NAISSANCE DE STURM A SLEIDE , ETC
sianâ dtiTioiïihiâlîsrne elencliïisàumyslicisme, ils tâchaient dé former leurs élèves^ plutôt à la vie pratique qu'aux vaines dispiitëé dés scolals tiques ;' en même temps ils es- ^ayàiç?hf,ali'!Tl6yëtf de Vétùdë' des anciens et de l'introductidn de ^tiâmmàîrés' Jilus t*àlionnélles que celles du moyen âge; de débarrasser liï langue latine des. bâAarismes dont felteétâlH alors- encbthbré'é' Les fondateurs du' Gymnase dé Siaîût-JéWttiè''lt)î avaient donné* une ofgàriisalîon trés-rè- 'Mafi}tiÎMè?''p6ùr dette époque de tâtonnements et de recfcfeïchdè'J'îls^ àvàteht étfe leè' premiers peut-être éii Europe â'^A^éètf ^è'^plâ^ 'd'iin''ènfeeigrfemént partagé en stades ^i*^è!^sift;^*tiîb eïïtré'éUx jpar runi^^ du bût. A Tépoqùe ôfl^StôlW i^ltrf'à'Lîége*; cette oi^gànisation était menacée a^a^^àâriî^r''^t^àVè.'Lës éàva'nts', entraînés par l'enthousiasme tléîà^tehaMàfàcê , supjporlàient encore avec impaiiiméë fé jiu'è'de fe'l^èglé; àu lieu de discipliner et de èôWMÂfei^le^îirs'ëfFoiHs pbur mieux les faire servir au bien dè*4à^jëmiei^è'éV'ïl'^ jî)rèf§râiént se lancer, chacun suivant siiil^gbtii?,'(ïàùsfe^caMéi^ës nouvellement ouvertes àTespHï'ïiiiVfikltfj^'eil y èAti-àîn élèves à leur suite.
e^yèt^âAWiî''^*à^Lré^é lés professé^^ s'étaient affranchis de ftîidlH3Sifi^bii¥''ét'ârùtie méthode uniformes; chacun enéèîèWàft''é<vète'jinéètitîéré indépendance ce qui convenait BftfebMy'à'liiî-Mm'é- ijù ses élèves.' Une prompte expèfïéfrcé in^trtiisîtf'léè' fVères' de la vie commune de la stérilité d'un enseignement aussi désordonné : les élèves , imitàtff Pè^éMplé àé leurs maîtres , suivaient moins les leçons qui leur é^aiç^t ij^cessaires que celles qui plaisaient à leur caprice momentané ; il n'y avait plus d'unité, et par conséqùeift pllis" de' progrès réels. On né tarda donc pas à fôVèûfr Â' l'organisation primitive ; grâce à ce retour , le Gymnase de Liège vit bientôt sortir de ses classes plusieurs humanistes distingués. Quoique incomplète et imparfaite sous plusieurs rapports, cette organisation valait mieux
(jue ^absence de plan etle mbroeHemeût deaforcesi;. elfe reposait feurlèprincipie de l-unilé de la méthode î et cje.ja mànîhe progressive d'une instmetion foj?maftt uaensea^hl^ régulier. L^écote ,qtii , Conformément (à Teôprit du tçmpç, mettait en première ligne renseignement di^iilatin, y^t^it divisée ^n huit classes ; dans la.prendière,' aloçs-Ja pjlys basse ^ les élèves apprenaient à lire etîàéurive, îà.déoUaer et à conjuguer ; dans les trois suivantes on leuri lei^iseigQ^.t les différentes parties delagmmxnairelatiBîÇv^^a.yJpigiiia^t Fexplication de quelques auteurs ■ et desieXîerqices.dQi^.tyJ^f; en quatrième on leur donniait les/élémenta^'fdu.gveqjj.tp grammaire grecque était achevéeeftcinquÎQPfi^^^raiji^iAÇM^ même classe commençaient les leçons . ide.rJiét^T^.vifî.'fi^ ^^ ' dialectique , qui étaient continuéieS;«tt sixii^jn<e>Cit,^fi^plj€itées par l'indication de la ratio imit&fidi, cf^tr^-diFif rffis règles à suivre dans Fimitation des «auteurs riçlft^piq^q^^^-En septième on expliquait F Organon d-A.risto,te.etq|UAlqfl?»