‹ La vie et les œuvres de Du BartasChapitre 42 sur 52 · GER UT · texte numérisé non relu

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outil (II, Imp.). Cette construction, blâmée déjà par Mathurin Cordier (De corrupti sermonis emendatione XXX VIT, 25), se rencontre dans Corneille. Ex. : Cela n’est pas tant mal (Gal. du Pal. 103), et dans Molière : Voilà une malade qui n’est pas tant dégoütante (Méd. malgré lui. II,6).

Tant se met aussi pour autant. Ex. : Il pousse soucieux Du sein tant de souspirs que de larmes des yeux (II, Fur.). Cf. Corneille : Je ne puis dire tant de bien de cette pièce que de la précédente (Exam. de la PI. Roy.).

Tosr. — Aussi lost est mis pour aussi bien. Ex. : Nous vivrons aussi tost Et sans air et sans feu et sans terre et sans flot Que sans ce dur métal (IT, Artif.). C'est dans le même sens que la langue moderne emploie plutôt.

Tour. — Pris adverhialement se joint volontiers à certains mots pour en renforcer le sens. Ex. : Tout tel, tout soudain, tout de mesme, tout joignant, tout ainsi (passim.). Cf. Corneille: Tout de ce pas (Œd. 1007). Tout devant vous (Suiv. 370); Racine : Tout de même (Rem. sur Pind.), etc.

Les adverbes en ment formés par du Bartas avec des adjectifs en ant ou ent ont la forme du féminin. Ex.: Sifflantement, murmurantement, ete. (1).

Notons enfin l'emploi des vieux adverbes : oncques, or, ore ou ores, premier, à la parfin, prou, voire, jà, ete. La plupart sont encore usités au XVI siècle.

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