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Le Timée, ou de la Nature

Le Timée est classé par Aristophane comme le second membre de sa première trilogie, qui commence par la République et finit par le Critids. Ce

rapport des trois ouvrages *est conservé par Thrasylle qui en compose avec le Clitophon, pour première pièce, sa huitième tétralogie.

Ce dialogue, classe parmi les ouvrages de physique (1), est lié, par la forme extérieure du moins, aux entretiens sur la République , et est censé avoir lieu le lendemain de ceux-ci, c’est-à-dire le 23“' jour du mois Thargélion, où l’on célébrait à Athènes les petites Panathénées. Les interlocuteurs, Timée, Critias, Hermocrate (2), et un quatrième inconnu, qui n’est peut-être autre que Platon, doivent avoir assisté aux entretiens de Socrate sur la République, et lui avoir promis de le régaler à leur tour, et de « lui rendre avec des discours la mênïe hospitalité qu’ils en avaient reçue. Timée s’est chargé de parler de la naissance du monde, et de la nature humaine : Gritias doit lui succéder et parler de politique. Mais, avant d’entrer dans le sujet même, Socrate résume les conclusions de la République, et Critias raconte une vieille tradition sur Athènes

(1) Diog. L., III, 60 et 61.

(2) C’est le pythagoricien de Locres, très-versé dans la physique et dans l’astronomie. Macrobe, Saturn., I, 1, se trompe en afiirmant qu’il n’a pas vécu du temps de Platon, puisque Cicéron, de Fin., V, 20; Tusc., I, 37 ; de Rep., I, 10, constate leurs rapports personnels en Italie. Il y a eu, du reste, plusieurs

* Timée. L’écrit sur l’Ame du monde qui porte ce nom est évidemment apocryphe. Critias est un noble .\thénien, homme d’esprit et éloquent, parent de Platon, qui en fait souvent mention; Hermocrate est le général syracusain que nous connaissons par Thucydide, IV, 58 ; Xénophon, Ilellen., I, i, 27 ; Plutarque, Vit. Nie.

que Solon avait apprise des prêtres de Sais, en Égypte. Cette tradition donnait à Athènes 9,000 années d’existence avant Solon, lui attribuait une organisation sociale semblable à celle de l’Égypte, c’est-à-dire le régime des castes , et une grande puissance politique et militaire qui avait triomphé de l’invasion d’un peuple redoutable, qui, sorti des îles Atlantides , avait menacé d’asservir toute l’Europe sur les deux rives du bassin de la Méditerranée. Des tremblements de terre et des déluges’ avaient fait disparaître à. la fois l’Atlantide (1), Athènes et le souvenir de ces antiques exploits (2).

» Ici Timée prend la parole et divise son discours en deux parties : l’une traite de l’origine du monde ; la dernière traite de l’homme (3).

(1) Ce récit est-il une Hetion pure? Reposc-l-il sur quelques vagues traditions relatives à l'Amérique ? C’est un sujet contesté par les savants. Conf. Strab., 1. 11, p. 102; Plin., nat., II, 92; TerlulL, Apol., c. 40; Diod. Sic., III, c. 54; Plularch., Serfor., c. 8; Amm. Marcel!., 1, XVIL

(2) Sur l’introduction du Timée, voir Athén., IX, p. 382, a ; QuintiL, IX, 4, 78; et l’abbé Garnier {JUém. de V Acad, des Inscr. et B.-Letl., t. XXXII, p. 150), qui émet l’opinion que ce dialogue n’est pas un ouvrage séparé comme les autres, mais un appendice aux dix livres d<i\& République et une véritable digression. Cette digression était, dit-il, un usage de tous les grands écrivains de l'antiquité, qui aimaient à terminer leurs ouvrages par quelque morceau d’éclat, n’ayant qu’un rapport indirect au sujet qu’ils venaient de traiter.

