Alexandre (6) , dont Diogène produit en té
moignage une histoire de la philosophie, ou plutôt des philosophes, intitulée «hiXoadswv est, d’a-
près Jonsius (7), suivi de Brandis (8) et de K. IMül- 1er (9), le fameux Alexandre de Milet, surnommé
(1) Alhén., Vlll, 344; b; IX, 366, e; XII, 539, b; 543, c; VI, 234, f, où il confirme que c’était un disciple d’Aristote. Comme Atbénce cite le 8' livre (XII, 548, d), nous connaissons par là l'étendue minimum de son ouvrage?
(2) Diog. L., 111, 2.
(3) C. Jovin, 1. I.
(4) Diog. L., III, 3.
(5) Poil., Onotn., II, 4, 151.
(G) Diog. L., III, 4.
(7) De Scriptt. Hist. Philos., p. 238.
(8) Geschichte d. PAU.,t. I, p. 31.
(9) Fragm. Hist. græc , t. III, p. 240. Vossius est dans le
o30 LES BIOGRAPHES, COMMENTATEURS,
Polyhistor pour sa profonde connaissance de toutes les parties de l’antiquité. Ce savant grammairien, qu’on a confondu à tort (1) avec Alexandre de Phrygie, fils d’Asclépiade , appartenait à l’école de critique fondée à Pergame par Cratès de Malles ; il était de Milet, fut affranchi par Sylla , qui lui donna son nom, Cornélius (2) , et enseigna avec éclat à Rome, où il eut pour disciple Hygin, affranchi d’Auguste (3). Sa vaste et solide érudition se révèle dans les fragments conservés de ses nombreux ouvrages, qui ont pour objets l’histoire, la géographie, la grammaire, la philosophie et son histoire. Nous avons encore sept fragments de sa Généalogie des philosophes , tous tirés de Diogène de Laërte , sauf un seul emprunté à Chalcidiu.s (4), et peut-être à tort rapporté à notre Polyhistor, et deux courts extraits de son ouvrage sur les Symboles pythagoriciens conservés, l’un par S. Clément d’Alexandrie (S), l’autre par Cyrille (6).
doute; Reines l’attribue à un Alexandre d’Æges, précepteur de Néron.
(1) Klinton, Fast. HelL, ann. 83, et Schoell, t. II, p. 723. L’erreur est manifeste puisque le fils d’Asclépiade a été le maître de Marc-Aurèle dont il a écrit l'oraison funèbre. Aristid., Orat., XII.
(2) Suid., V. Servius, in Virg. Æn., X, 388.
(3) Suct., de illustr. Gramvi., c. 20.
(4) In Plat. Tim., p. 155, éd. Meurs.
(5) Strom., I, 15, p. 131.
(6) Adv. Jul.f IX, p. 133. Diogène cite fréquemment, mais non dans la Vie de Platon, deux généalogies des philosophes, semblables de titre et de sujet à celle de Polyhistor : ce sont les AiaSoxa d’Antisthëne et celles de Sotion, qu’il, a dû évidcm-
7. Hermippe (1) est fréquemment cité par Athénée (2), et est appelé par lui KaXXtfjiaxeîo;, parce qu’il appartenait à l’école de grammairiens dont Callimaque était le chef. 11 était de Smyrne et avait écrit une biographie des philosophes, pîoi , dont on a quelques fragments sur Pythagore, Philolaüs, Diodore, Empédocle, Héraclide, Démocrite, Zénon,
ment consulter partout, et qui ne pouvaient avoir oublié Platon. Vossius croit que cet Antisthène est celui que Diogène appelle l’historien et le Rhodien, 'PôStô; tic Icrtopixéc, et Jonsius, p. 249, comme M. Zeller, pense que cette conjecture est au moins très - vraisemblable. M K. Müiler, Fragm. Hist. græc., t. 111, p. 182, rapporte les AïoSoxaî à un Antisthène péripatéticien, cité par Phlégon. Sotioii d’Alexandrie, dont Diogène produit (Proeem., I, 7)leXXllP livre, vivait à Rome du temps de Tibère, si c’est lui qui a eu avec Potamon de Lesbos l’entrevue dont parle Plutarque dans sa Vie d'Alexandre. Eunape, au commencement de ses Vies, cite son ouvrage sous le titre de ft 91X6(7070; lixtopia, tandis qu’Athénée, VIII, 343, c; XI, S05, c; IV, 162, le connaît sous le même nom que Diogène. Tzetzès le nomme, ad ZycopAr., f. l02,etChil., IV, 144, et Cassianus Bassus, dans ses reoMiovixà. Athénée, VIII, 336, lui attribue un autre ouvrage sur les Silles de Timon ; Stoliêe, un traité de la Colère ; Diogène, X, 4, un traité en douze livres intitulé AtoxXei'ot éXeYx°i. Héraclidès, surnommé Lembus, fils de Sérapion, avait fait un résumé de l’ouvrage de Sotion, comme aussi des biographies de Satyros. Diog. L., VIII, 7 et 40. Athén., III, 20. Jonsius, p. 197, pense que notre Sotion diffère de celui dont parle Plutarque, et que le nôtre a vécu sous Ptolémce- Épiphanc.
