‹ La vie et le mystèreChapitre 11 sur 70 · RESSOUVENANCE · texte numérisé non relu

RESSOUVENANCE

Seule comme autrefois, l'Abbesse aux cheveux d'or A voulu chevaucher cette lande infinie Où les trompes poussaient, en des flots d'harmonie, Les sons impérieux de leur multiple accord.

L'animal se forlonge, on sonne, on sonne encor... La meute sur un change au loin s'est désunie. En ce cadre, où du soir commence l'agonie, Ouel rêve unit la femme à l'immense décor ?

Les échos du passé frappent-ils son oreille ? Et quel autre déclin la vit, toute pareille, Écoutant un appel étrange, avant la nuit...

Rapide, elle s'en va. Mais dans le monastère

Un flambeau tremble aux mains de la sœur, qui conduit

L'Abbesse, lente et pâle, à sa cellule austère.

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