I. Jiiiifjr. Unir, ilfis iitusirinis, VII, 2~Ct
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certitude. M. Spitta ' va jusqu'à le comparer à Luther pour le caractère. Susceptible et irritable comm"e le sont trop souvent les artistes, sa nature énergique éclatait parfois en furieuses colères. Lors du concours pour l'orgue de Saint-Thomas, l'un des candidats en ressentit les effets. Irrité d'entendre des choses qu'il jugeait exécrables, il enleva sa perruque, la mit eu pièces et en jeta les morceaux à la figure du délinquant, en s'écriant : « Allez plutôt vous faire savetier! » Quelquefois, au milieu d'un office, il chassait bruyamment du chœur un élève indocile, et le soir, au souper, il le renvoyait de la table. Dans sa vivacité il lui arriva trop souvent de manqper à sa dignité de cantor. Cependant, aux yeux de ceux qui vivaient dans son intimité, ces faiblesses n'amoindrissaient pas la haute opinion qu'ils avaient de son caractère intègre. Nous en avons pour garants ses élèves, qui, sans exception, lui portèrent une affection et une vénération sans bornes. « De sa profonde moralité, dit Mizler-, peuvent » parler ceux qui ont eu des relations avec lui et » joui de son amitié; ils peuvent témoigner de sa » droiture envers Dieu et envers le prochain. »
Bach avait à juste titre une haute idée de luimême et poussait au dernier point le sentiment de sa dignité: le conseil universitaire de Leipzig en sut quelque chose; mais, comme toutes les natures