‹ La vie et les œuvres de l'abbé GrégoireChapitre 34 sur 52 · Brochure in-S**, irap. chrétienne · texte numérisé non relu

Brochure in-S**, irap. chrétienne

?. Mém., t. II, 70.

verbaux des violences excitées par les clubs, tolérées ou sanctionnées par les autorités constituées ; aux Archives nationales des liasses épaisses en sont remplies !

3 nivôse, — La Convention impose l'obligation des fêtes décadaires, Grégoire proteste au nom de la liberté; sa voix est étouffée par le tumulte. Rien de plus triste, de plus instructif que les discussions, les motions, les projets et les contre-projets relatifs à ces fêtes ridicules, dont rétablissement mort-né a coûté à la France tant d'argent, de sang et de larmes ; Tévêque de Blois les a réunis, classés et souvent annotés avec une juste et impitoyable sévérité \

i795. 2i février. — Après tant d'anarchie, la Convention ou plutôt, comme dit Grégoire : c L'opinion publique commanda ce que j'avais demandé, et, trois semaines après m'avoir outragé, on décréta la liberté des cultes, d'après un discours de Boissy d'Anglas, qui insultait a tous les cultes. » Ce principe de liberté profita aux insermentés, plus qu'au clergé constitutionnel; la correspondance de Grégoire le prouve. «Votre loi, lui écrit l'évêque de Metz, paraît plutôt érigée contre le culte qu'en sa faveur; j'en prévois même des suites fâcheuses... Les réfractaires reviennent en fouie et érigent autel contre autel... La Lorraine allemande en est pleine. »

Depuis la scène des abjurations (17 brumaire) jusqu'à la mort de Robespierre, Grégoire se montre peu à la Convention ; il a cessé de gouverner ostensiblement son diocèse; le conventionnel Laurençot, en mission à Blois,

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