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(2) Nicom, Arithm., p. 11.
(3) Cic., de Fin., V, 1. 2; Diog. L., IV, 19 et 63.
(4) 11 porte aussi celui de 6 nepinaTo;; Aristox. ap. EuseL., Prœp. Ev., XV, 2.
(.5) ÉL, //. r., 111, 19, en parlant de Platon dit : ’EgaSiUv ffiv itaipoi; , et de Speusippe qui , absent , ne pouvait aider son oncle dans l’enseignement : ’ASûvrto; Ijv av|i£aât!|Eiv tip UXâxb>vl.
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nom de la porte du Céramique (1). Le dème de Colon, que Meursius plaçait entre Dipyle et l’Académie, se trouve à peu près à la même distance et dans le voisinage, mais plus au nord et sur la droite de l’Académie d’où Cicéron pouvait apercevoir la statue de Neptune (2). Le parc du Gymnase avait été planté de platanes et d’oliviers par Cimon (3) . C’est là que se trouvaient l’autel des Muses (l’autel de l’Amour était peut-être dans le jardin) avec des statues consacrées par Speusippe, telles que la statue d’Hercule et celle de Prométhée, un Hiéron à Minerve, et d’autres monuments qui le firent respecter autant que le souvenir de Platon, même par Sylla. C’est là que le satirique Timon nous le dépeint avec des traits où, sous une nuance d’ironie, on sent encore percer le respect et la vénération :
Tôiv Tïâvtojv 5’ itXaTÛaTaTO;, àXX’ àyopijTifiç 'Hou£7tr,ç, tÉttiÎiv Iffo'Ypa'ÿoç, oï 0‘KxaSiipiou AÉvêpsi l'pE^ôpiEvoi 6-ki Xeiptoeaffav iSaiv (4).
tt C’est là que se rendait leur maître à tous, Platon au large front, dont la parole éloquente ravissait, et dont les écrits ont une grâce et une douceur semblables au chant des cigales qui, cachées
(1) Cic., de Fin., y, 1 : «Sex ilia a Dipylo stadia confecimus. »
(2) Id. «Me ipsum, hue modo venientem, convertebat ad sese Golonus. >•
(3) Pausan., 1, 29; Plut., dm., 13; llorat., Ep. 2, 2, 45.
(4) Imitation des vers d’Homère, 11., 111, 150.
’AXX’ ayopriTai
’Eo^Xoi TeTTi-yî<7(Tiv èoixorEî , oVte xaô’ üX^iv At'/ôpe'b) Èipe^opEvoi ûna Xeipiosasav Utci.
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daos les arbres d’Hécadéraus, font entendre leur voix harmonieuse. » '
Le jardin, qui est probablement le domaine désigné dans le Testament comme situé dans le dème des ElpEffîoai, fut sans doute légué à l’école; car nous le retrouvons en la possession de Xénocrate, de Polémon,d’Arcésilas et de tousleurssuccesseursjusqu’au sixième siècle après J. -Ch. On l’appelait quelquefois du nom même du Gymnase avec lequel il faut se garder de le confondre. C’était, dit Plutarque (1), une petite propriété ne valant pas plus de 3000 drachmes et qu’habitèrent, après Platon, Xénocrate et Polémon; c’est là qu’ils donnaient leurs leçons, là qu’ils passaient leur vie. On dit même que Xénocrate n’en sortait qu’un jour par an, aux Dionysies, pour assister aux nouvelles tragédies. C'est encore ce jardin qu’il faut entendre par les mots de Diogène (2) : ’Ax«Sr){x(a xi TrXïïffxa. Le gym-
nase de l’Académie était un établissement public, où il n’y avait pas place pour un particulier. C’est dans son propre domaine que Platon établit un musée, et que fut placé le groupe des Grâces, par Speusippe, qui n’y demeurait pas, puisqu’il s’y faisait porter en litière. Cette propriété ne suffit pas aux frais de
(1) De Exil., c. 10.
(2) III , 7 ; IV, 6 ; conf. IV; 3 et 16 ; IV, 39. Diogène, qui semble
les confondre quelquefois, sait aussi les distinguer, car il nous ^prend (III, 5) que Platon enseigna d’abord à l’Académie, ensuite dans le jardin situé près du dème de Colone : x9|v âpx^iV iv tlxa 2v tio xiô napà xov KôXcovov; et il s'ap-
puie sur Alexandre Polyhistor et sur Heraclite.
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l’entretien de l’école, car elle ne rapportait que trois statères d’or; mais plus tard le domaine foncier s’accrut par des legs semblables faits par des philosophes ou. des amis généreux, et les revenus encore insuffisants s’élevèrent à la somme de 1000 statères et plus (1).