^ traités de Platon; on donnait, d-aprè« EucUdeiy-d^^|Rfltiop;\f,4^ mathématiques, et on y ajoutait les él^meBtSri4ii^4^9it^J)^f}s la huitième enfin, on préparait les élèv,esii l?élud^ic|ft^afj;i,çplogie. Des exercices de composition^, 46 d^pl0fP^^ij?^;|?^^•.<!'6 dispute remplissaient une grande î.panljie.jdpsjrjljççop^ydf s deux classes supérieures. Dans .Gellesnci,,4ft^Mdiffépf^i^es matières étaient confiées à deSjprofes.8efWrf$l sppcifi,u^, tsflflls que les six autres classes, n'avarient fahacjme:'^'AJnjî),^}ff;e. te recteur, chargé, de veiUer àirunité de.k^/çnQ^hfidç çjt à la progression de reaiseignementy Mait plaçai M)UsJ'î^iitorilé du chef de la maison des frères de .laiviQi^^oppdfliiLjppj de Liège. A Tépoque oùSturm fréquentait cette école, chaque classe comptait .près de. d^ux.cepts élèvçs.; le recl^jir les divisait en^ groupes de dix; chaque décurie .avi9,it; 4 ,s^ tête un élève chargé de surveiller les devoirs et la conduite de ses condisciples et rendu responsable de leurs négligences. Tous les ans avait lieu la promotion solennelle
NAISSANCE DB STOHH A SLEIDE , ETC. |)
(tes élèves adirits' à passer- d'uneidasse à Tautre ; afin d?ér terièi^ •des'ïîiôîtpesl tout fsoupçon de partialité, les élèves "ridÉfiprdimfô avaient le -droit d'adresser publiquement des i]tiéfstk)tt& àîceux kjàii devaient passer dans une classe supérieure^ ët^qui'^'yî étaient reçus qu'en sortant. victorieux dé cètie^àm^rii' Les deux ipreraiers élèves de chaque clasiâe ^eèëVâ({eÉit*€in» prix dès livides; de temps à autre on donnait ^'àWSSl;'^ail6' Iciconrant'ide l'année scolaire, aux jeunes ^^ètfâtqiii^aVaiewlteçu les; meilleures notes, des livres ache- 'l!éb^^àit'!nby€toi»d?une! cotisation! payée par tous les élève?. ^^ui[*''fMf*o«6ùrer«:à cebx-oi à* i la fois une récréation et un iW<6|eW^'|)iltisi'dei'S^exePcer à la parole, on leur faisait '^ëfft-él^èMër' 'dés ■ pièces • de théâtre , soit anciennes , soit èi^tt^Vîj^éêfs^ftkprèspour les écoles?; Sturm lui-même joua ''iih jtldrte^fôte d^ Gréladans^e Phormion de Térence , re- ^^éâëHté-ptibliqttèirtent devant la chapelle deSainl-Martin*. "'^^'t6'trtè''ééU^or|'ahis^tiion'fit«ur' le jeune Sturm une pro- 'fbtifâè'^lttfpr^ssioh ; 11 l'adopta, jusque dans quelques-uns ^iië^iey'ftildittlJFë^ détails^' èomme modèle pour l'organisa- '^tJdM^'ljW^f^^dbtibtt -plus tard au Gymnase de Strasbourg, '^t'èïisfèîghëmi^ttt'éclairédiss frères, leurs efforts de faire ^tSèvM^'^elktittitô plus pare, remplirent d'admiration le '^5to"iti(^iy(kntttfe,c(^ttrcdnÇutâ Liège ^ne aversion indestruc- ^^ilBlié ^Wrtïi^^ië'^ tangage 'et ipoOT'.la dialectique des scolas- '^6ëfe.^^^Afttê^^tttt>^rtsq^ en 1524, il
^' èé ^tidlt^,^ià*i(Pèoti'aiwi'Phrlipson, à Louvain pour y ache- "^ëi^ feeis^ étiid^i^ij lioûvain' jouissait alors de la réputation '^WMi'^'tf^ehfeènèfats! moyeiis- d'instraotioili classique. Quel-
» Btèmdire kt Stâr'rfi Wr ié projet 'dcf éréèr* à ^triliboArg nti gymnase. 4 53 8 .
