‹ La vie et les œuvres de Caton l'AncienChapitre 2 sur 2 · LA COMÉDIE NOUVELLE · texte numérisé non relu

LA COMÉDIE NOUVELLE

que dans le drame satirique et chez Epicharme. En général, ces comédies devaient peu différer du drame satirique; mais elles obtenaient peut-être des effets plus heureux en ramenant les faits légendaires à la proportion de simples faits divers. Ces bouffonneries étaient toutefois moins grotesques qu'on ne pourrait le supposer; et, si VAmphytrion de Piaute en est une imitation, nous pouvons nous en faire une idée plutôt favorable.

Voici, d'autre pari, une série de titres qui sont des noms de ctasses, de pays, de professions: le Campagnard, la Ravaudeuse, te Joueur de flûte) le Soldat, le Foulon, le Cocher, le Maître d'armes, la Béotienne, V E phêsienne , le Peintre, etc.

Mais ce ne sont point les peintures des travers de métiers. Telle comédie s'appelait le Cocher, parce qu'il apparaissait, à un certain moment, un cocher dans l'intrigue ; les fragments nous le prouvent. Pourtant la peinture des mœurs constituait l'objet essentiel de cette sorte de comédies. Le type en est, par exemple, le Foulon d'Antiphane. Les gens du peuple y sont peints avec leurs travers et leur caractère : ils se plaignent et maudissent leurs métiers de pauvres. Les poètes mettent surtout en scène la vie joyeuse des débauchés et tout un monde interlope dont les personnages, d'abord pris dans la réalité, deviendront rapidement des types conventionnels: le Cuisinier, leParasile, la Courtisane.

11 y a, dans Athénée, un mot d'Antiphane à Alexandre qui montre bien ce caractère de la comédie nouvelle : « 11 faut avoir vécu à Athènes, s'être battu dans les rues, s'être disputé pour une maîtresse, si l'on veut comprendre notre comédie. » Cela est fort juste; mais comment porter un jugement précis sur une comédie que nous connaissons si mal? Comment l'opposer à la comédie nouvelle ? On ne peut guère établir de parallèle entre ces deux manières. La comédie nouvelle, au contraire, nous est connue par des fragments et par des imitations latines ou grecques postérieures. La meilleure méthode, pour aborder ce sujet, sera de commencer par l'examen des originaux et par l'étude du plus grand de ces poètes, Ménandre.

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croyait qu'une jeune fille élevée dans une famille de la vieille noblesse sérail mieux habituée àladiscipline et plus soumise à son mari.

La seconde femme de Caton n'avait pas une si illustre origine. Caton, devenu veuf, entretenait des relations avec une de ses esclaves. Son fils, qui était marié, et sa bru voyaient cette liaison d'un mauvais œil. Sous leur influence, Caton comprit qu'il n'avait qu'un bon parti à prendre, se remarier; mais il n'était plus de première jeunesse : il avait 80 ans. Rencontrant, un jour, un de ses clients, nommé Salonius, qui avait été son greffier lors de ses magistratures et qui avait une fille, il lui dit : « Tu ne maries donc pas ta fille? — C'est que je n'ai pas de parti pour elle ; d'ailleurs, je ne ferai rien sans consulter mon patron. — Eh ! bien, dit Caton, j'ai un mari à te proposer pour elle, si la différence d"âge ne t'effraye pas. » Et, comme Salonius s'informait du nom de ce mari, Caton lui répondit : « C'est moi ». Le greffier fut d'abord un peu interloqué ; il était doublement surpris, à cause de la disproportion des âges et aussi des conditions. Caton, ancien consul, ancien censeur, le premier personnage de la République romaine, voulait épouser la fille d'un humble greffier. Cependant Salonius se décida à accepter, et Caton épousa Salonia. Le mariage fut, paraît-il, très heureux.

