‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 15 sur 52 · Mëm., t. II · texte numérisé non relu

Mëm., t. II

DE l'abbé GRÉGOIRE. 49

les anciennes : «Sous Tancien régime, un particulier qui avait 600 livres de revenu payait 141 livres, aujourd'hui 102 livres. » Il discute les bases de l'impôt, il s'élève contre le trésor royal ; c'est une philippique injuste contre les aristocrates et les fanatiques < qui veulent noyer leur patrie dans le sang ».

5* Un éloge funèbre de Simonneau, assassiné pour avoir défendu la loi (Blois, in-i**). cLe maire d'Éiampes, disait Robespierre, a été coupable avant d'être victime » , cependant on décrète une fête en son honneur; le discours de l'évêque de Blois, dans sa cathédrale, est une paraphrase des Vindiciœ contra tyrannos, publiées, en 1579, par Langue!, sous le pseudonyme de Junius Brutus \ C'est une apologie du régicide ; avec quelle joie il porterait sa tête sur le billot, si à côté de lui devait tomber la tête du dernier tyrs^n.

6° Un discours sur la Fédération du 14 juillet, imprimé aux frais de la Société populaire (in-4% 11 p.). C'est un commentaire du droit à l'insurrection prêché dans les clubs; il y a une attaque violente contre la reine : il parle de « ce Trianon, où les tributs de nos provinces, c'est-à-dire les larmes et les sueurs des malheureux, servent aux plaisirs de Cléopâtre..., de ces bosquets vantés de Versailles, où le génie s'est prostitué à la luxure d'une manière également dispendieuse et scandaleuse... »

7^ Un discours à l'occasion du 10 août 1792 (m-8**, 17 p.). « NolUe confidere in principibus, ne vous fiez pas aux princes. Ces paroles consignées dans nos livres

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