e j «J^Blâ un B^êOiQ ,^1^ -irjN^; Âriu^d ,«.|it^^|[^i$ , ?. \ le f^^rp . ^ambert , Jacques . . ; ^^^^.^r^i^d Ejjisfcppjlus.A l'évêqfue «t au.chapitre.de Liège, 18 mai'lS63, ;— ;-^p». c/a#«., p. 174.
6[ GHAPWJH) ï. ..
c^e^ an^éies aaparayaat^.Jfémrne Buslidius^uCone^Uleiriaii conseil souverain de Malines et amid-Épaamey y av^iiL fondéi UQ collège, confirmé par le roi Charles.d'Espagne etddstifié: à^ }fenseignement des Urois.langueslaliBe, grecque ebiiér*! braïque. Conrad fioclénius y élait professeur de laiinv^ Rudigef Rçscius enseignait le grec. SturnX;, qui suivit Ipsr-. leçons de Tun et deTautre, se. lia avec plusieurs! jeuxie^i gens, étudiants comme lui, et comme lui célèbre ^plu&l tard dans la république < des lettres; C'étaient ,i'OutreiPhiUJ lipson que nous appellerons désormais (Sleidan,'Gùnthetrt d'Andernaeh et André Vésalius, qui devinrent desiraqde+i cins distingués; Barthélémy Masson dit Latomus^> depuis^ professeur d'éloquence au collège de France; Jacques J0m4i phallus, d'Andernach, jurisconsulte; Claude BadueL, -sm-c»-; cessivemenl professeur à Nîmes et à Genève*. -— < .:, lj Sturm cultivait surtout le latin et de préférenee > le8l> œuvres de Cicéron. Longtemps après il se souvenait i en*- i core de Teffet produit sur lui par Tétude de dialogues du cardinal Adrien, insistant sur Timitation du grand orateurde Rome*; il fut frappé aussi des services que rendaient à cette imitation les recueils de vocables et de sentences y parmi lesquels celui de Jean Murmélius , professeur à Deventer, lui paraissait avoir une grande utilité -« Doué- na-' turellement d'un goût pur, et plein de Tenthousiasme qui enflammait alors la jeunesse, il s'ajipliquait jour et nuit à l'étude de Cicéron; il cherchait avec ardeur à en
ï Vita Sturmii, — Sturm au prince d'Orange, aijuillç^ 1582* ,
'^ C'est le traité De sermone îatino , résultat d'entretiens que le cardinal Adrien avait eus à Bologne avec quelques savants , sur la nécessité de revenir au latin classique. Bâle 1518 , in-4o. — Sturm aux freines Staremfaserg, 11 mai 1674; entête du Chrysogonus,
3 Murmélius a écrit un assez grand nombre d'ouvrages scolaires.. Celui dont s'était servi Sturu^ (à Jacques de Bade, 5 déc. 1578; en tête deVQnomasti" cum de Gol) est probablement le Pappa puerorum , sive ad.igia ae sententiœ latino-germanicœ t sub certis eapitibus digestœ. Col. 1548, in-8o.