Caton témoigna à ses deux femmes le plus grand respect. C'est Plutarque qui nous rapporte celte opinion professée par Caton : « Il y a au monde deux choses sacrées, sur lesquelles il ne faut jamais porter la main, une femme et un enfant. » De ces deux mariages, Caton eut deux fils, nommés tous deux Marcus. Le fils de la première femme, M. Porcius Calo Licinianus, fut un homme des plus distingués ; il fit, avons-nous dit, ses premières armes pendant Ia2c guerre de Macédoine. Il entra ensuite dans la carrière des honneurs; mais il était de complexion délicate et mourut, jeune encore, à l'âge de 33 ou de 34 ans, l'anuée même de la naissance de son frère, M. Porcius Cato Solonianus, qui n a vai l que ;> ou 0 ans a la mort de son père, en IV.). Lui aussi lui un homme distingué et mourut jeune; mais il fonda une famille, donl un des plus célèbres descendants fut Caton d'Ulïque, l*adversaîre de César et le plus ardent partisan de la République romaine. Quant au (Ils aine de Caton, il semble que sa postérité se soil éteinte assez vite ; il avail épousé une fille de Paul-Emile.

De ces deux lils, le Marcus films auquel sonl adressés les fragments que nous allons étudier esl Fàtné, M. Porcius Cato bfciiii.iiius. H fut un jurisconsulte distingué ci occupa un rang honorable parmi 1rs s;iv;uits en cille matière.

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Les fragments adressés à Marcus vont nous permettre d'étudier Caton éducateur ; mais ils ne suffiraient pas pour nous faire une opinion, car ils sont très courts et très peu nombreux : c'est une poussière de phrases et de mots. Heureusement, nous avons, pour les éclairer et les commenter, la biographie de Caton par Cornélius Nepos et les détails donnés par Plutarque, qui recueillait beaucoup d'anecdotes et de petits faits négligés par'd'aulres historiens comme insignifiants. Plutarque les rassemble avec soin, parce qu'ils donnent au récit plus de vie et dépiquant.

A partir du jour où il a fondé une famille, Caton a pris à cœur son rôle de père. Cela est si vrai qu'il a fait des choses que nous sommes même étonnés de lui voir faire, à lui, grand personnage et ancien consul. Plutarque dit que, lorsqu'on faisait la toilette du nourrisson, qu'on le lavait, qu'on l'emmaillotait, Caton demandait à être là. Quelle que fût l'occupation qui le retînt au dehors, il laissait tout pour rentrer chez lui à ce moment, et rester auprès de sa femme quand elle donnait ainsi ses soins à l'enfant. Il n'y avait qu'une seule chose qui pût le retenir : c'était le service de l'Etat. Plus lard, quand son fils eut l'âge de raison, Caton se mit en tête de se faire lui-même son éducateur. Ce n'était pas qu'il manquât de personnes capables de prendre ce soin ; il avait dans sa maison des esclaves savants, par exemple ce Chilon, qu'il louait comme maître d'école à ceux qui réclamaient ses services. Caton n'a pas voulu avoir recours aux autres pour deux raisons. D'abord les éléments de l'enseignement, la lecture et l'écriture sont difficiles à faire entrer dans la tête des enfants. Les maîtres employaient volontiers des moyens coercilifs: ils frappaient leurs élèves, leur tiraient les oreilles. Or Caton ne peut pas admettre qu'un esclave tire les oreilles à son fils. En outre, Caton estime que 1'instruclion est une chose très noble et très précieuse ; il ne faut pas, d'après lui, que le fils d'une grande famille soit redevable d'un si beau présent à un esclave de la plus humble condition. Aussi Caton écarte-t-il les mercenaires et les esclaves et se charge-t-il lui-même de l'éducation de son fils.

En quoi consista cette éducation ? Ce fut d'abord une éducation physique, suivant les principes et les habitudes des Romains. Il s'agissait de former un corps solide, pour préparer un futur soldat. Caton apprit donc à son fils l'escrime, la lutte, l'équitalion, la natation. Il chercha à le rendre solide et endurant, dans la mesure où le permettait la complexion délicate du jeune homme. Il lui donna une éducation appropriée à ses forces, se relâcha un peu de son austérité et ne lui appliqua pas les règles rigoureuses qui avaient été les siennes.

