‹ La vie et les œuvres de Jean-Sébastien BachChapitre 38 sur 122 · Die >ralircn Giitr ,v.l zion Gchraucli dcr Uurinonie · texte numérisé non relu

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vit: ET ŒUVRES DE J.-S. BACH IM

die ; enfin, pour terminer, il exécutait une fugue, toujours sur ce thème, auquel parfois il mêlait deux autres sujets. >•>

Ce fut pendant sa résidence à Cœthen que Bach s'occupa plus spécialement du clavecin. Ses premières compositions pour cet instrument sont deux Toccatas, en ut mineur et en fa dièse mineur, sur le thème de sa cantate ' : .\ach dir, Herr, verlangct rnich (J'aspire après toi, ù Seigneur), auxquelles il faut joindre une fugue en la mineur - à trois voix, précédée d'une courte introduction en arpèges. C'est la fugue pour clavecin la plus développée qu'ait laissée Bach; elle comporte cent quatre-vingt-dix-huit mesures à trois temps et en doubles croches ininterrompues, ce qui lui donne un air de ressemblance avec le Mouvement jjcrpélue! de J.-M. de Weber. On ne sait ce qu'il faut admirer le plus dans ce chefd'œuvre, de la plénitude d'invention, de la justesse des proportions, ou du talent d'exécution qu'il suppose. Que l'on se représente l'extrême rapidité avec laquelle Bach jouait habituellement ses fugues, et l'on comprendra la perfection à laquelle il a^ait porté la ti.^chnique des doigts; ce qui, pour les autres artistes, était hérissé de difficultés devenait pour lui un jeu d'enfants. Ceci nous amène naturellement

1. A/ijinidiio II, 3- uiiiiéc. Eziei'rici'S (ie clavei'iu [Cluvifrw'ljunci), t. I.

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