NAISSANCE DE STURM fH 8DEIDE , ETC^. 7'
vaincre^ iesdifïioultééël à ^dsdrcir tési obscurilé& e^Vi} béauctoupde'Savaats: croyaient trouver dafis- cet àuteurf*-;^ il^nriebit ainsi sa mémoire de leeseDcpressions et dè'€é^i teiirnure& eieémniezuiés dont il ùi uû si' ignatid^ tisage dàîi^ la »ûte. U s'^Mîcupa* en outre de mathématiques, ds'pbîy^i sique^ d'astr(i»l(^e'; un instant il eut t le désir d'ai^preiidDei V^hébrem-:, mais ne^ le réalisa que» beaUco^up; plus tard. 'Ai Loilvain^ leii il devint aussi Taini de rorieatûliste Nicôteç^ Glfinard^^uilpritlegrade de maître es arts, a?ee i'iiit8ii^= liiBii deJBe'votaer à Féturie du droit eivil'. NousuignôroEis^ jusqa'àquel jMDintil apoussé cette étude, qu'il bt' entreprît sansidouie que dansFespoiF d'entrer dans une cafl?Hère-^ii iliBÛt^Mi ^e'^e^vi^ utilement de son éloquence latine, Tou^ tefois ihnaparattpas s'être arrêté longtemps à cette idée**;; la nécessité de gagner sa vie le força de donner une autre (MfécUtDai à ses travaux^ Vivant pauvrement, honteux de paraîtreiaveç ^es habits râpés devant les Brabançons, à cette époque déjà très-délicats au point de vue de la pro^ prefcév il obtenait avec peine quelques écus de son père pburii^enouteler sa garde-robe. Pour se créer un revenu, il donna des leçons où il montra déjà ses talents et ses connaissances. Rudiger Rescius, qui, comme beaucoup d'aatres savants de cette époque , avait établi une imprimerie pour publier des auteurs anciens , se l'associa pour cette entreprise. Le père de Sturm consentit à avancer deS' f<md8 ;!dè$ 4528 ils eurent 800 volumes prêts à être livrés et songèrent à établir une seconde presse. Le savant philologue et historien belge Adrien Barland leur offrit de
» sturm à rabbé Wolfgang de Kempten , en tôte du 2» vol. des Eptst, €ic. ad AtUenm, ll^H.
^Epp. class., p. 222 AntipappuiVf^V. 4, p. 80.
3 Sturm à son père, s. d. Bibl. de Berne.
1 B^ns un" acte ofRciel de 1540 , il n'est qualifié que de magister; en 1S45, leroîde Dariemarc rappelle, dans une de ses lettres, docteur en droit; c'est la seule fois qu'on le troure désigné par ce titre. .■ ■■■^- >■. .
>|)iriilteir ^heâ • ee&.' Tirerice* ^\i d'autres < éfari^vaiÉs) de^. é^anti-
tqmié'fi/ BiïilâS9; ils ii&ipntBivmt(le^Mem9raMlian^^
}iio^K)B; FaïKBée-slûTânIe parut cheseiix une «hëmâiecâe
<Clirysostdnie ^ ; on dit aussi qo^ils : >ot)t ^ publié SfHpàànf.
-Stnf ni se décida à se rendre aveci leurs livres si «Pfitfis! peur
tâcher de les y vendre; dès 1538 il ayaift fait unirv^yagè^à
fStnisbottrg,' attiré pftr la réputation de cette- Ville f^irfawf»-
-lÉsaitles sictences et où la Réfornie vemaôt de isîaeèonpljr
'avec cm eatme et un ensemble dignes de rieilKiai^que. Stu^m
y visita les professeurs, dont il devint plns:'tardi W 'e^-
-lègue; il assista à des leçons defiucer stïT )èë Psetumi^ièt
partit frappé de la piété des savaiits die^Sti^asbqmrgïdteîa
véagesse des magistrats, de la ferveur religieu^^de^dftj»p^as
iBt'de la p^ix et de l'union qui régnaient idanls^tonilte^.
-L'année suivante, il quitta Lotivaina!vec?$es'ïivrtsriè«ise
irenditià-Paris. '• ■-'• .••=•- î'fir.l-»''.* »ir>7
-''■■■^ ' CHÀMTRÈir.- ^^^■"■■•■""'""n|.
