‹ La vie et les travaux d'André-Marie AmpèreChapitre 1 sur 37 · CARDINAL ARCHEVÊQUE DE LYON · texte numérisé non relu

CARDINAL ARCHEVÊQUE DE LYON

Eminence révérendissime,

Ampère fut, à la fois, un grand savant et un grand chrétien.

Par ses magnifiques découvertes, il a pris un des premiers rangs parmi les princes de la science ; par ses œuvres, par ses écrits, par l'ensemble de sa vie, il a donné, à la suite de ses illustres devanciers, un nouvel et admirable exemple de ce que peut, dans un homme de génie, Palliance de la science et de la foi.

Il y a plus, son exemple renferme encore un grave enseignement, en montrant les dangers auxquels la science est exposée quand on la sépare imprudemment de la foi. Né et élevé dans un siècle incrédule et sceptique. Ampère en ressentit longtemps la funeste influence ; il lutta douloureusement pendant de longues années, et c'est seulement à partir du moment où il redevint définitivement chrétien que son génie, auparavant paralysé, parvint à son complet épanouissement et lui permit de réaliser ses immortelles découvertes.

Cette alliance si désirable de la science et de la foi a toujours été l'objet Jes plus vives sollicitudes de l'Eglise. Partout et toujours, à côté du plus modeste sanctuaire, comme à l'ombre de ses vieilles cathédrales, elle a bâti des écoles et constitué des centres de hautes éludes, aboutissant à ces célèbres Universités où des milliers d'élèves accouraient de tous les points de la France et de TEurope entière, pour puiser le savoir humain à la source la plus élevée et la plus pure. Une tempête violente avait tout détruit ; mais, après l'orage, et dès qu'un peu de liberté lui fut rendue, l'Eglise s'est hâtée de reprendre son œuvre bienfaisante, et de poursuivre son action séculaire.

Tel est aujourd'hui l'objet de ces établissements d'enseignement supérieur, destinés à continuer les traditions des grandes Universités d'autrefois; tel est en particulier l'objet de ces Facultés Catholiques de Lyon, fondées par vos soins, avec le concours de vos vénérables Collègues, au milieu de tant de difficultés, et au prix de si généreux sacrifices.

Ce livre est un fruit de l'Œuvre que vous avez fondée; aussi, malgré son imperfection, j'ose vous prier d'en agréer le très humble hommage. La faveur de votre haut et bienveillant suffrage sera le plus sûr appui du livre et la plus précieuse récompense de l'auteur.

Je suis, avec le sentiment du plus profond respect, de Votre Eminence révérendissime,

Le fils très humble et très obéissant^ Valson.

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