(3) On trouve dans le Timée : 1® une métaphysique de la nature, 2« un système astronomique, 3° une théogonie et une zoogonie, 4“ une somatologie, 5" une chimie, 6° une psychologie, ou théorie des sensations et des facultés de l’âme, 7° une anatomie et une physiologie, 8° une nosologie, 9< quelques

Il y a deux genres de choses ou d’êtres : il y u l’être éternel, immuable, sans changement, sans commencement, et l’être né, devenant toujours sans être jamais. Le premier est compris par la pensée et produit une connaissance rationnelle, l’autre tombe sous la prise des sens et ne produit qu’une opinion. Tout ce qui devient a nécessairement une cause, et la cause se juge à l’effet. L’univers est visible, matériel ; il tombe sous la prise des sens : donc il appartient au genre de l’être phénoménal et changeant : il a donc une cause. Mais, comme il est très-beau , il a dû avoir une cause très-bonne , et être fait sur le modèle de l’être éternel, immuable, dont il est l’image. Par la même raison on démontre que l’auteur de ce monde n’a été mû, en le produisant, que par sa bonté, qui ne lui a envié aucune des perfections compatibles avec sa nature.

C’est pour cela que d’abord le Démiurge a mis l’ordre dans la masse des choses qui s’agitaient dans un mouvement sans règle et sans frein ; — puis il a donné au monde une âme, et a doué cette âme de la raison , — enfin il l’a fait unique, comprenant tous les êtres visibles, comme le monde idéal et parfait comprend tous les êtres inlèlligibles : c’est ainsi un animal vivant.

Le corps de cet animal est formé de terre et de feu, d’air et d’eau, et ces quatre éléments sont entre eux dans un rapport si harmonieux, dans une propréceptes d’hygicne et des considérations sur des sujets divers, 10" la théorie de la métempsycose.

portion si juste, qu’ils forment un tnut^ parfait. La forme de l’univers est sphérique , son mouvement circulaire , parce que c’est la plus belle des formes et le plus beau des mouvements, en ce qu’il est le plus an.alogue au mouvement de la raison.

Le corps de l’univers contient son âme et en est contenu : elle est au centre et aux extréniités qu’elle enveloppe de sa puissance. L’âme du monde est formée de trois éléments : l’élément éternel, immuable, participant de la nature du même; l’élément divisible en présence des corps (1) ; et un élément mixte formé de la fusion des deux premiers. Ces trois éléments sont fondus en un seul par la puissance divine et constituent la substance de l’âme du monde. Cette substance est divisée en parties qui constituent par leurs rapports une double proportion, géométrique et harmonique, ce qui fait qu’elle reste une, quoique composée.

C’est cette âme qiii donne la vie et le mouvement au corps du monde, et à tous les corps qui le remplissent : c’est pourquoi elle est douée de tous les mouvements que nous voyons s’y produire, le mouvement de révolution sur soi-même et le mouvement de translation, l’un q\ii participe à la nature du même , l’autre qui participe à celle du divers : avec le mouvement est produit le temps, changeante image de l’Éternité. Le monde né, apparaissent les

Dieux créés, les astres, dont les révolutions diverses * ■

(1) Hepî xà <jü>|jLaTa (lepianf);, qu’on ne peut guère traduire par : l'élément matériel ot corporel.

mesurent le temps et font les nuits, les jours, les mois, les années ; ils sont chargés d’achever l’œuvre du Dieu suprême, et de la rendre plus semblable à son modèle éternel , en produisant les animaux du ciel, ceux des eaux, et ceux de la terre, parmi lesquels le plus noble est l’homme.

L’âmede l’homme est forméedes mêmes éléments, quoique moins purs, qui ont formé l’âme du monde. Chaque âme a son séjour dans un astre particulier, et a pour caractère d’avoir le sentiment religieux. Quand, de cet astre où elle vit à l’état pur, elle tombera dans un corps , naîtront en elle des passions mauvaises et la loi morale qui lui commandera de les vaincre. De là la vie morale de l’âme qui, libre de ses actes, est seule responsable de sa destinée future, qui dépend du choix qu’elle aura volontairement fait, et en est la sanction. Ce qui rend la vertu difficile à Thomme, c’est la sensation, qui, produisant en lui comme un tourbillon continu et violent, dérange les mouvements réguliers dont l’âme a la faculté.

