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COMPTE RENDU DES OEUVRES DU DOCTEUR L.-A. BER#ŸILLON gi
XLIII-LVI. — Une série d’Articles de statistique dans le Dictionnaire : de médecine (Nysten) de MM. Littré et Robin (1864), à savoir :
DÉMOGRAPHIE — MARIAGE — MÉSOLOGIE — MoRTALITÉ — MoRT-NÉ — MOYENNE — NAISSANCE — NATALITÉ — POPULATION — STATIS- TIQUE — TABLE DE MORTALITÉ — TAILLE — VIE MOYENNE — VIE PROBABLE. :
LVII. — Influence du tabac sur les travaux de l'esprit. (Union médic., 1865.)
Enquête sur les fumeurs de l’École polytechnique, faite par l’auteur : sur les 160 élèves de la promotion de 1855-56, 102 fumaient habituellement. Or, en étudiant les places d'entrée de chacun de ces fumeurs et celles qu’ils obtenaient à chacun des trois classements de l’année, il s’est trouvé que non seulement les fumeurs étaient généralement moins bien placés, mais encore allaient perdant leur rang à chaque classement au profit des non fumeurs. On ne saurait attribuer ce résultat au temps perdu à fumer, car Ja permission n’en étäit accordée qu'aux heures des récréations.
LVIIT. — Statistique médicale de l'armée.
(Deux séries d'articles dans l’Union médicale, janvier et février 1865 et septembre 1870.)
Ces articles, qui sont très importants, sont consacrés à l’étude des documents statistiques que le ministère de la guerre venait de publier.
En voici le sommaire :
Analyse de la statistique médicale de l’armée en 1862. — Importants résultats de cette première enquête. — Errata et désidérata. — Phtisie, pneumonie, fièvres palustres, syphilis, etc. — Très mauvaise nomenclature et classification. — Principes qui doivent présider à la nomenclature et à la classification des maladies - dans les enquêtes statistiques médicales.
Sommaire analogue pour les articles parus en 1870.
L'auteur insiste surtout sur la nécessité d'ajouter, au nombre des hommes morts dans les hôpitaux et infirmeries militaires, ceux qui meurent en congé dans leur famille, ou aprés avoir été réformés.
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Lorsqu'un soldat devient phtisique par exemple, il est rare qu'on le garde sous les drapeaux. Généralement on le réforme, ou bien on lui donne un congé de convalescence qui équivaut à une réforme; en un mot, on l’envoie mourir dans son pays. La mortalité de l’armée se trouve dégrevée d'autant.
Malgré cette cause tout à fait artificielle d'atténuation, la mortalité militaire est élevée, comparée à la mortalité de la population civile du même âge.
Nous ne pouvons insister sur un grand nombre d’autres considérations relatives à l'hygiène de l’armée.
LIX. — Compte rendu du rapport au conseil de santé des armées sur les résultats du service médico-chirurgical pendant la campagne d'Orient (Chenu).
Statistique médico-chirurgicale de la campagne d'Italie en 1859 et 1860 (Chenu).
(Deux séries d'articles dans l'Union médicale, 1865 et 1869.)
Cela est plus qu’un compte rendu ; à chaque instant, le critique ajoute aux conclusions de l’auteur; quelquefois aussi, il les atténue et signale quelque erreur de méthode.
Profitons de celte occasion pour dire combien est émouvante et instructive la lecture de l’œuvre de M. Chenu. Que de douleurs il raconte en décrivant celte sanglante expédition de Crimée qui coûta à l'Europe près de huit cent mille soldats dont cent mille étaient des Français! Que d'erreurs administratives 1l relève et stigmatise comme elles le méritent ! Que d'enseignements il donne aux médecins et surtout aux chirurgiens |
Combien la comparaison entre l’armée française et l’armée anale est digne d’être retenue par l'administration de la guerre |
La campagne d'Italie, plus courte et faile en pays ami, fut moins sanglante. M. Chenu en a tiré cependant les principes de l’art de conserver les armées, qu’il devait développer dans un autre ouvrage (la Mortalité dans l'armée) où il prouve que le soldat français reçoit une nourriture insuffisante, et qu'à cette cause doit être attribuée sa forte mortalité en temps de paix comme en temps de guerre: