La vie et les œuvres de maître Arnaud de Villeneuve
Arnaud de Villeneuve apparaît dans cette période ingrate de l'histoire médicale (1) qui a tant découragé les historiens et que beaucoup ont laissé de côté sans chercher à l'approfondir. Hippocrate, Alexandrie, Galien, Paracelse ont eu leurs historiens nombreux et érudits ; autour des recherches faites pour exhumer leis textes et les hommes, la clarté s'est faite, et d'autres individualités se sont dessinées ; l'époque bientôt s'est illuminée. D'un commun accord, usant des travaux antérieurs, les historiens de la médecine ont ainsi créé des périodes, s'arrêtant avec complaisance sur ces noms, dès lors connus, et passant sans insister sur les siècles et les hommes intermédiaires. C'est ainsi que Sprengel, Scudéri, Hecker, Damerow, Morivitz et presque tous les historiens établissent dans leurs ouvrages une grande division qui va de Galien à Paracelse, période délaissée, puisque, par convention, le réveil des études médicales se produit à l'avènement de Paracelse. Tous suppriment les noms trop difficiles à connaître des médecins du moyen âge, et laissant même les recherches sur les Arabes aux philologues orientalistes, s'efforcent devoir dans l'activité scientifique du xv* et du xvi" siècle une brusque renaissance que rien ne précédait. C'est le procédé le plus simple et le plus généralement répandu; toutefois
(i) Sixième époque de Daremberg « époque de conservation plus ou moins « active car il semble parfois, dit-il, que les efforts du moyen âge empêchent la « médecine de mourir plutôt qu'ils ne la font vivre. » Cf. Daremberg, Histoire Sciences des médicales. Paris, Baillière, 2 vol. in-8, t. r, p. n6.
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nous devons noter l'originalité et la consciencieuse méthode de Daremberg, ce savant impartial et que nul labeur n'a fait reculer. Non pas que. pour le cas présent, ce maitre ait consacré à Arnaud de Villeneuve des pages intéressantes (c'est à peine s'il lui accorde quelques lignes dans son Histoire des Sciences médicales); mais l'ensemble de son livre révèle cette érudition positive, ce jugement sûr et modéré, ce détachement de tout parti pris et de toute passion qui font l'historien et manquent chez le compilateur.
Une étude sur Arnaud de Villeneuve offre donc cet intérêt qu'elle nous met en face d'une époque de transition et nous permet de pénétrer pour notre part et suivant nos forces, ces temps un peu secrets et primitifs où l'éveil des lettres et des sciences s'effectuait lentement en Occident.
Les deux derniers centres où la médecine avait brillé, où des écoles et des doctrines avaient vécu étaient Rome d'une part, où le méthodisme après Celse et Galien avait donné naissance à de nombreuses sectes, il est vrai, mais n'avait plus produit de médecin éminent ; et d'autre part Alexandrie, d'origine grecque, mais où le milieu plus favorable, la protection des princes, le mélange des races et l'activité d'une grande ville donne aux études médicales un caractère nouveau. Une science se fonde : l'anatomie nait de l'observation directe ; la polypharmacie prend des proportions énormes. Une liberté absolue de l'esprit, une multiplicité d'observations et même une réaction contre la doctrine et la théorie poussée à bout par l'empirisme crée la science expérimentale et ramène la médecine des spéculations rationnelles en face de la nature ; car ce sont là les deux pôles entre lesquels oscille toujours l'esprit humain.
Divers courants, émanés de ces tleux centres transmirent leurs influences à l'Occident : pour Rome, ce fut l'Italie méridionale et surtout Salerne ([ui conserva le méthodisme de Galien, la méde-
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cine classique et ses enseignements. Tandis que s'éteint de plus en plus la richesse médicale en Grèce, que les praticiens grecs, d'abord célèbres, diminuent de nombre et de renommée à la cour de Constantinople (1).
En Italie, l'école de Salerne et bientôt plusieurs autres grandissent. On a voulu donner à cette école comme fondateurs des individualités arabes, grecques ou juives, fixer une date précise et tardive de son institution ; il semble établi (2) que dès le viii" siècle, Salerne était une ville médicale : en 840, les Archives du royaume de Naples citent les noms de médecins Salernitains ; en 984, l'évêque de Verdun vint s'y faire opérer de la pierre ; et au milieu du xi^ siècle, Pierre d'Amiens fait l'éloge des maîtres qui y enseignaient : Petrocellus qui écrivit la Pratique et Gariopuntus, auteur d'une Somme médicale et du Passionyiaire. Ces deux ouvrages, mélange de toutes les théories des successeurs de Galien, sont les plus anciens documents que nous ayons sur la médecine de Salerne; ils ne se ressentent pas encore de la réaction bippocratique qui se produisit du milieu du xi'' au xn'" siècle à Salerne et qui fut due à l'introduction des livres arabes (3) .
