ARISTOCRATIE
Nos Sœurs de Saint-Hubert ont des âmes de feu. La nuit à Toraison elles sont entraînées. Leur lèvre en est avide au cours des matinées. Hors cette nourriture, elles vivent de peu.
Pour l'oblat, qui les voit chaque jour au saint-lieu Se prosterner du fond des stalles géminées, Leurs traits n'ont pas subi l'atteinte des années, Tant ils demeurent fins sous le capuchon bleu.
Ce Cloître agenouillé verra la fin du monde. Un Cavalier vers lui, d'une ligne profonde, Doit s'avancer, avec l'armet et le haubert.
Un fauve éclairera le prince d'Aquitaine, Portant, comme jadis et devant Saint-Hubert, Le Signe entre les bois de sa tête hautaine.