Les chefs successifs de l’Académie étaient désignés habituellement par celui qui occupait cette fonction et qui la déléguait en mourant à celui de ses disciples qu’il en trouvait le plus digne. Nous voyons ainsi Speusippe, sentant approcher sa fin, faire appeler Xénocrate, pour l’inviter à prendre à son tour, et à recevoir de ses mains la direction de l’Académie : «ap«yaXwv aùtàv IXOîtv xal tJiv c/oXf,v SiaôéÇaoOai (2). Lacydès de Cyrène fut le premier et le seul qui désigna de son vivant ses successeurs (3) ; à la mort de Gratès Socratidas, qu’il avait désigné sans doute, céda ce poste honorable à Arcésilas. Néanmoins cet usage ne supprimait pas soit le choix de la corporation tout entière, soit au moins son agrément ; le bon sens seul nous obligerait à l’admettre, quand nous n’y serions pas amenés parles habitudes de l’école rivale des Péripatéticiens où, à côté de la succession par voie de disposition testamentaire, nous voyons le principe de l’élection se pro. duire, et être recommandé même par testament (4). La régularité de cette transmission fît donner aux
(1) Silid., V. ilXctTwv. — (2) Diog. L., IV, 3. — (3) Diog. L., IV, 60. — (4) Diog. L., V, 70. IIpo(iTT,(Tâff6<»)ffav 8’ aOTol &v Otto- Xotg6ocv(i>(riv Siagéveiv inl toO «pàifgaTo; xat ffvvaûÇêiv gàXKiTa 6u-
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chefs qui se succédèrent dans l’école de l’Académie le nom de ou de StaSoj^ixot (i).
Pour consolider les liens d’affection entre les divers membres de la corporation, ils se réunissaient, comme l’avait déjà établi Platon, à des repas communs, pour lesquels Speusippe, Xénocrate et Aristote avaient fait par écrit des règlements, par exemple et entre autres, celui-ci, que tous les dix jours un président serait choisi par la corporation (2).
Les leçons se donnaient plus fréquemment dans le jardin public du gymnase de l’Académie, que dans le petit enclos appartenant à Platon, et qui a souvent été confondu avec le premier. C’est ce que nous apprend clairement Cicéron ; il suppose, au V* livre du de Finibus^ ch. 1, un rendez-vous pris avec son frère Quintus, M. Pison,'T. Pomponius et L. Cicéron, pour faire une promenade à l’Académie, à l’heure, dibil, où cet établissement est vide de monde : maxirne quod i& locus ab omni turba id temporis vacuus esset. 11 est donc évident qu’il s’agit ici d’un endroit public et d’un lieu ordinairement rempli par la foule; c’est là, ajoute-t-il, que Platon donnait habituellement ses leçons, et il fut le premier à instituer cet usage : quem dccepimus primum hic dispütare solitum; il .distingue expressément les vastes parcs de l’Académie du petit jardin situé dans le voisinage, qui lui
(1) Suid., V. ibaTtûv. — (2) Athén., I, 3, et V, l86, b.; Diog. L., V, 4. "Qate xa-à 8Éxa Ti|X£pa; àp;[ov:a uoieiv. Conf. 2umpt. : tJeber den Bestand der philosoph. Schulen in Alhen. Mém. de TAcad. de Berlin. Phiiol. Histor. Clasâ., 1842, p. 33.
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rappelle aussi la mémoire de son glorieux possesseur : ciijus etiam hortuli propinqui non mémoriam solum mihi afferunt, sed ipsum videntur in conspectu meo ponere. L’usage de Platon fut continué par ses successeurs, puisque Cicéron ajoute : hic Speusippusy hic Xenocrates, hic ejus auditor Polemon, cujus ilia ipsa sessio fuit quam videmus;
« c’est là même, à cette place, que Polémon avait pris l’habitude de s’asseoir. »
11 n’est pas nécessaire de prouver par les faits que ces leçons étaient orales : la répugnance sans doute un peu exagérée de Platon pour l’écriture, sa préférence justifiée pour l’enseignement oral, bien autrement fécond, parce qu’il est vivant, nous le démontrent suffisamment. Cependant la parole écrite, tout en n’étant que l’image et le fantôme sans vie, eiSuXov, de la communication vivante des idées, a, même pour Platon, cet avantage, qu’elle fixe et conserve un trésor de souvenirs qui serait perdu pour l’homme, quand la vieillesse amène l’oubli. 11 était donc tout naturel, et nous le savons historiquement comme un fait certain, que ses disciples ‘ gardassent par écrit note de ses doctrines et de ses leçons : c’est ce qu’Aristotè (1) appelle les àvpaç* So'yixoTa, Aristoxène(2) et Alexandre d’Aphrodise(3), les ocxpoadeiî , Simplicius (4) les Xôyoi de Platon sur lesquels nous aurons occasion de revenir.
Nous donnons ici le tableau des chefs des diverses
(I) Phys. y IV, 2. — (2) De Music., II, p. 30. — (8) Alex, dans Simplic., ad Phys.., f« 32, b. — (4) Simplic., ad Phys., 104, b.
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écoles qui ont porté le nom d’Académies, et qui se rattachaient à Platon ;
Antistbène fond, des Cyniques.