C'est à cette date et grâce à l'impulsion que donnèrent aux études ces livres hippocratiques, que plusieurs autres villes virent se fonder des écoles médicales : Bologne, Padoue, Milan, Perrare, Brescia. Celle de Naples fut spécialement protégée par Frédéric II et par Charles d'Anjou. Des noms illustres ont conservé le souve-
(i) Au xii^ siècle, on ne trouve que deux noms : Actuarius, nom commun à tous les médecins de la cour et qui resta surtout à celui-là, Jean, fils de Zachara; et un certain Myrepsus.
(o) Meaux de Saint-Marc. L'école de Salerne. P. Baillièrfi, i86i, t vol in-8, Lxx, 542 p. Introd. de Daromberg où il résume ses travaux et ceux de De Renzi sur celte question.
(.')) Par Constantin, moine du mont Cassin, vers 1075.
nir de ces Universités : des médecins comme Pierre d'Apono (1), Lanfranc de Milan, Jean Passavant (2) venaient d'Italie en France enseigner et pratiquer la médecine. A l'époque d'Arnaud de Villeneuve, toutes les grandes cités italiennes avaient leur école médicale (3) ; quelques-unes comme kSalerne reçoivent des hospices : les tarifs, les examens médicaux deviennent matière à décrets royaux.
Telle était la descendance médicale de Galien : l'influence de Rome subsistait encore dans ces milieux. D'Alexandrie, la science était venue par les Arabes : du milieu du viii" siècle à la fin du x^, les Arabes, tout-puissants en Espagne, y apportent leur cience, leur civilisation originaire d" Alexandrie, et, malgré les pertes matérielles successives qu'ils font du x'^ au xru" siècle, leur influence intellectuelle en Espagne^ en Italie et en Provence demeure et continue à se répandi'e. Au point de vue médical, les Arabes apportaient non seulement les livres grecs traduits, résumés et un peu altérés, les collections hippocratiques ignorées jusque-là et dont le texte grec restera inconnu jusqu'à la Renaissance, mais encore et surtout des faits précis, une méthode d'observation nouvelle, une science anatomique qui suscita chez ceux qui la reçurent le désir de mieux savoir ; enfin, une richesse pharmaceutique et une curiosité de la nature qui produisirent peut-être des erreurs et
(1) Ou Pierre d'Ahan, contemporain d'Arnaud, également poursuivi comme lui , sous prétexte de magie, auteur du Conciliator, du traité des Venins.
(2) J. Passavant de Milan, professeur à Paris et à Montpellier.
(ô) A Salerne : Alcadinus, Zacliarius mort en 1348, Brunus, Théodor/c ; à Pise : Michaël Bandinus ; à Milan : Lanfranc ; à Plaisance : Guillaume de Salicet; à Parme : Roger de Parme; à Padoue : maître Agnus, maître Jean, maître Zamboninus, physiciens ; Matthaeus Roncalitrius, mort en iûo5, Richard de Wendoure, premier médecin de Grégoire IX, Barthol. de Varignagna, premier médecin de Nicolas IV, Angélus de Camers, premier médecin de Boniface VIII; à Bologne, Taddeo d'Alderotto.
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des espérances prématurées, mais aussi des découvertes chimiques en plus grand nombre. C'était l'esprit d'Alexandrie, sa méthode presque intégralement transplantés dans le terrain de l'Occident. Cette science s'était répandue par les traductions en Italie et en Provence ; mais son centre, d'abord àCordouc, fut ensuite à Grenade, il Murcie sous Alphonse X, enfin à Barcelone.
Un troisième élément vint se joindre aux deux précédents pour produire la science médicale du moyen âge : c'est l'élément populaire, vulgaire, de la médecine empirique. Tous les peuples intermédiaires et même primitifs, apportèrent le contingent de leurs recettes extra-médicales. Rome avait conservé avec Pline la vieille médecine empirique de Caton qui précéda l'arrivée des praticiens grecs dans ses murs, et qui survécut au méthodisme de Galien. ('ette médecine populaire, transmise avec l'autre, laisse encore dans la médecine italienne et principalement dans l'Ecole de Salerne, des traces indubitables.
Juifs et Arabes ont entremêlé les recettes magiques à la science classique : l'Espagne a peut-être joint aussi quelques notes à ce concert ; mais ce courant populaire, cette médecine vulgaire, qui devait jouer un rôle important dans la constitution de la science, vint surtout de la France qui n'apportait rien d'autre d'ailleurs à l'œuvre commune.
On ne trouve en effet chez nous, à cette époque, à part quelques médecins étrangers comme Albert-le Grand, Roger Bacon, Gilbert l'Anglais, moines d'ailleurs et voyageurs pour la plupart, que des prêtres se vouant à la médecine : Rigord, moine de Saint-Denis; Gilles de Corbeil, chanoine de Paris ; tous médecins ou plutôt infirmiers d'un couvent, ayant pri::! cette charge comme d'autres étaient cuisiniers, copistes ou portiers (1).
