VIII. Jura fori, leges populorum (3), et munis disce
Bellantum (6), mox gentium opes jj SLTruiare, duces que Ut paci valeant et bello impoocre morem (8).
Malgré Timportance de son but et Tillustration de son auteur, la classification d'Ampère n'est pas devenue classique et n'a pas reçu d'application pratique. On lui a reproché son abus de la division dichotomiquc et son fractionnement excessif des diverses branches de nos connaissances en sections qui, par suite de leur objet trop spécial et trop restreint, ne méritent souvent plus le nom de science. De là encore un autre inconvénient : la nécessité d'imposer à chacune de ces sciences, dont plusieurs avaient passé jusque-là inaperçues, des noms bizares, constituant des néologismes difficiles à accepter. Enfin cette classification savante ne se présentait pas, il faut le reconnaître, avec ce caractère de clarté et de simplicité qui s'empare tout d'abord de l'esprit et lui donne pleine satisfaction. Elle n'en restera pas moins comme le témoignage des efforts d'un grand et puissant génie
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pour coordonner et réduire à l'unité l'ensemble si varié de nos connaissances.
Ce résultat, si désirable en lui-même, sera peut-être réalisé un jour, au moins dans une certaine mesure ; mais il faudrait auparavant qu'un bon nombre de sciences importantes fussent plus avancées; il faudrait aussi que la direction générale des esprits fût plus franchement tournée du côté des études vraiment philosophiques. Aujourd'hui les savants sont avant tout préoccupés d'explorer minutieusement le coin particulier de la science qu'ils ont choisi, ou que le hasard a placé sur leur route ; les vues philosophiques les intértissent médiocrement, et, le plus souvent même, leur sont suspectes. C'est là peut-être qu'il convient de chercher le principal motif de l'indifférence dont la tentative d'Ampère a été l'objet.