CARDINAL ARCHEVÊQUE DE LYON
Monsieur le Doyen et digne ami,
J'ai été heureux d'accepter la dédicace de la Vie d'André-Marie Ampère, que vous ave^ bien voulu tnoffrir.
Vous ne pouvie:{ choisir pour cette publication un moment plus favorable. Tandis que^ par une inspira^ tion digne d'être louée ^ on s'occupe d'élever à la mémoire de l'illustre savant un monument dans sa ville natale^ il coftvenait de rappeler^ avec les ti^avaux qui Vont immoi^talisé y les nobles exemples qu'il nous a laissés.
Personne^ J'ose le dire., n'était mieux que vous préparé à retracer cette belle vie., et en particulier à faire ressortir l'importante leçon qui s'en dégage. Ainsi que vous le faites remarquer.. Ampère fut à la fois un g-rand savant et un grand chrétien. Or^ n'est-ce point
à la science et à lafoi^ à l'accord de l'une avec l'autre^ que vous aussi^ vous vous êtes constamment dévoué^ dans votre laboj^ieuse et féconde carrière de professeur ? Tous ceux qui liront les pages de haute philosophie chrétienne qui servent d'introduction à votre livre^ verront combien vous étie^ digne de devenir l'historiefi d'un des savants modernes qui ont le plus fait pour démontrer qu'entre la foi et la science il n'y a vraiment aucune incompatibilité.
C'est le devoir des Facultés Catholiques^ destifiées à représenter l'alliance de ces deux grandes Causes^ de prof ter de toutes les circonstances pour louer les hommes de génie qui semblent leur avoir frayé la voie par leurs travaux y et dont elles peuvent revendiquer le patronage avec une légitime ferté. Comment^ dès lors^ n'aurais'je pas applaudi au nouvel hommage que notre Faculté des Sciences^ par Vorgane de son vénéré doyen^ va rendre à la gloire d'Ampère ? Recevez donc mes félicitations les plus sincères pour votre beau travail^ auquel Je souhaite de trouver auprès du public^ du public lyonnais surtout^ V accueil empressé qu'il mérite.
Agy^ée^., cher Monsieur le Doyen ^ V expression de mes sentiments de très affectueux dévouement.
f L. M. Caverot, Arch. de Lyon.
Lyon, le 4 novembre i885.