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l'écritare à la Bibliothèque nationale : « Gomme la publicité de cette lettre peut servir à augmenter encore Thorreur des peuples contre les rois », il en demande l'insertion au Bulletin et le dépôt aux archives.
12 gertninal. — Barthélémy, adjoint au cabinet des médailles, adresse à l'Assemblée une médaille d'argent, qui, d'un côté, représente un bras armé d une épée qui moissonne trois lys, avec cette légende : a Talem dabii ullio messem; de l'autre, un bras lançant la foudre sur une couronne et un sceptre brisés, avec ces mots: « Flamma meluenda tyrannis, » Grégoire lit la lettre qui accompagne l'envoi et il en conclut que dès le xv® siècle, la sève répubUcaine fermentait déjà dans quelques têtes fortes. Le même jour, il fait hommage à l'Assemblée d'un « Essai historique et patriotique sur les arbres de la liberté^»; on lui décrète une mention honorable.Ily a dans cette brochure, heureusement fort rare, une exaltation démagogique vraiment effrayante ; il en exprima plus tard quelque regret : une note écrite de sa main, sur un exemplaire que M. Garnot possède, signale quelques passages à supprimer. 11 accuse les protes d'avoir altéré le texte... Cette débauche d'esprit et la lettre qu'il adresse à chacun des membres du comité de salut public au sujet de ce pamphlet, sont, à mes yeux, ce qu'il y a de plus criminel dans ses écrits : « Tout ce qui est royal ne doit figurer que dans les annales du crime... La destruction d'une bête féroce, la cessation d'une peste, la mort d'un roi sont pour l'humanité des motifs d'allégresse... Tandis que par des chansons triomphales nous célébrons