BACH
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Ces fugues sur son nom furent des produits de jeunesse et datent probablement de 1707. Celle que l'on a insérée dans l'/lr/ de la fuçjue estàtrois sujets, t'I l'on prétend que le maître avait l'intention d en ajouter un quatrième puur faire ties renvcrsemcnls
VIE ET (F. LYRE S II I- J.-S. BACH Hl'.i
dans tontes les parties et clore ainsi ce merveilleux ouvrage. Mais l'homme propose. . . eL la morl dispose!. . .
Bach a si diversement traité, manipulé, pétri la fugue, il en a si bien fait sa chose, qu'il désespère tout compositeur qui voudrait l'imiter. Cela est si vrai que Rinck, l'un des meilleurs et des plus célèbres orléanistes allemands de notre siècle, à qui Félis' demandait pourquoi il n'avait pas employé le style grandiose de la fugue sévère, auquel il a préféré celui de l'imitation simple et naturelle, lui répondit : « Bach est un colosse qui domine le monde musical. On ne peut espérer le suivre que de loin dans son domaine, car il a tout épuisé, et dans ce qu'il a fait il est inimitable. J'ai toujours pensé que si l'on peut réussir à composer quelque chose qui soit digne d'être écouté et approuvé, c'est dans une autre voie qu'il faut s'engager. Même son propre Dis, Ch.-Ph.-Emmanuel, disait que la nécessité l'avait obligé de se choisir un style qui lui fût particulier, car il lui aurait été impossible d'égaler son père s'il avait voulu suivre sa manière.
Bach était d'un tempérament sanguin, bouillant, ne détestant pas la lutte, et porté à la discussion ; ce que nous connaissons de lui nous en donne la