‹ La vie et les travaux de Jean SturmChapitre 3 sur 26 · I. VIE DE STURM · texte numérisé non relu

I. VIE DE STURM

Naissance de Sturm à Sleide. Ses études à Liège et à Louvain. 1507—1529.

Dans les premières années du seizième siècle , la petite ville de Sleide , dans Tancien duché de Luxembourg , vit naître le plus grand historien et le plus savant pédagogue de ce temps. Jean Philipson , plus connu sous le nom de Sleidan, y naquit en 1506, Jean Sturm, le 1er octobre 1507. Amis dès leur enfance , ces deux hommes ont fini tous deux par choisir Strasbourg pour patrie adoplive, et tous deux l'ont illustré par leurs services distingués. C'est du second que nous allons raconter les destinées et les travaux divers ; le nom du premier paraîtra souvent dans les premiers chapitres de notre récit.

Jean Sturm était le fils de Guillaume Sturm, administrateur des revenus des comtes de Manderscheid, dont le magnifique château ruiné couronne encore aujourd'hui une des hauteurs de la vallée de TEifel. Sa mère s'appelait

Gertrude Huis ', probablement de cette ancienne famille de bourgeois de Cologne d'où élait sorti, près de cent ans auparavant, rarchitecte Jean Huis qui a achevé la tour de la cathédrale de Strasbourg. Après avoir fréquenté ayec Jean Philipson i'école de Sleide ' , Slurm fut admis d^ns le château de Manderscheid pour y être élevé avec les fils du comte Djelrich, sous la direction d'Antoine Dalbend, dont plus Urd encore il aimait à louer la science *. Pendant toute saivie il est resté dans des rapports intimes avec les membrjçs.dç cette maison, une des plus renomr^ées de la noblesse ..allemande; sa reconnaissance pour eux n'était surpassé^ que par celle qu'encore dans sa vieillesse il éprouvait pouç ses parents; les sacrifices que ceux-ci ayaLçiit fait^|po\jr son instruction leur avaient dy devenir d'autant plv^sjio^f|d§ que leur famille se composait de quatorze enfant^,*. .,■^■;.,^7^ Vers 4524, son père l'envoya à Liège,; où.. H sq vpsfà,\\ avec le jeune Frédéric de Manderschei(} ^ et ou il^v^t.ét^ précédé, deux ans auparavant, par Phijiipson. Ijn .i^BOj,, les frères de la vie commune avaient fondé ça c^tjjBviJlj^ une école, qui , sous le nom de Qyrnrmse d^ SaiiVfrJ^Ppn^c,^ n'avait pas tardé à devenir une des pliia fl^o^^i^sfipAçS: d^s. Pays-Bas. On connaît les services rendus. par çe;s.frèf§$,à[ la cause de l'amélioratio/i des études et de la prppaga^ç^ d*un esprit plus éclairé et plus réellement pieux qu^ cç^ifli; qui au quinzième siècle avait régné dans .les éçal,Q$.- I^a^ti'^t

ï Sturm, Epistolœ clnssicœ; dans Tédit. de Hallbauerdes Opti^çw/a S|ti|r-v xhh de institïiHone seolastica . lena 1730, p. 174. . 5: Le mature d'école s'appelait Jean Neuburg. Epistolœ élà$iicœ\ 1. c. ' p Sturm à Çonon t|e Manderscheid , doyen du (çrand-chaj^itre. de Strasbourg», déc. 1568; dans ses Epistolœ de morte Erasmi Episc, — S^M^m» Ànli-. pa^us'VfyV. 3, p. 169. (Pour les détails sur les ouvrages de. Siurm, nous rèMvoyÀoM à Tappéndice^) ,AMpisi0lœolatsicœ^p,i7i^Zil.

^ J^erickt von 4er zv Strassb. a. 4^98 in druck nusgegahgneri Kirehenordnung (par Beuther). Deux-Ponts 1603, in-4o, p. 180.

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