'S^iPr etleçom publiques à Paris, Négodatims a^ed-lêi ^- • fot^iitmf^ allemands pour la réuhim deà É^lis&é^.'i^^fi^l ' àStrasbourg, ' ••' '"'•'
^- ■■ 1529—1536. i^'-i " ; -"^•în(..|
La capitale de la France présentait alors le. speçtï^ç^e d'un magnifique mouvement littéraire. Malgré les resjs-
. i Sturmà »wi p^p^, 1528.. Bibl. de Berne* . .i.? ; : >■^, .,.,,;,..,'
2 ^ ^29 ; XenpphQ;ntit 'A7rofxyYi|AoveufxaTWV Ubri ./K, grçsce,, .précédé d'une épître de Rudiger Rescius à Gilles Buslidius. Lovanii ^ . industrià et impensià Rutgerii Rescii ac Jo. Sturmii. ^$29, mense sept., m-i<*. — En i(^3ê : S. dhhjsoiîonii HomMa indiclùm apost. rhoâieo ijino uèere^'gtœee. :tovanii\^.eX:Vfftptné^ R,<fieêcii.$i JoiSêurmiii Anno4ô30i iê MaU Augi,
in-i».
3 Beriektvon der s'.rassb. Kirchenordnung ^ p. 180. — Teissier, T. iV, j^. .il^; »-pJ*k5ero0V T. xm, p. 2P6>
^iln(i|>apptM IV, P. 1, p. 10. . -. .-
SÉJOUR ET LEÇ0lt&(K(rMLI4|l[)ES A PARIS , ETC. 89
- timdèso Ue^ia^Sorboanâ y fj^i' ^6eole»Te]iré8mk^ -Hî&yèn \â^6\awmstf. sccQâsÉkièie i^
otoBtÉitolâranœ/afreagllB), titoa^ lèsr.faoBs :>ès^fe;H(Biiîeftt . fnrééipèlâs 'À^btt^ (aifdeuFl 'daps i les bviuies riBouteUœa) rouverlâs fparj laiftéfasissancie/ Lesi langues iaufteieiHiésèt'iihiaphikâéi- Kplti6/frh]Briiltel]%eiit6<élaiéÉt'tmseigtié69 pai^ileb ipfàSéâ- -seuls i(}u 'Gbllége^Fo^aL; que FraB^cns> J^ivônait ) deiecdésr ipl€|iir >la^pro|iaga^oii des stsiènciesi La plupaori dei cesaaiivwtë,.pof.tafilriei!ir efiti#e>îtadépfeBdanle noU^seagyteiBeBt •iittr lé lËiigiageiejt t»> philosophie , . niab^aitssi; mt le&idoct Irâtea rdu' tatiaolnrisme ^i «'étaient; favDpabléSi aux- idîéesr>n^i^telle$p'i!é^adtt«S')|>apite$/réforiBateurs v let peii9G|v»ltilibrq- ?.m€»t&iim\a)ihéo]àpt «^9«»rr i'Égliseï C'est. au ^ntoiôeajlifdse .<^^lt^/aglital»dn treligteiiseieVlittéraiiîe'iiue leijeiuBè Shitm o^io^i àpi^s?/iîmpatieni/;de>â'^iipare]r:dB 1^^ qwkipodvait éclairer son esprit avide de lumière. Il eoalinèitçarpar vendre sa cargaison de livres ; puis, cherchant une carrière qui pût bientôt lui a"ssurej^ s^a^si^bsistance, il s'occupa de médecine * ; il publia même , dès ÏSâl , une traduction latine 4^ p4U§A^> Hwte^^îai^vThéodorfe Géraï\d ^•i^yte^. dédia àn-^e^^p \4!^,^ÇaI>g0a^;;\évèqtte de Noyouy im des^p^incipaux |wr<GNiioteurs des éludes meilleures. Cependant §es» gQÛts>n(e le portaient pas plus vers. la pratique de la médecine que vers celle du drpit. Dans la dédicaça mpme de son Galien , qùV î^ùblia m^in^ parce que c'était un médecin, qye 'parce que c^efail un auteur de Faritiquité,!! exprime le bonheur qu'il éprouve de vivre à line époque où tes lettres 'èt)ïïimêtî(?ènï^¥èflearîr; irs'écrîé qu^r veut pàrtsfger les 'gïofVepx travaux de ceux qui §bu^tîennçpl^, 7^^;^^^^^^ lett^.esiriopiongtempô «égligées., .u^gteJutta diC^^ite'ÇoipiiU'^ les^défetiâèups de te barb«Hriei^ Malbe^r^usenD^nt il sedt
