‹ La vie et le mystèreChapitre 31 sur 70 · L'INHUMATION DE LA PAUVRESSE · texte numérisé non relu

L'INHUMATION DE LA PAUVRESSE

A réglise, au-dessous d'un mince luminaire, ' La commune avait mis huit cierges. C'était bien. Enfants de chœur ? Un seul. Chantres ? Ne sais combien, Mais je sais qu'on chanta faux, comme à l'ordinaire.

Un neveu conduisait le deuil, un poitrinaire. Deux soeurs représentant l'Enseignement chrétien, Une élève choisie imitant leur maintien Et quelques vieux amis suivaient l'octogénaire.

La fosse était gluante et creusée en un coin. Cependant la campagne apparaissait au loin, Car le champ du repos domine une contrée

Où la morte peina pendant quatre-vingts ans.

De la terre à nos cœurs montaient ses pas pesants,

Sa vie ! Et dans la mort la vieille fut pleurée.

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