‹ La vie et les moeurs à la Plata (volume 3)Chapitre 12 sur 50 · C.IIAP. III. —LA COLONIE FKANCAISE A LA l'LATA · texte numérisé non relu

C.IIAP. III. —LA COLONIE FKANCAISE A LA l'LATA

l'acte (Je leur IcgiLimaLioii et se considèrent comme en deliors de la famille française. Ce n'est pas l'administration de la guerre avec son livret qui renouera ces liens que l'administration civile a dénoués.

[l faut pour des situations différentes des lois distinctes ; il ne faut pas que la loi demande l'impossible, sinon elle est violée et tout le monde y perd quelque chose. L'émigration est un élément trop nécessaire, un agent trop actif de notre intluence pour que quelques faveurs ne lui soient pas accordées, en échange des services qu'elle rend. On proclame aujourd'hui partout et avec raison que d'elle dépend le sort du commerce français; on consulte pubhquement et officiellement les colonies de Français à l'étranger ; on fomente chez elles la création de chambres de commerce destinées à éclairer, instruire la routine des producteurs, qui ne savent se décider à sortir de France, à voir par eux-mêmes ce que l'on fait au dehors, et attendent, de cette création, de la besogne toute faite, labeur pour les autres, proht pour eux. En revanche, il n'est venu à personne l'idée d'admettre au conseil supérieur colonial un seul représentant de ces groupes imposants de Français à l'étranger ; ily aurait, cependant, là une occasion de leur donner une existence officielle, en même temps que de connaître leurs besoins et leurs aspirations, de les discuter, de s'éclairer sur leur vie sociale, de ne pas laisser, en un mot, s'égarer, comme des enfants perdus, ces bataillons d'avant-garde qui ont planté au loin le drapeau de la France.

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