(i) Il eu était de môme dans les couvents de femme où une sœur était finfii'-
Quelquefois, un peu de célébrité leur venait d'une cure entreprise etréussie, et leur nom arrivait jusqu'au château d'un seigneur, jusqu'au roi, qui se les attachait à titre de chapelain-médecin. Tel était le médecin de Louis XI. Ce rôle était môme peu estimé : il donnait, il est vrai, certains avantages et une liberté que plusieurs devaient y chercher (1), mais il favorisait aussi le relâchement des mœurs religieuses et la laïcisation des sciences et des individus. Alain de Lille au xii" siècle, Jean de Salisburyqui vint à Paris, en 1136, et Hélinaud, moine des Cîteaux, donnent sur la futilité, la jactance et l'immoralité des clercs-médecins d'alors, des renseignements sévères (2).
Peu à peu, la séparation se fit entre le clergé et les laïcs. Jean Pitard, fondateur de la corporation des chirurgiens, obtint le premier, de Louis XI, les privilèges dont le chirurgien du i^oi a continué de jouir; Ermengard de Montpellier, médecin de Philippe le Bel, fut un médecin laïc ; et de son côté le clergé interdit de plus en plus sévèrement la pratique de la chirurgie, les recherches anatomiques, les expériences chimiques dans les couvents (3).
Mais cette médecine laïque et empirique sortie des cloitres conservait toute la naïveté d'un art qui se forme, et qui trouvait
mière,la garde-malade du couvent. Cf. Historia medicovuni, in-ifi, 970 pp. publié par G. Matthias, Gôttinge i-Ci, p. fifi, § 10.").
(i) En ifôo, le cardinal d'Estouteville accorde aux médecins de Paris, tous clercs, le droit de se marier. Hist.medkorum, p. 54, § 102.
(■>) Daremberg, Hist. des Scieiiccs médic(des^ p. a^G, note.
(5) Par un décret inséré dans la Sexte, Boniface VIII menace d'anatlième quiconque fera bouillir des cadavres. — Honorius III défendit aux archidiacres, curés, prévôts, chantres, prêtres... d'exercer la profession médicale. Le concile de Latran n'avait interdit en 12 15 que les opérations par le fer et par le feu. — Les dominicains, par un statut de leur chapitre tenu en 1243, à Paris, s'interdirent généralement la médecine : ils ne veulent même pas de livres de physique ou de chimie dans les couvents : (( non studeant in libris physicis nec etiam scripta curiosa faciant. » Cf. Pasquier. Rech. livre IX, ch. ÔG, et Martin. Thesaur anccdot. IV. iGS.').
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dans ses clients autant de foi religieuse que de confiance ignorante : elle mélangeait les recettes des pèlerins aux versets de prières et aux formules magiques. C est la médecine qui existe encore au xii° siècle et au xiii^ siècle. Celle de Saint-Amand, prévôt des chanoines de Mons, maitre en médecine à Paris, de Bernard de Gordon (auteur du Lilium meclicinse), de Pierre d'Espagne, de Jean de Gadesden, qui réunit ces formules dans .sa Rose médicale.
De ces trois courants, le plus important, celui qui va tout envahir, c'est le courant arahe ; grâce aux encyclopédistes, aux copistes désintéressés des cloîtres, à certains amateurs laïques, les textes classiques se conservaient intacts ou à peu près, sinon actifs, du moins permanents. Sous l'influence arabe, au contraire, le flol de livres apportés avec des autorités nouvelles, avec surtout le prestige du lointain et de l'étrange, font oublier et abandonner les noms anciens ; his noms seuls, car la doctrinc-n'a pas changé et c'est de la Grèce encore qui vient à l'Occident par les invasions étrangères. Le deuxième courant, celui de Rome, est bien faible : Galien a bien encore, grâce à Salerne, .son autorité, mais Celse est inconnu et de plus en plus s'efface leur action. Tandis que les centres restent imprégnés du caractère propre qui les spécialise, aux frontières ces courants se mêlent et se fondent insensiblement. L'Espagne est arabe ; Palerme, Bologne et Tltalie du Sud, sont classiques et latines ; mais déjà Padoue est avcrrhoï.stique ; en Provence, dans le Languedoc, naissent des centimes littéraires et scientifiques où la médecine prend un caractère nouveau. La fondation de l'école de Montpellier doit être rapportée à cette époque (1).
