GENRES VÉNUS ET CYTHÉRÉE
Les Vinus et les Cythérées doivent leur nom mythologique à la beauté, à la variété des couleurs, à l’élégance des dessins dont leur coquille est ornée.
Ces Acéphales, de taille assez petite, habitent toujours les mers. Leur coquille est de forme elliptique, à valves lisses, striées, épineuses, lamelleuses, comme celle des Bucardeset des Donaces. Elles vivent enterrées dans le sable. On en trouve dans presque toutes les mers du globe.
Fig. >12. Venu# à verrues. (Foiur rerrucota. Lin.)
On connaît plus de cent cinquante espèces de Vénus vivantes. Plusieurs cependant sont rares et recherchées par les amateurs, en raison de leur beauté. Dans divers ports de mer, principalement en France, on mange en guise d’Huttres la Vinus ireillissée et la Vénus verruqueme. La première est connue dans le midi de la France sous le nom de Clovisse.
Accommodée aux fines herbes, la Clovisse n'est nullement à dédaigner, on peut nous en croire I On peut aussi nous en croire, si nous ajoutons qu’il n’est rien de délicieux comme de manger des Clovisses vivantes, arrachées aux rochers du phare de l’étang de Thau, quand on a sur la
ACEPHALES.
télé , un jour d’hiver, le soleil de la Méditerranée, et dans le cœur la gaieté de ses vingt ans!
Nous représenterons, comme spécimen des principales espèces
Fig. 173, Vénus levantine.
1 Yenm plie ata. Cim!.}
Fig. 174. Vénus bombée, ( I tuus purrjiero. Lin.)
de ce genre, les Vénus levantine ;(ig. 173), bombée (lig. 174), crépue (lig. 17 5) et gnidia (fig. 176).
Quant au genre (’.ytliérée, nous réprésenlons les Cytliérees
Fig. 175. Vénus crépue. Fig. 176. Venus Gnidia.
(Venu* nticulata. Lin.) (Brodérip.)
tachetée -lig. 177), géographique (fig. 178), pétéchiale (fig. 179) et zonaire (lig. 180).
Les derniers genres de mollusques acéphales qu’il nous reste à signaler, c’est-à-dire les genres Soltn, Tard et Pholade, avaient reçu de Cuvier la désignation commune d 'Acéphales ren-
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fermés. Legenrede vie de ces mollusques est des plus singuliers.
Fig. 177. Cythérée tachetée. ( Cijtherea marulalu. Lin.)
Non-seulement, en effet, ils s'enfoncent dans le sable et dans la
Fig. 178. Cythérée géographique. ( Cytherea géographie a. Chemnilz )
vase, comme ceux dont nous venons de parler, mais encore ils
Fig. 179. Cythérée pétéchiale.
(Cytherea jteleehialis. Lamk.)
Fig. 180. Cythérée «onaire.
(Cylherea xonaria. Lamk.)
se creusent une habitation jusque dans la pierre dure ou dans le
ACÉPHALES
bois. On pourrait les appeler des mollusques fouisseurs ou mineurs. Leur Iravail incessant, opiniâtre, lent, silencieux et caché finit souvent par causer de terribles ravages aux constructions des hommes.