(1) Diog. L., III, 3.
(2) Athén., II, 58. Il a dû par conséquent fleurir sous les règnes de Ptolémce III, qui monte au trône en 240, et de Ptolémée IV, jusqu’à 203 av. J.-C. Callimaque meurt quelque temps après l’avénement de Ptolémée III Évergète. Ritschl., Alex. Bïbl.y p. 90.
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Anaxagore, Socrate, Platon, Arcésilas, Aristote, et d’autres encore.
■ L’autorité d’Hermippe a dû être grande, car les historiens postérieurs s’appuient souvent sur son témoignage, et nous voyons ses nombreux ouvrages historiques à chaque instant cités par Plutarque, Athénée, Diogène et les auteurs de Diogène (1). Josèphe (2) l’appelle très-illustre, lTti<iyi|jioTaToç, et vante son exactitude ; et S. Jérôme , dans la préface de son Histoire ecclésiastique , s’autorise de son exemple : Fecerunt quideni hoc apud Græcos Hcrmippus peripateticus.
8. Néanthès de Gyzique (3) était l’auteur d’une biographie des hommes illustres, citée par Étienne de Byzance ou son abréviateur Hermolaüs (4) , et d’une biographie spéciale des Pythagoriciens (5). Jonsius suppose qu’il a dû vivre sous Attale et so fonde sur un passage d’ Athénée (6) qu’il donne ainsi : £va -tôiv Tiepl ”ATTaXov laTopixîov ; c’est une fausse leçon : le vrai texte est Iv «' tdTopîwv , dans le premier livre des Histoires. On peut croire cependant qu’il a été le précepteur de ce roi , puisqu’il était disciple de PhiliScus, disciple lui-même d’Isocratc.
(1) Jons., p. 190.
. (2) G. Apion, 1, 22 : ... itepi wâdav tatopiav
(3) Diog. L., III, 3.
(4) V. Kpâffio;.
(5) Diog. L., Vlll, 72. C’est à celle biographie que S. Cléracnl, Tbéodoret, Porphyre et Jamblique ont emprunté ce qu’ils nous rapportent de Pytbagore.
(C) XV, C99, d.
TUADUCTEURS ET ÉDITEURS DE l'LATON.
9. Athénodore (1), fils de Sandon , appelé le Chanaanite (2), et quelquefois l’Alexandrin (3), était l’auteur d’un ouvrage au moins en huit livres intitulé : UspiTcaTof (4) , ce qui porte à croire que c’est l’Athénodore de Tarse, précepteur d’Auguste , confondu par Ménage avec un personnage du même nom, précepteur de Tibère.
10. Dicéarque (f>) de Messénie, disciple d’Aristote, philosophe, orateur, géomètre, grammairien, était contemporain et ami d’Aristoxène (6). Cicéron en fait souvent mention et constate que c’était l’auteur favori d’Atticus (7). C’était un écrivain très-instruit et très-fécond , comme on en pourra juger par le catalogue de ses ouvrages, où nous trouvons, dans la classe des ouvrages d’histoire politique :