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L'éducalion intellectuelle comportait les notions de l'enseignement élémentaire. Caton apprit à son fils ce qu'il savait luimême : lire, écrire, calculer. Il y ajouta des principes de droit et d'histoire. Il traçait lui-même des modèles d'écriture, qui consistaient en maximes morales et en récits relatant les hauts faits des ancêtres.

Quant à l'éducation morale, on ne s'étonnera pas de constater que Caton y a apporté des soins tout particuliers ; il a cherché à préserver la pureté de l'enfant de tout contact malsain. Il disait qu'il faut se montrer réservé devant un enfant autant que devant les vierges vestales ; et, selon l'expression d'Amyot, il l'a « conformé au moule de la plus parfaite vertu ».

Il faut maintenant rapprocher de ces données les fragments Ad Marcum filium, pour compléter, préciser et rectifier les renseignements fournis par Plutarque.

Sur l'éducation physique, il ne faut pas s'attendre à trouver beaucoup de détails ; en effet, ce sont des matières qu'on ne traite pas dans des livres : c'est par ses conseils et par ses exemples que Caton a agi sur l'enfant. La seule chose qui se rapporte à des questions d'éducation physique et dont on trouve la trace dans les fragments, ce sont des conseils d'hygiène et de médecine. Le premier principe de Caton, en matière de médecine, c'est qu'il ne faut jamais recourir aux médecins : « Je t'interdis les médecins, dit-il à son fils, ihlerdico tibi de medicis. » Pourquoi celte défense ? C'est que tous les médecins sont des Grecs, et par suite des gens très dangereux. Ils corrompent tout, dit Caton, omnia corrumpunt. Les Grecs ont juré d'exterminer tous les barbares avec leur médecine, el, qui plus est, ils veulent les tuer pour leur argent, en profitant de la sotte confiance qu'on leur accorde. Mais il faut bien remplacer la médecine par quelque chose? Caton y substitue un régime à suivre quand on est en bonne sanlé ou quand on est malade. Ce régime est le résultat de son expérience. Il a composé dans ce but un traité d'hygiène, qui est excellent, d'après Plutarque et Pline L'Ancien, pour entretenir la sanlé. Nous avons quelque idée de ces recettes de Caton par les mixtures bizarres qu'il indique dans son traité d'agriculture. C'esl ainsi qu'il recommande le chou pour les maladies d'estomac et toutes sortes d'autres cas. D'autres préceptes s<>nl cités par Pline l'Ancien. Quand on est malade, il ne faul jamais faire diète. Caton prescrit des lnilics, des \i;mdes légères ■', du eanard. du

pigeon, du lièvre, qui Boot, dit-il, faciles à digérer, bien qu i lassent rêver la nuit. Il indique aussi des signes qui montrent

que quelqu'un est malade un ni bODU6 Ban lé : « Si quelqu'un a l'air

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vieux, écrit-il, par exemple, c'est un signe qu'il ne vivra pas longtemps. » Cette singulière hygiène lui avait réussi, parce qu'il avait un tempérament à toute épreuve. Le traitement ne parait pas avoir eu autant de succès pour les autres membres de sa famille. Ses deux femmes et ses deux fils ont eu une santé délicate et sont morts assez jeunes. Je ne veux pas insinuer que c'est le régime de Gaton qui les a tués"; mais on peut dire, cependant, que l'hygiène que nous venons d'exposer d'après Caton était bien singulière.

