TOME I
certain jour sur sa manière de vivre à Lyon , pendant qu'il y remplissait ses fonctions de précepteur \
Je reconnus alors combien il est charmant De joindre à la sagesse un peu d'amusement.
L'amour, malgré mes soins, heureux à m'égarer, Auprès de deux beaux yeux m'apprit à soupiier.
Ce qui ne l'empêche pas d'ajouter :
L'innocence est le bien le plus cher à mes yeux.
Mais aussi.
Rien ne doit être outré, pas même la vertu.
Celle de Parisot n'était pas outrée, en effet, et sa tranquille vie avec la u douce Godefroi » qu'il entretenait depuis plus de dix ans, fait l'admiration du jeune poète. Celui-ci n'était pas précisément un novice. Il manquait toutefois de la légèreté de mœurs, de la volupté élégante, de la recherche des plaisirs faciles, alors si prisées dans un certain monde, et que le bon Parisot lui enseigna sans doute.
On peut remarquer que, dans cette pièce , il se montre nettement républicain. Cela lui était permis, ne fût-ce que parce qu'il était citoyen d'une république. Cependant le portrait qu'il fait de la sienne