui est juste sera encore justifié ; celui qui est saint sera encore sanctifié, et tout sera couronné par une mort qui, comme celle des saints, sera précieuse aux yeux du roi des martyrs et du diviu auteur et gardien des immunités de l’Eglise catholique.

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