> Barth. Latomus à Sturm , il février i%^.; Àm4 \êk Bpmàik -tafioliii «t Sturmii de distidio GermanÙB, i . , 1 4 ,/I >.wc^'4i;»i^iïf<k*'
airéié {)i^riune maladie dont il eut longtéropSi à (»mffrîriati qui le jata dans^ un profond décour^^meitt UiËIleiFabligea:) même à refuser les offres avantageuses 4«i Jui étaùaufe faite$: de divers côtés; ses connaissances^, la> «ureJérdasai méthode et la facilité de son élocution lui avaient gagnd; d^'à des protecteurs parmi les grands ;: GuilImukneiBudé^- Guillaume et Jean du Bellay lui voulaient dubien.^* Ifasui guérite de Navarre, songeant à établir une aoadémie^itossf ses États, désirait Ty attirer** Guéri de son mal;iiliiè résiftà:' pas plus longtemps à l'attrait d'un enseignement 9ul>lte};iîl| laissa la médecine, comme il avait laissé le droitet la Ubràirie, et expliqua, dans des cours libres faits au GoUég&rotyaif' différents livres de Cicéron , tels que les Partitionsoratoitesi et le discours pour Roscius ; dans l'interprétatioii. desj|ia9^i sages difficiles il s'aidait des conseils de Budé"*. ïl fit/eii outre des leçons sur la dialectique , c'est-à-dire îswfilailbit gique, dont la réforme lui paraissait aussi urgënlè'^ qae^ celle du langage latin. Se rattachant à Rodolphe Agrioplay! il fut le premier à enseigner à Paris les principes dé' ce* savant restaurateur de la philosophie ; il quitta la pénibte;. ornière de la scolastique pour exposer à ses auditeurs upa* logique moins embrouillée et plus utile que celle du moyen âge; il leur montrait comment l'élégance du.idiscours peut s'allier à la clarté de la pensée, et comment la logique doit servir à orner et à développer l'esprit, au lieu de le préparer à des disputes stériles*. Ces leçons étaient suivies avec autant d'empressement que celles des professeurs royaux; parmi les auditeurs se trouvait Pierre ^a-»
'Slurm à son père, s. d. Bibl. de Berne.
^ Ibid. — Pierre Sidérander au prof. Jacques Bédrot, 38 mai 1583; dans notre Mémoire sur Gérard Roussel. Stfasb. 1845, p. 210.
^Dialogi in partitioncs oratorias CieeroniSy p. 7, 8; — De nobilifate literata, dans le recueil de Hallbauer, p. 47.
