‹ La vie et le mystèreChapitre 16 sur 70 · DESTINÉE · texte numérisé non relu

DESTINÉE

Lorsque je nourrissais le pâle voyageur, Le paysan, le gueux drapé dans sa chlamyde. Qui par les temps de pluie arrivait tout humide. En fixant de mon feu l'agréable rougeur.

Quand je faisais verser mon cidre le meilleur, En un jour de frairie, à quelque abbé timide. Cependant que des plats montait la pyramide, Étais-je un aubergiste ou bien un grand seigneur ?

Je n'étais simplement qu'un hobereau-poète.

Je dissipais, devant ma famille inquiète,

Le plus clair de mon bien, mais Dieu, que je servais.

M'a donné, pour finir ma carrière en province. Une gentilhommière où je suis, quand j'y vais. Nourri comme un chanoine et logé comme un prince.

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