‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 37 sur 122 · I. Der inusikalisi'ke Palriut, [i. .'5Ui · texte numérisé non relu

I. Der inusikalisi'ke Palriut, [i. .'5Ui

13i VIE ET ŒUVRES DE J.-S. BACH

qu'avec les doigts, et qui, par ce motif, obtint la place. On comprend combien chacun en fut indigné. La veille de Noël, le premier prédicateur, lequel avait refusé de sanctionner cette simonie, ouvrit l'évangile au passage où il est parlé de la musique que firent les anges à la naissance du Christ, et dit : « Mes frères, si l'un de ces anges descendait du ciel; s'il venait présentement en cette église jouer divinement le grand orgue et demandait à devenir notre organiste, je lui conseillerais de se hâter de s'envoler et de retourner au céleste séjour, s'il n'avait pas les poches pleines d'argent. »

Jean-Sébastien Bach a été, sans conteste, l'organiste le plus fort, le plus extraordinaire que l'on ait jamais vu. Kirnberger' a dit de lui : « Lorsque, après le service divin, il se mettait à l'orgue, ce que lui demandaient souvent des étrangers, il choisissait un thème qu'il faisait passer, pendant des heures entières, par toutes les combinaisons possibles. D'abord il employait ce thème comme prélude pour une fugue et se livrait au maniement des registres en trio, quartetto, etc. Puis il entamait un choral à trois voix di)nt le même thème constituait la mélo-

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