Son souci del'éducation intellectuelle a laissé quelques traces dans lesfragments que nous avons. Citons d'abord un trait curieux, qu'on ne s'attendrait guère à trouver dans une œuvre du vieux Caton. Il estime qu'il y a grand intérêt à connaître la langue grecque. On se représente, d'ordinaire, Caton comme hostile aux nouveautés de la civilisation grecque. Or voici ce que dit maintenant Caton: «Je te parlerai des Grecs quand le moment sera venu, mon fils, et je te dirai ce qu'Athènes a d'excellent, quid Athenis exquisitum habeam et quod bonumsit illorum litteras inspicere, non perdiscere ; je te montrerai combien il est bon de jeter un coup d'oeil sur leur littérature, mais non de l'approfondir. Je te montrerai que les Grecs sont une race indocile et détestable ; croismoi, ce que je te dis est une parole d'oracle : quand cette race nous donnera sa littérature, elle corrompra tout, hoc pulavatem dixisse : quandoque isla gens suas litteras dabit, omnia corrumpet. » Ce passage est extrêmement significatif. Caton croit que les lettres grecques sont très utiles à qui les connaît un peu ; il faut eu avoir une teinture, connaître la langue. Mais il y a un danger, contre lequel il convient de se mettre en garde: il ne faut pas devenir un helléniste de profession, pénétrer trop avant dans l'élude de cette littérature, se laisser gagner par les idées grecques. C'est une allusion de Caton à ceux de ses compatriotes qui s'étaient engoués de la civilisation hellénique au point de ne vouloir plus parler ou écrire qu'en grec. Caton est hostile à ceux qui poussent à ce point l'admiration des lettres grecques; il ne voit là qu'un moyen d'éducation, une gymnastique intellectuelle, et c'est tout.

Il faut noter un deuxième point dans ces fragments de Caton : c'est l'enseignement de l'art oratoire. Caton était un très grand orateur ; c'était à son éloquence qu'il devait sa situation officielle ; il était naturel qu'ayant un fils bien doué, il essayât d'en faire un orateur. A l'époque où ce fils grandissait, l'enseignement de l'éloquence commençait à s'introduire à Rome, et beaucoup de jeunes gens de bonne famille

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étaient les élèves des Grecs en cette matière. C'est ainsi que les Gracques, contemporains du fils de Caton, ont étudié la rhétorique grecque. Mais Caton a mis en garde son fils contre cette innovation. Nous le savons par un texte de Plutarque. Caton ne pouvait pas admettre la rhétorique, représentée à Rome par des élèves d'Isocrate. Ce dernier avait élevé la rhétorique à un tel niveau qu'il avait des élèves séniles. Caton se moque de ces orateurs qui passaient leur vie sur les bancs de l'école. Quand parleront-ils ? Est-ce dans les Enfers, devant le tribunal de Minos ? Caton propose uue autre rhétorique beaucoup plus simple. Malheureusement, nous n'avons pas beaucoup d'indications à ce sujet ; toutefois les cinq ou six mots qui nous sont restés valent leur pesant d'or. Pour être orateur, dit Caton, il faut être un brave homme et savoir bien parler : vir bonus, dicendi peritus. Il ajoute : « Possédez bien votre sujet, les mots vous viendront tout seuls ; rem tene, verba sequentur. » Un troisième conseil de Caton nous a été conservé par un rhéteur de la décadence, Marius Victor : il faut peser son sujet. De tels préceptes étaient précieux pour réagir contre cette futile rhétorique grecque, qui prétendait enseigner à parler de tout en ne sachant rien. Les maîtres grecs formaient trop souvent des phraseurs, qui savaient tout au plus masquer leur ignorance par de belles expressions. C'est contre l'abus de cette rhétorique formelle que s'élève Caton et que s'élèveront plus tard Cicéron et Quinlilien. Tous s'accordent pour recommander à l'orateur de savoir avant tout de quoi il est question : c'est le commencement de la sagesse ; c'est même, pour un avocat, une affaire de probité.

Un dernier conseil est donné par Caton : l'orateur doit avoir le mot pour rire. S'il n'a pas fait une théorie en règle de la plaisanterie, du moins a-l-il parlé souvent de l'urbanité. Caton apprécie beaucoup cette tournure d'esprit qui fait que l'orateur, étant donné un sujet, trouve dans la cause qu'il plaide devant mal, devant le peuple ou devant les tribunaux, les mois qui peuvent éclairer La situation d'une façon gaie. Ainsi l'orateur amène le sourire et la distraction au milieu de ses développements. C'est une théorie que Quinlilien a vantée, en partie d'après les conseils de Caton.

