SOCRATE
Aristippe, Phædon, Edclide, fond, (tes école école Cyrénalques. d’Elis. de Mégare.
Platon, fondateur de l’Académie.
Aristote. sAïdsippe, fondât, de l’é- 1" successeur cote Péripaté- de Platon, 01.
licienne. 108.
Xénocrate, 2« suce. 01. 110.
Zënon, Polémon,
fondât, de l’école S» suce., 01. 116, des Stoïciens. — Ol. 1 27, S, suivant Eusèbe.
CRATts et Cran- TOR, û" suce., succèdent A Polémon (fo son vivant.
abcesilas,
5» suce., fondât, de l’Académie moyenne. 0I.12R
Lactoês, fondateur de l’Académie nouvelle, 01. 154, 4, 6« successeur.
ÉTANDRE,
7e successeur.
Hégésindsou hé-
GÉSILADg,
8* successeur.
Carnéade, restaurateur de la 3* Acad., Oi. ISO, 9* successeur.
^ 1 Clitomaqde, OL 163, lO* suce.
Philon,
Ile suce., 01. 175, fondateur de ta 4e Académie.
Antiocbcs,
12e suce., 01. 175, fondateur de la 5e Académie.
LA VIE DE PLATON
La division et la discorde s’introduisirent un jour dans cette Académie si grav^ et si disciplinée. Les faits sont diversement racontés, et il n’est pas in* différent de les connaître, car ils peuvent expliquer la position ouvertement hostile que prit Aristote envers les doctrines de son maître.
Le rhéteur Aristide (1) se borne à nous dire que pendant le troisième voyage de Platon en Sicile quelques disciples, appartenant à ce cercle plus intime dont Platon aimait à s’entourer, tôiv jA«XtaTa û)uiXr,xo'Toiv, introduisirent des innovations dans la doctrine, firent une sorte de schisme et élevèrent chaire contre chaire (2). En appelant ces disciples indociles des étrangers, nvà; Çévouç ^vTa; (3), Aristoxène fait évidemment allusion à Aristote, que nomment d’ailleurs Élien et Diogène de Laërte. S’il faut en croire le premier de ces historiens, le rôle d’Aristote dans cette scission prématurée, qui annonçait et préparait déjà la grande secte du Lycée, fut plus actif qu’honorable. Pendant une absence de Xénocrate, Aristote groupa autour de lui et amena à ses opinions un certain nombre des auditeurs et des élèves de l’Académie, auxquels il fit des cours dans le jardin môme de
(t) T. ll,’p. 324.
(2) Arist., 1. 1. Tàî 6taTpi6àîTe àvttxaxaffxevidiÇew ■fjÇcoüv. Aristox-, ap. Eus., Præp. Ev., XV, 2. ’EitaviaxanOai xal àvroixoSopéîv aùTw. Il faut dire qu'AristocIcs , qui cite le propos d’Arisloxène , pense qu’il u’est pas possible de croire qu'Aristoxène fasse allusion à Aristote dont il a toujours, dit-il, parle en termes honorables.
C3) Aristox., 1. 1. Fraçm. Hist, çræc. K- Muller, 1. 11, p. 282.
LA VIE DE PLATON
l’école (1). Speusippe, alors malade, ne pouvait suppléer ni Xénocrate éloigné, ni le maître luimôme, qui, âgé de quatre-vingts ans, avait presque perdu la mémoire. Incapable de lutter contre un rival jeune, intelligent, et ambitieux, Platon se retira du jardin public, toî» TrepntdtToo (2), et donna ses leçons dans le jardin particulier et fermé, £v5ov èêâoiÇe, où il S6 retira avec les disciples restés fidèles. Le retour de Xénocrate mit fin à cet état de choses pénible : il fit rougir Aristote et ses partisans de l’indélicatesse de leur procédé, et ramena Platon sur le théâtre de sa gloire (3). Il est naturel que Platon ait gardé de cette conduite quelque ressentiment, et il la comparait, dit-on, à celle du jeune poulain, qui, pour essayer ses forces, lance des ruades même à sa mère (4). Suivant Aristide, les choses ne se seraient point passées aussi pacifiquement: pour rétablir l’ordre dans cette réunion agitée de jeunes gens ardents, la police dut intervenir, ou du moins l’autorité de Chabrias et d’Iphicrate, sans quoi, dans ces rixes, qui annoncent déjà les luttes des écoliers du moyen âge, la chose
(1) Él., Hist. F., III, 19; IV, 9. jXvT<i)xoS6|j,»ifftv aÙTÿ Siarp»-
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XT)Tâ;. Diog. L., V, 2. ’ATOffTH) 6i (Aristote) nxârwvoî éti Çwv-
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(2) Je croirais volontiers que c’est dans cet intervalle où Aritote resta maitre du terrain , toü nepmâTou , qu'on prit l’habitude de designer ses adhérents par le nom de â IleptitaTo;, qu’on appliquait antérieurement à l’école platonicienne.