‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 101 sur 122 · Forkol. ouvr. cité, p. 4.j · texte numérisé non relu

Forkol. ouvr. cité, p. 4.j

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l'hiver de 1749-50, sur le conseil de se? amis, il consentit à se faire opérer de la cataracte par un oculiste anglais de passage à Leipzig et renommé pour son habileté. Celte opération ayant échoué deux fois, Bach perdit entièrement la vue et par surcroît de malheur, le traitement nécessité parles opérations ébranla sa santé, qui, robuste jusque-là, déclina rapidement. Le 18 juillet, il recouvra tout à coup la vue et put supporter l'éclat du jour. Hélas ! c'était son dernier salut à la lumière et à la vie. Au bout de quelques heures, il fut frappé d'une attaque d'apoplexie suivie d'une fièvre inflammatoire qui l'emporta. Il expira le mardi 28 juillet 1730, à neuf heures un quart du soir, âgé d3 65 ans^

Autour de son lit se tenaient plongés dans l'affliction, sa femme, ses fdles, son plus jeune fils, son gendre et Mïittel, son dernier élève. Peu de jours auparavant il travaillait encore avec Altnikol, à qui il dicta un choral en sol majeur, à quatre parties et en contre-point fleuri, sur le texte: Wpnn wir in hdchsten Nothen sind (quand nous sommes dans la plus grande adversité).

L'inhumation eut lieu le vendredi matin, 31 juillet, dans le cimetière de l'église Saint-Jean. Ainsi que cela se pratiquait pour les fonctionnaires attachés aux églises et aux écoles, tous les thomasiens accompagnèrent les restes mortels du maître et les cloches

i . Xrrrologp, p. 1C7.

VIR ET Œl'VRrS HH J.-S. BACH 33".

sonnèrent le glas funèbre ^ Dans le temple où, pendant vingt-sept ans, Bach avait fait résonner les accents de sa lyre, le prédicateur monta en chaire et dit: « Le noble et vénéré Jean-Sébastien Bach, compositeur de la Cour de S. M. le roi de Pologne, grand électeur de Saxe, maître de chapelle de S. A. le prince d'Anhalt Cœthen, et cantor de Técole et de l'église de Saint-Thomas, s'est doucement et bienheureusement endormi dans le sein de Dieu. Sa dépouille mortelle a été aujourd'hui confiée à la terre, selon les rites chrétiens. »

On avait creusé sa fosse près de l'église ; mais au commencement de ce siècle, le cimetière ayant été transféré ailleurs pour permettre l'ouverture d'une rue sur son emplacement, la pierre tumulaire de Bach a disparu avec bien d'autres, et l'on ne sait plus oîi gisent ses ossements. Le nécrologe indique à peu près l'endroit où se trouvait sa tombe -, mais les registres du cimetière de Saint-Jean qu'a consultés M. Spitta^ ne fournissent point d'indications et plusieurs feuillets manquent.

Les regrets inspirés aux musiciens et aux dilettantes par la mort de ce grand artiste furent universels. Pour honorer sa mémoire, la . société musicale fit entendre une ode funèbre en forme de

i. Selon Bifter io;«'r. rite, III, 2'i.")), aucun renseignement ne confirmerait ce fait.

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