‹ La vie et les œuvres de V. de LapradeChapitre 43 sur 51 · Livre amer et dicté par un âpre devoir · texte numérisé non relu

Livre amer et dicté par un âpre devoir

Je vais rejoindre au loin tous mes dieux qu'on insulte ;

Aux Muses de la paix je rapporte mon culte.

J'ai trop souillé mes yeux de ce spectacle impur ;

J'ai besoin d'essuyer mes regards à l'azur.

C'est trop d'un jour entier perdu dans la satire.

Ne tressons plus en fouet les cordes de la lyre.

Reviens, chaste Idéal qui m'inspiras mes chants!

J'ignore à tout jamais les sots et les méchants.

J'ai repris mon voyage avec les bons génies.

Mon oreille et mon cœur vont droit aux harmonies,

Et mon œuvre appartient, quel que soit l'avenir,

A ce qu'il faut aimer, à ce qu'il faut bénir 1

Aùney^ ! Bénir! c'est à la fois la double pensée d'où procèdent, comme nous allons le montrer, les Voix du sile?ice^ et le secret du charme des pièces du nouveau recueil. Ce vieillard, bon naturellement, le demeure malgré tout, à travers un long commerce avec les hommes,... sans être cependant leur dupe.

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