Dieu et ses ministres, dans la disposition du corps de l’homme , de ses membres , de ses organes, ont eu uniquement en vue de réaliser l’Idée du bien aussi parfaitement qu’il est possible. Le bien est la cause première de toute l’organisation humaine : mais cependant , on doit y reconnaître aussi la trace d’une cause aveugle, dépourvue de raison et agissant au hasard et sans ordre. C’est ainsi que nous devons à la vue la notion du temps, et la philosophie elle-même , le plus noble présent que le

genre humain ait reçu des Dieux ; à la voix et à l’ouïe, le langage €t la musique, dont les rhythmes et l’harmonie, analogues aux mouvements intérieurs de notre Ame , impriment doucement et délicieusement dans notre Ame le sentiment du rhylhme de la vie et de l’harmonie morale.

Mais à côté, quoique au-dessous de cette cause divine et sage qui a tout organisé en vue du bien, il faut reconnaître une seconde cause, aveugle, violente, puissante, qu’on peut appeler la Nécessité.

Cette cause est difficile à pénétrer dans sa nature. Nous avons reconnu deux espèces d’êtres : l’être modèle éternel des choses phénoménales, conçu par la raison pure, et les choses sensibles et changeantes, perçues parla sensation ; mais il faut bien admettre que cette imitation sensible du modèle éternel se produit quelque part.

Le lieu où s’accomplit et s’engendre le phénomène , qui est comme la matrice et la nourrice du devenir, que la raison nous force de reconnaître et qui échappe à nos sens , c’est l’espace , la matière; afin de pouvoir les prendre toutes, la matière est dépourvue de toutes formes , du moins de toutes les formes précises, claires, constantes, qui constituent à chaque élément sa nature propre et son essence distincte. Car, avant l’intervention de Dieu , la matière était agitée par un mouvement propre, mais désordonné, qui brassait les germes des choses, ébauchait les formes, mais ne parvenait pas à leur imprimer la fixité et la permanence. C’est ainsi que, dans la transformation de

tous les éléments les uns dans les autres, la terre, à cause de la nature indissoluble des triangles élémentaires quf la composent, résiste à ce tourbillon qui emporte et broie tous les autres, et garde sa nature propre.

Telle est la cause qu’on peut appeler l’aveugle Nécessité, qui coopère à la constitution de l’homme et de l’univers. C’est d’elle que viennent la chaleur, le froid, la pesanteur, la légèreté, et les modiflcations que, par suite de leur rapport avec les corps doués de ces qualités, éprouvent et notre corps et notre âme. Tels sont la douleur, le plaisir, ces pernicieux conseillers de l’âme, le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue. L’âme n’est pas troublée seulement par ces objets extérieurs et étrangers : elle a en elle-même un principe de désordre. En effet, elle n’est pas simple ; nous avons deux âmes, l’uné raisonnable, divine, immortelle ; l’autre inférieure, périssable, qui se divise en siège du courage, to 6u|jtixov, et siège des désirs sensuels, to liriôuixïjTixo'v; elles ont chacune leur place séparée dans le corps humain : l’intelligence dans la tête, le courage dans le cœur , le désir entre le diaphragme et l’ombilic. Cette localisation, ainsi que la disposition et la place de chaque partie de l’organisme humain, tels que le cœur, le poumon, le ventricule, le foie, la rate, le ventre, la moelle épinière, racine de la vie, le cerveau, les chairs, les nerfs, les os, etc., ont pour but de rendre plus facile l’exercice de l’empire que l’âme doit avoir sur le corps.

