Suite des deux Mémoires publiés en 1873 et
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aussi d*ctranges paradoxes : il cite rinscriplion populaire de la place de la Bastille : a Ici, on danse. Sous le despotisme, le peuple était compté pour rien, actuellement, il est ce qu'il doit être, c'est-à-dire tout;... les monumens publics doivent donc lui rappeler son courage, ses triomphes, ses droits, sa dignité... Notre langue avait la timidité de Tesclavage, quand la corruption de la cour lui dictait des lois,... l'insolence féodale excluait du langage relevé les termes qui désignent les professions utiles. Les termes de vache, de fumier, par exemple, auront dans notre langue républicaine une valeur correspondante à celle que ces objets ont en réalité, tandis qu'on reléguera dans le style ridicule et abject les mots de princesse et de courtisan.,. Le vocabulaire de l'égalité s'enrichira en élaguant et en ajoutant ; nous en avons effacé le mot de protection, nous y avons honorablement placé celui de tyrannicide... Tout ce qui est beau, tout ce qui est bon entre dans la définition du sans-culot" lisjneU y> On a raison de détruire tout ce qui porte l'empreinte du royalisme, mais pourquoi ce débordement d'écrits où la grossièreté et l'infamie du style le disputent à celle des sentiments?... il s'irrite contre les propos immondes, « dont la contagion a gagné même un grand nombre de femmes ; cette dégradation du langage est vraiment contre-révolutionnaire ». 11 termine par une insulte contre un tyran trop longtemps vanté (Henri IV), « dont la prétendue bonté comparée à celle des autres despotes, n'est que dans le rapport de la méchanceté à la férocité... II faut que les murs, le marbre, l'airain parlent à tous les sans-culottes contemporains et futurs le langage de la liberté. » A la même époque, Turreau,
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de r Yonne, accusait les prêtres de tous les crimes : « Ils se glissent dans les tribunaux révolutionnaires pour faire périr les patriotes et acquitter les aristocrates. ^
22janv.{Apluv.) — Au nom du comité d'instruction, il dépose un rappoit sur rétablissement d'un concours pour des ouvrages élémentaires : « Le corps social doit veiller à sa conservation et au bonheur des individus... Il faut que ses membres jouissent de leurs droits et s'acquittent de leurs devoirs. Comment le feront-ils s'ils ne les connaissent pas ? l'éducation seule donne des lumières et des vertus... L'instruction doit être soumise à l'autorité tutélaire du gouvernement... Un peuple ignorant et corrompu n'aura jamais qu'une liberté précaire... Si la théorie et la pratique de l'éducation étaient portées au point de perfection dont elles sont susceptibles, un code criminel serait presque inutile... Il faut que l'éducation nationale s'empare de la génération qui naît, qu'elle aille trouver l'enfant au sein de la mère, dans les bras de son père... Le premier Uvre élémentaire doit embrasser la période qui s'écoule du commencement de la grossesse jusqu'à six ans ; tracer les règles de conduite pour le temps de la grossesse, des couches, de l'allaitement, du sevrage, parcourir toutes les phases de l'enfance, en ce qui concerne la nourriture, le sommeil, la veille, l'exercice, les maladies, combattre les abus...» Il discute les théories, il signale les erreui-s. « On n'attache aucune importance à ce que l'enfant brise les œufs et le nid d'un oiseau... On le rend vindicatif, en l'exhortant à frapper la pierre contre laquelle il s'est heurté... On le forme au mensonge et à l'orgueil en lui disant qu'il est laid lorsqu'il pleure... Un enfant vêtu de drap
se préfère à son camarade vêtu de bure ou de toile, voilà la première brèche à l'égalité, un premier pas vers le despotisme... La conduite des parens est un livre toujours ouvert... L'enfant acquerra-t-il le sentiment de la justice, quand, au lieu de le reprendre, de le châtier avec le calme de la raison, c'est en se livrant à des colères proportionnées toujours non à la grièveté de la faute, mais à la perte ou au désagrément que Ton éprouve... On se plaint de la dépravation précoce des cnfans, le ruisseau est impur, parce que la source est empoisonnée... » Il est nécessaire de rédiger des instructions pour les parents, pour les instituteurs, qui doivent tour à tour pétrir le caractère de Venfant, Vimprégiier des mœurs républicaines ; il ne veut ni ouvrages volumineux, ni méthodes savantes: « laissons aux auteurs la plus grande latitude, bornons-nous à présenter des problèmes à résoudre ». Le programme des études primaires est bien simple : « Lire, écrire, parler la langue nationale... Les élémens du calcul, de l'arpentage, du toisé ; des notions sur la mesure du temps, sur les mesures linéaires, sur celle de superficie et de poids... » Il faut mettre l'enfant à portée d'apprécier les objets que la nature reproduit sans cesse... La Déclaration des droits, la Constitution, les annales du civisme, des instructions sur la morale républicaine, formeront les premiers ouvrages classiques... « Jusqu'ici, la plupart des livres élémentaires ont été ^m y^ediocre^; ils étaient le fruit de la médiocrité, le génie seul est capable de présenter des analyses... Aujourd'hui, ces ouvrages ont la plus haute importance, ils doivent, durant des siècles, concourir à la régénération d'une postérité républicaine
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et consolider par les vertus la liberté conquise paf le ^ courage... Une belle carrière est ouverte aux talents républicains, la Convention éprouvera la plus douce satisfaction en couronnant leurs efforts ; ce sera tih ]6uf '" de triomphe sur l'ignorance et les préjugés. » On ordonne rimpression du rapport et du projet de décret voté le 9 pluviôse ^ Le 48 messidor, on nomme un jury de quatorze membres pour juger du mérite des ouvrages envoyés au concours ; Grégoire n'en fait pas partie. Il avait pris part aux discussions, il avait protesté contre la corruption légale à laquelle on condamnait l'enfance; il avait entendu tel membre du comité dire crûment que l'instruction publique était inutile, qu'il fallait se borner à faire lire les enfants dans le grand livre de la nature, et quand il les pressait de a développer cette sentence, d'en donner une traduction commentée, il était sûr d'entendre débiter des inepties, à moins qu'ils ne se fâchassent pour se dispenser de déraisonner ». Le mal était grand, ces livres classiques primés par la Convention prêchent la haine de la religion, le mépris du passé ; les manuels civiques posent aux enfants des deux sexes les questions les plus étranges : « Jeune citoyen, dis-moi quelles sont les précautions qu'une femme doit prendre lorsqu'elle s'aperçoit qu'elle est enceinte? » Aussi toutes les âmes honnêtes répugnent à envoyer leurs enfants à CCS magisters, presque tous ignorants et crapuleux, qui occupent les presbytères et perçoivent un traitement sans fonctions. Ils ont grand soin de ne leur parler de religion que pour la ridiculiser, de ne pas prononcer le nom de