Ouvrage cité, p
VIE Et ŒUVRES DE J.-S. BACH 277
Vivaldi, pour quatre violons, dont l'original est en si mineur, avec accompagnement de deux violes, violoncelle et contre-basset
En 1735, Bach fit paraître dans la seconde partie de ses « Exercices de clavecin » [Clavieruebung) , un concerto qui, comme style, on peut l'affirmer, est la production la plus mûrie de ses travaux en ce genre. Ce concerto est pour clavecin seul et dans le gusto itallano; tous ceux qui l'ont entendu ou étudié l'ont déclaré le plus parfait modèle du genre. Scheibe lui-même, qui n'était pourtant rien moins qu'admirateur de Bach, s'est vu forcé de l'avouer-.
Nous savons que le maître écrivit aussi des sonates pour le clavecin ^, mais elles ne sont pas partagées en trois morceaux, ni conçues dans la forme du concerto ; elles se présentent comme les sonates italiennes pour violon, et l'une d'elles n'est même qu'une adaptation au clavier d'une sonate de violon. Originairement, le nom de sonate ne signifiait pas autre chose qu'un morceau instrumental, par opposition à un morceau vocal, et ce mot dérive de l'italien suonare, jouer (d'un instrument). Lorsque la musique instrumentale prit des proportions plus amples, on la partagea en sonate d'église [sonata di chiesa) et en sonate de chambre (sonata di caméra).
i. Loc. cit., II, p. 629.