Le corps est sujet à des maladies dont le prin-

cipe est en partie dans le mouvement et la proportion des éléments matériels dont il est composé et dont il s’alimente, mouvement et proportion qui ne sont pas toujours ce qu’ils doivent être ; en partie dans l’âme, sujette elle-môme à des maladies plus graves, qui se ramènent à la folie et à l’ignorance, par lesquelles l’ame est privée de son essence propre, l’intelligence. Toutes naissent de l’excès des plaisirs et des douleurs, et non-seulement la troublent elle-même, mais dérangent l’économie de son corps. Personne n’est volontairement méchant; on le devient par suite d’une mauvaise disposition du corps, ou d’une mauvaise disposition , de l’âme, qui tient elle-même à une mauvaise éducation, et personne n’est à l’abri de ce double malheur. La règle suprême de la vie est donc de faire que l’âme soit saine dans un corps sain. De là la nécessité d’une éducation bien tempérée, qui règle suivant les lois de l’harmonie les exercices et les travaux de l’âme et du corps. Or les lois de l’harmonie exigent que nous exercions surtout la partie divine et immortelle de notre âme, que Dieu nous a donnée comme un génie, et qui nous élève de la terre vers le ciel, notre patrie ; car nous sommes une plante du ciel. Pour cela, il faut que notre âme imite et reproduise les mouvements de l’âme du monde, dont elle est issue, se pénètre de l’harmonie universelle, s’absorbe dans la contemplation des choses immortelles et divines, se rende, en les concevant, conforme à l’objet quelle conçoit, c’est-à-dire parfaite et heureuse.

C’est pour venir en aide aux besoins de la nature humaine que les Dieux ont produit les végétaux, auxquels ils ont donné la vie, c’est-à-dire une âme qui a quelque affinité avec la nôtre , car elle participe de la troisiènie espèce d’âme, éprouve comme elle le désir et la sensation (1). Mais les animaux ne diffèrent en aucune ^façon de l’humanité : leur âme est absolument identique â la nôtre. Les bêtes ne sont que des hommes, que leurs vices ont fait descendre à des degrés différents de la vie animale, suivant les degrés différents de leur perversité : les uns, frivoles et légers, sont devenus oiseaux; les autres, que la sensualité de leurs désirs a appesantis, sont devenus les quadrupèdes, polypèdes ou reptiles ; les plus stupides sont devenus des poissons.

Ainsi peuplé des êtres mortels- et immortels, rempli de Dieux , d’hommes , de plantes , d’animaux, le monde est l’être le plus beau et le plus parfait.

Le but de l’ouvrage est clair. De même que la politique et la morale, exposées dans la République^ ont été fondées sur les Idées et sur l’Idée du bien, le Timée présente la physique platonicienne s’appuyant sur le même fondement. Le monde, ordonné par la bonté de Dieu, réalise dans la mesure du possible toutes les perfections compatibles avec l’in-

(1) 77 ab. Tÿî; y“P àvôpWTtCvYi; ïuYfévT) ipûaeu; çû<jiv âXXai; ISéai; xal alaârjO'Efft XEpavvûvTs^ ërepov Eiüov slvat. Coof. (^dworth, /n^elL.p. 171, Mosheim; Plut., de PZac. PAIL, V, 26, 10. Déjà dans le Pkilèbe on lit p. 22 b : Ttcuit çutoI;

xal Çmoi; «tpsTo;.

curable imperfection de tout ce qui est né. Le prin* cipe de la cause finale renouvelle les doctrines cosmologiques et physiologiques, dont les détails sont souvent empruntés à la physique des pythagoriciens et à l’atomistique d’Anaxagore. Quelques critiques anciens (1), à qui ce rapprochement n’avait pas échappé, l’exagéraient encore en accusant Platon d’avoir dérobé soit à Timée, soit à Philolaüs, l’ensemble et les parties de son ouvrage :

rioXXwv S’àpyupi'wv (2) éXc^/iv ^XXot^ato pîêXov *Ev0ev àçopfATjôet; Ti(/,*iOYpa<f£tv ÈTïEÿ^etpEi (3),

Il est plus difficile de déterminer la vraie signification de certaines doctrines qui y sont exposées.

