Nécrologe, p
.3. Ourr. rite. Il, p. 761.
cantate, et Telemann consacra un sonnet élogieux, quoique en assez mauvais vers, à son ami défunt*. Le magister Kriigel, collègue de Bach à Saint- Thomas, prononça son éloge funèbre. Quant au conseil qui n'avait pas oublié sa vieille rancune contre son indomptable cantor, il ne paraît pas avoir senti la perte qu'il avait faite, et dans ses séances des 7 et 8 août, certains membres se permirent des remarques ironiques et déplacées. Ils dirent d'un ton sarcastique « que l'école avait besoin d'un cantor et non d'un maître de chapelle ; que Herr 'ËOiÇh pouvait, qxo'xy éié un grand musicien, mais qu'il fut un mauvais pédagogue ». Dans le compte-rendu annuel que fît le 4 mai 1751 le recteur Ernesti au conseil, il ne dit pas un mot de la mort de Bach et même les journaux de Leipzig ne donnèrent aucun avis du décès de l'illustre musicien. Le conseil poussa la platitude jusqu'à refuser à sa veuve la petite pension qu'il était d'usage de donner aux veuves des cantors.
Bach ne laissa point de testament. Après que les fils aînés se furent partagé la musique qu'il laissait, on procéda judiciairement à l'inventaire de sa succession. Un arrangement conclu entre la veuve et les enfants majeurs donna à cette dernière la tutelle des mineurs; puis la famille se dispersa. Friedemann, qui avait représenté Emmanuel, repar-