L'éducation intellectuelle donnée au Ris de Caton a donc été poussée assez loin. Caton y a ajouté des préceptes d'économie domestique. Nous avons vu, en parlant du traité d'agriculture, que Caton veut voir des outils bien brillants, cujus ferrameuta tptendent. Je ne reviendrai pas sur la question de Bavoir

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si les fragments adressés à Marcus sur l'agriculture sont distincts du De Agricultura.

Il semble bien aussi que Caton a composé un traité d'art militaire à l'usage de son fils, bien qu'aucun des fragments ne porte la mention Ad Marcum filium. Mais Caton n'avait aucune autre raison de composer un tel ouvrage. Il vante l'utilité de l'art militaire dans un fragment cité par Aulu-Gelle. Quand un peuple est vainqueur, dit en substance Caton, il revient avec des couronnes et fait des sacrifices aux dieux. Les vaincus portent également des couronnes, mais ce sont celles que l'on met sur la tête des gens qui sont vendus comme esclaves. Couronne pour couronne, mieux vaut porter la couronne du triomphe que celle de l'esclavage. Ensuite Caton donnait des conseils sur la discipline, sur les diverses formations de combat. Plusieurs de ces maximes ont été empruntées par un auteur du ive siècle, Végèce. Un de ces mots a été souvent repris : « Dans toute entreprise, une faute peut-être aisément corrigée ;à la guerre, il n'y a pas de réparation possible : toute erreur reçoit aussitôt son châtiment. »

Marcus faisait partie d'une légion qui, après la victoire de Paul-Emile, se trouva inutile et fut licenciée ; mais le jeune homme, qui aimait la guerre, demanda à rester au service. Son père lui écrivit et écrivit aussi au général en chef. Il faut régler la situation de Marcus, dit Caton ; ayant été licencié, il n'a plus qualité de belligérant ; il faut que le général le réintègre au nombre des combattants en le liant par un nouveau serment militaire. L'anecdote est rapportée par Cicéron dans le traité des devoirs. Il est probable que, dans son traité, Caton examinait des questions de ce genre, qui constituent une sorte de casuistique militaire.

Une chose certaine, quoique nous n'ayons pas de fragments sur ce sujet, c'est que Caton a appris à son fils les éléments du droit. Caton, à cette époque où il n'y avait pas d'enseignement juridique organisé, passait pour le premier jurisconsulte de son temps. Marcus se fit aussi une solide réputation, et les auteurs du Digeste citent des opinions de Marcus Caton sur quelques points de droit civil.

Pour faire l'éducation morale de son fils, Caton composa un livre intitulé Carmen de moribus. Ce titre assez bizarre a l'air d'annoncer un ouvrage en vers. Quoi qu'il en soil, nous savons .que, dans ce livre, Caton exaltait les anciennes vertus et les vieilles traditions. En voici un fragment cité par Aulu-Gelle : « Nos ancêtres considéraient l'argent comme la source de tous les vices ;

AÛi

| | ; iprisail ... Au

ustume ; chez eux, ils ne

gardaient que le nécessaire. Ils payaient leurs chevaux

cher que leurs cuisiniers. La poésie n'était pas en honneur. 3i

■ upaitou passait sa vie dans les banquets, on le

"nommait un flâneur icrassalor). »

On voit qu : L ouvrage renfermait des maximes morales ana- !S qui étaient développées dans les discours. « La vie humaine, lil aton cité par Aulu-Gelie, est semblabl

faites travailler le fer, il s'usera ; ne le faites pas travailler, il sera rong par la rouille. De même les hommes s'usent à tras'ils ne travaillent pas, l'inertie et la paresse leur font enci re plus de mal. »

Une question : le mot carmen prouve-l-il que I

était ; igmenls que je viens de cite il en pi

Aulu-Gelle dit qu'il cite de mémoire cl que ses citations ne . !■•-.. Cal /oilà qui sérail bien exlra-

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