4 Ramus , Scholœ in libérales artes. Bâle 1569, in-foK, préface.
SÉJOUR ET LEÇONS PUBLïOVÈS A PARIS , ETC. ^4^
HHis^iÔnrerwHlp dé troulnet dakis le jeune &avôfft uft logî^^ oéea kûssi élciquëiit el un interprétiB aussi méthodique dèâ anitents de l'afiLtiqiiité. C'est dans les cours de Sturm , rfrt^I' plus lardy qu'il rencontra pour la première fois cette abon*' danœ de style et ces applications pratiques qiie les dôc^ teurs^e l'Université reconnaissaient pas*. Sturm le coe^ ùrmà dans la conviction que la logique est une méthode^ aQCê6sibl6 à toutes les intelligences et utile dans la vie; o'eslr h l'influence de Sturm que doit être attribuée en partie' la tendance suivie par Ramus dans la philosophie. -'•Verâ ièmême temps ^ Maillard, docteur en Sorbonne, qtû faisait ^rand cas de Sturm , lui demanda son aide pour la- rédaction d'une paraphrase de l'épître de saint Paul aux Romains; SUirm y consentit; il commenta l'épître au point de vuEifle l'art oratoire, d'après la méthode rhétorique qu'iLàppliquait aux discours de Démosthènes ou de Cicérofl;} Maillard sans doute s'était réservé la paraphrase théoiQgiqueî'v Cette liaison ne pouvait pas durer. Maillard était un des plqs ardents défenseurs du catholicisme, tandis que les ^ympathiqs de Sturm le faisaient pencher de plus enplus du côté de la Réforme. Depuis qu'il s'était marié avec Jeanne Pondéria, de Paris', il avait dans sa maison commt pensionnaires des jeunes gens de l'Allemagne et delft Suisse; il y recevait aussi des savants étrangers, venus à P^ris pour y suivre le mouvement littéraire. Parmi ces derniers se trouvait, en 1533, le médecin Louis Carinus > de iLucerne, dont Érasme avait fait grand cas et que Mélàhcbthbh aimait à cause de ses connaissances et de la douceur de ses mœurs*. Avant de venir à Paris, Garinus
\ U c.' -^iNaneelius, P. RamivUa. Paris 1699, p. 43, '^SiuTia, Epistola apologeUea contra Jœ, Andrée^, ip 3. ^Aniipappus IV, P. 8 , p. 167. Dans la Vita Sturmii et dans son discours funèbre par Melch. Junius, la femme de Sturm est appelée Jeanne Pison. ^ Sidérander à Bédrot ; G Roussel, p. 209 ; ~ Sturm à Bueer, 23 août 1693 ;
ayaitoassé par Strasbourg, ou il avait visite bucer et ses savants.ôollègues. G est luiqui rappela au souvenir de Sturm ces nQmmes dont il lui loua la piete , le savoir, les raan|ieres iijÉfaW déliré les ouvrages 'àe Bu cer*
ii^ rkrterrairent dans son penchant pour îa Réfôrrnç'et îui inspirèrent le. désir d'entrer éh relalion avec Un lidmmè aussi digne de son affection. 11 saisit pour cela Tocidàsi on ^des événements remarquables qui se passaieijt alors dans h capitale et qui remplissaient d^espoîr lés' amis cle la Réforme. /
j Au printemps de 1533 la reine de Navarre fît prêciier 4ans le Louvre son prédicateur, l'ablié de ClaîrajC,. Gérard Roussel. Cette solennelle apparition de la Réforme dans le pajais des rois provoqua des sorties violentes de la part des prédicateurs catholiques ; et donna lieu a des trouples populaires*» François lei*, dans un de ces moments ou il paraissait favorable au protestantisme, prit des mesures sévères contre les docteurs de la Sorbonrie et les moines': . il en bannit quelques-uns des plus véhéments. Stur^m assista aux prédications de Roussel ; c'est là qu'il rencontra Jean qe Montluç, plus tard eveque de Valeticep qui aiiijiait alors 4 parler librement avec lui de l'Évangile *, Bi'entot il aut à .36$ sentiments protestants d être rais en rapport ay^ec Te roi .fpi-même. . ' ' ' , . ■ t
L'habjie diplomate Guillaume An fièllayl revenant^ en ,jl,533^ A^ sa deuxième ambassade (^ri Allér^^^ désir de réconcilier leg deux Eglises plutpt que de les sépa- .if^r fncprq 4ava.nta^e, s'était entretpu à Str^asbôurg avec ,Bvicer.ç]ur les moyens d'atteindre à ce but, pbur jequel les
cO«.^i, p.\ âia.,.u^.£«aaDie!và(i^arious4 jl5id; Etasmi Episiolw; l^\e A.i^dS , Atï49\.^Uh^,\iy.\^iB^\ ^îjGam«^»riw5^> Viit^ J^9l(3lrlckthQnif ^ cap. ^5;^d. Augusti ; Breslau 1819, p. 110.
1 V. sur ces faits, G..iilotif4e^^(|>. 8S e( suiv. 2 Sturm à Montluc , 17 juin 1562.