(1) Timon le Misanthrope et un anonyme cité par Hermippe (Diog. L., VllI, 85).

(2) Les uns disaient loo min«s. A. Gell., III, 17 ; les autres, Diog. L., III, 9, VllI, 15, trois talents attiques, ou 4o mines d'Alexandrie.

(3) ProcL, in Tim., p. 1 et 3; Scholl. Plat., in Tim., 20, a. Aul. GelL, III, 17, donne le second vers d’une façon un peu différente :

"06ev àitapx6|ievoç ypàfEtv WtSàxQrjî.

Le fait de l’achat, attesté en outre par Jamblique, V. Pyth., § 199, ne semble pas douteux ; car, si Diogène s’appuie sur un péripatéticien. Satyres, contemporain d’Aristarque, qu’on pourrait soupçonner d’avoir, par jalousie contre Socrate et l’Académie, inventé le récit pour faire passer Platon pour un plagiaire, nous avons deux témoins plus anciens qui le confirment, le sillographe Timon, qui vivait vers la 127® 01. = 272 av. J. -Ch., et Hermippe. Ce dernier, qui vivait sous Ptolémée Ëvergète, produit même en témoignage un ancien historien.

LES ÉCKITS l*E PLATON.

Par exemple, le Timée contient-il une théorie de la création exnihiloPh^ matière qui y est décrite estelle une réalité, un chaos existant réellement, antérieurement à la formation du monde, et coexistant à Dieu, ou n’est-elle que la pure possibilité, l’être en puissance de la matière réelle (1)? Qu’estce que l’âme du monde? est-elle distincte de Dieu? Dieu-lui-même est-il distinct des Idées qu’il contemple en formant son ouvrage? Quelle est la vraie nature de ces Idées?

Ce sont là les, graves questions que soulève la lecture de cet important ouvrage, et qui dépendent toutes de celle-ci : dans quelle mesure l’élément mythique et le caractère symbolique , évidents dans certaines parties du dialogue, doivent-ils être appliqués à l’interprétation des autres? Question difficile entre toutes, puisqu’elle ne peut être soumise à aucune règle précise, et dépend des vues personnelles et toutes subjectives du critique.

Les meilleures éditions spéciales sont celles de A. T. Lindau (2), Leips., 1828, et de M. Th. -Henri Martin, Paris, 1841. Chalcidius a traduit une partie du dialogue en latin , comme Cicéron , et y a

(1) Chalcid., p. 399 : Superesl ipsa nobis ad tractaDdum Platonis de silva sententia, quam diverse interpretati videntur auditores Platonis : quippe alii generatam dici ab eo putaverunt, verba quædam polius quam rem Kcuti, alii vero sine generatione.

(2) Scbelling {Relig. u. Phil.), a d’abord contesté l’authenticité ’ de l’ouvrage, et son opinion, qu’il a depuis abandonnée, a été reprise et soutenue par Weisse (Aristot. Phys., p. 274, 350, 471, et dans Die Idee der Gottheit, Dresd., 1*33, p. 97).

ajouté un ample et parfois intéressant commeniaire, qui a été publié, avec la version, en 1617, àLeyde, par J. Meursius, et plus tard à Hambourg, par J.-A. Fabricius, à la fin du second volume des œuvres de saint Hippolyte.

Les commentaires n’ont pas manqué chez les anciens : Porphyre cite ceux d’Adraste le péripatécien, d’Élien le platonicien; Proclus, ceux d’Albinus, d’Aristoclès, d’Asclépiodote ; d’autres mentionnés par Fabricius (1) sont ou perdus ou inconnus dans les manuscrits des bibliothèques. Le seul qui nous soit parvenu est celui de Proclus , Bâle, 1534 : il n’est pas complet, et a fatigué par une abondance souvent stérile les plus intrépides savants.

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