MÉMORIAL D'AIX
6 avril iSSg. Les parfums de Madeleine (reprod. partielle de la Revue du Lyonnais), avec article de F. Guillibert.
8 fe'vrier 1840. A une jeune Fille. (Signé W. Sh.) 18 avril 1840. Au bord du lac. (Repr. plus tard dans les Odes et Poèmes sous ce titre : Dans les roseaux.)
16 mai 1840. Le Mémorial rend compte de la Colère de
Jésus.
14 mars 1841. Des habitudes intellectuelles de l'avocat. (Reprod. partielle du discours prononcé parV.de Laprade à la rentrée de la Conférence des avocats de Lyon.)
17 juillet 1842. La mort dhin chêne. (Rep. plus tard dans
le Poème de l'Arbre et, depuis, dans plusieurs anthologies.)
En 1 848, V. de Laprade fait imprimer à Aix-en-Provence son premier ouvrage en prose : Du sentiment de la nature dans lapoésie d'Homère. Tiré à petit nombre.
Bulletin de la société des Sciences., Belles-Lettres et Arts du département du Var., 27" année, 1859, page ix : A la Provence (pièce lue par l'auteur en séance publique de la Société, à Toulon, le 17 janvier 1859).
ALMANACH DU SONNET (Aix) 1874-1875.
ire année, 1874, pp. 16-17, à Béatrice.
— p. 1 1 5, Somiet, à mon ami F. G.
2*^ année, 1875, p. 204, le Cadre.
4e année, 1877, pp. 36-38. Lettre sur la mort d'Autran.
Nota. — Le volume de la première année contient une notice sur V. de Laprade, par Hippolyte Guillibert : elle a été tirée à part, à petit nombre.
Voici le portrait que Victor de Laprade a consacré à Sainte-Beuve, dans sa lettre du 20 octobre 1862 au comte de Chambord (Lettres à un prince exilé) :
« L'empire n'a fait encore qu'une grande conquête parmi les lettrés, et il faut avouer qu'il tient par elle une formidable position dans la critique. Je ne sais s'il comprend toute la valeur de M. Sainte-Beuve, car l'illustre écrivain n'est pas encore sénateur ; à tous égards cependant, il est digne de l'être. Il ne se fait pas faute de traiter sans ménagements ses anciens amis. Il est douloureux de voir un homme comme lui engagé dans cette croisade contre les honnêtes gens ; il attaque incessamment, de front ou par derrière, tout ce qui n'a pas accepté le Joug, vivants ou morts, grands ou petits, depuis le cèdre jusqu'à l'hysope, depuis M. de Chateaubriand jusqu'au plus humble de ses confrères à l'Académie. Dans le Moniteur et dans le Constitutionnel, tour à tour, il a déployé, depuis douze ans, un talent de critique et d'écrivain qui n'avait jamais été plus fin, plus souple et plus incisif. M. Sainte- Beuve a traversé à peu près toutes les opinions politiques et religieuses, et, par un déplorable privilège, son talent n'a cessé de grandir à mesure qu'il s'éloignait de la vérité et de la justice. Poète très distingué, ses vers n'ont pas eu tout le succès qu'il en pouvait attendre ; de là peut-être une des causes de l'aigreur et de la malveillance qui se sont emparées de lui depuis quelques années. Il a trouvé depuis longtemps dans la critique sa véritable vocation et
(*) \'. p. 384, note I.
une juste renommée. Après M. Villemain, si supérieur par l'éloquence et l'e'lévation morale, M. Sainte-Beuve par la pénétration, la sagacité, par un sens poétique très délicat, est le premier critique de notre temps (i); mais, pour faire de vrais chefs-d'œuvre, il lui a manqué deux choses : un caractère et des principes. Je n'ai pas à parler ici de son caractère. Ses principes, longtemps indécis et presque chrétiens, se sont avancés de proche en proche, à travers le scepticisme, jusqu'à l'athéisme et jusqu'au matérialisme les plus absolus et les plus ouvertement professés. Il ne s'en cache pas, même dans les séances de l'Académie. Du reste, le véritable esprit philosophique et le don de généraliser ont toujours manqué à M. Sainte- Beuve, même aux jours de ses meilleures tendances. Il dissèque, il analyse avec une merveilleuse habileté; il ne sait pas recomposer et résumer. Il nous montre admirablement les plus minces détails, les fibres les plus ténues d'un prosateur ou d'un poète; mais il ne met jamais le doigt sur le point central, sur le grand ressort, sur ce qui est l'homme lui-même. Il est trop sceptique, trop mobile, trop soumis à ses impressions et aux mille injonctions de ses nerfs, trop curieux d'anomalies, pour bien comprendre et pour bien juger les hommes faits tout d'une pièce : il semble ne pas admettre qu'il y ait un principe fixe dans certains caractères ; un homme n'est composé pour lui que d'atomes et de molécules capricieusement agglomérés. C'est là, du reste, le point de vue du matérialisme : M. Sainte-Beuve s'inspirait à son insu de cette doctrine, avant delà professer ouvertement.
« Malgré tous ces défauts, on pourrait dire tous ces
(i) Cette assertion se ressent un peu de l'affection que V. de Laprade avait vouée à Villemain et aussi de la disposition d'esprit où il devait être fatalement à l'égard de Sainte-Beuve. Personne aujourd'hui ne met en doute que Sainte-Beuve est sans conteste le premier critique du xix° siècle.
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vices, son talent a des séductions irrésistibles. Rien de plus attrayant, de plus piquant, de plus instructif que la plupart des Causeries du lundi. Si peu intéressé que nous soyons à leur succès, nous nous étonnons qu'il ne soit pas encore plus grand. Si le gouvernement impérial avait le moindre sentiment de la valeur et des services littéraires, M. Sainte-Beuve serait chamarré d'or sur toutes les coutures; il est, dit-on, très sensible à cette broderie. Il a fait plus, à lui seul, que tous les autres écrivains officieux, pour donner une auréole à Tempire, en tâchant d'éteindre tout ce qui brille en dehors du bonapartisme. Il n'écrit pas une page, depuis quelques années, éloges ou moqueries, qui n'ait, au fond, un peu de virus impérialiste. »
I yON. — IMP. VITTE ET PERRUSSEL, RUii SALA, 58
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Lettre de M. F. Goppée, de l'Académie Française. . . vu
Avant-Propos.