(0 Asti'uc. Mémoires pour servir à Vhisloirc de la FacuUé de médecine de Monl* pellier, V. 17^7, ia-'c, p. i'">i s. q*
Il ne faut pas oublier, en effet, que dès les premiers siècles de notre ère, des centres importants existaient tant en Espagne qu'à Bordeaux, àNarbonne, à Montpellier ; qu'à partir du vni« siècle, les écoles philosophiques des rabbins de cette région (i) étaient des plus florissantes et célèbres. Or les Juifs ont joué, dans cette fusion du courant arabe avec le courant latin et par suite dans l'histoire de la médecine, un rôle très important (2). Traducteurs d'une part des œuvres arabes, d'autre part très versés dans les sciences médicales (3), que leur tradition conservait avec tant d'autres choses dans le Talmud, cette encyclopédie jalousement défendue, ils furent les premiers à étudier les livres Arabes, à faire commerce de leurs traductions.
Le Languedoc et la Provence offraient donc, à cette époque, le point actif de la vie intellectuelle et, tandis que Paris n'avait que de rares et peu intéressants rhéteurs scolastiques, Rome, d'inu-
(1) Ecole de Luuel en particulier, cf. Bédarride. Les Juifs en Prance, en Italie et en Espagne. P. Lévy, iSOy, p. yo
(2) Astruc. Op. cit., p. i(j8. Bédarride Op. cit., pp. et 100. Steiiischneider. Archives de Virchow, XXXVIl. (Tirage à part de 1868.)
(ô) Ferragus, médecin juif, traduisit les œuvres de Buliahylyha Byngezla (cité par Arnaud de Villeneuve, II. ao't hc-bc). Benevenutus Grassus Hierosolimitanus (juif connu sous ces noms latins), exerça à Salerne et à Montpellier, au commencement du xiii" siècle. Propliatius, Jean de Saint-Gilles, Guillaume de Mazères, qui étalent à Montpellier les contemporains d'Arnaud, étaient toUs trois des médecins juifs. (Astruc. Op. cii., p. 147-1G6 et i(3ç).) De même Guillaume de Varignana à Gènes, Zacliarlas à Salerne. Les auteurs médicaux, les praticiens juifs d'Iispagiie, ceux de Lune), de Narbonne, sont trop nombreux pour être cités ; rappelons les plus connus : Judaaben Tybbon (de Lunel), 1170. Salomon ben Juda, juif converti au mahométanisme, médecin en Andalousie vers I K)0 ; Abraham aben Schal (if>45) ; .\braliam aben Ezra, de Tolède, enfin, Moses Maïmonide [RaMBaM] (iiSô-iarig , auteur d'un traité De la Santé adressé au sultan de Baijylone et d'Aphorisnics, selon les doctrines deGalien etd'Hippocrate.
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tiles compilateurs (1), des intelligences avides cherchaient et s'efforçaient, à Barcelone, à Montpellier, à Padoue.
L'effort de l'Italie, le plus vigoureux à cette époque, ne restait d'ailleurs pas isolé : malgré les efforts de Frédéric II et de Charles d'Anjou, pour maintenir à Naples le centre des études médicales, le mouvement général emportait la science ancienne au-devant de l'élément nouveau envahissant et vers la céléhrité des écoles du Midi de la France alors florissantes, vers Paris, qui naissait. C'est ainsi que Lanfranc de Milan, PieiTe d'Apono, vinrent en France apprendre et enseigner et tentèrent de réaliser à eux seuls cette fusion scientifique déjà commencée par la série des médecins juifs et continuée par ces nouveaux arrivants, comme elle le sera par Arnaud de Villeneuve, par Raymond Lulle, son disciple, pour aboutir, par un rapprochement lent et continuel de l'alchimie, au chimisme médical, enfin aux théories originales du xvi' siècle ("2), à une époque qui n'est plus seulement conservatrice, mais productrice.
Ce court exposé de l'état des courants médicaux à l'époque d'Arnaud de Villeneuve était nécessaire pour permettre de mieux comprendre sa vie, dont les incidents, voyages et les travaux furent nécessités par son temps, pour mieux pénétrer son milieu et apprécier son rôle dans la série continue des travailleurs qui mènent l'humanité des ténèbres à la lumière.
(1) En iiôG, les médecins se divisaient eux-mêmes en Physici (alchimistes, observateurs); Theorki (philosophes, le plus souvent scholastiques); Piaclici (empiriques, rebouteurs, etc. ) ; cf. Jean de Salisbury : Op. cit. Arnaud dit même à ce sujet, dans le Breviarum, que les médecins de Paris sont plus tliéoriciens, ceux de Salerneplus praticiens, et dans un autre passage (II i46 6c), il raille ces théoriciens de leur ignorance thérapeutique.
(2) Daremberg. T. I, p. 2Ô, indique cette série d'esprits originaux et libres qui, précurseurs ou successeurs de Paracelse, ce grand révolté, firent la réforme médicale et dégagèrent les esprits de toute entrave dogmatique.