les JKvisicms^ at Aiot^^otiç
Les Divisions, que mentionne Aristote (2), en y
ajoutant quelquefois le déterminatif y^yp^f^K^»^ (3)f paraissent moins un ouvrage que certaines classifications utiles à l'enseignement, et conservées par écrit par les élèves, parce qu'elles présentaient le plan^ les divisions, Tordre des matières, et formaient comme un programme abrégé de leurs
(1) Plat, SchHfL, p. 188.
(3) De Gen. et Corn^ II, 3.
(3) De Part, Anim., I, 7; Met., IV, il. Cette coHection était donc ancienne si elle remonte au temps d*Aristote. Diog. L., (V. 23), le catalogua àTèbe (Biblioth, Casiri, I, p. 307);Simplicius (ad Categ,, V, 7; SchoL, in Ariitot,, p. 47, b.40), attribuent à Aristote lui-même un ouvrage de ce titre qu*Alexand re et Philopon (in Arist, de gen. et corrupt,, p. ôo, b) supposent n'élre que la ireproduction faite par Aristote des leçons orales de Platon,
cours. Nous tes avons admises ici, bien que le texte en soit perdu, parce que laXIIP lettre (1) de Platon, aussi bien qu*Âristote, les nomment et que Diogène cite dans les œuvres de Speusippe (2) et de Xénocrate un livre de Divisions semblables, ce qui prouve au moins que cet ouvrage existait dans l'ancienne Académie.
Dans les livres de la GAiération et de la CorrufH tion, Âristote dit que Parménide a posé deux principes des choses et Platon trois, et cela IvTaU $ta(p/ae<n, où il fait du principe intermédiaire, un mixte : xi y'^P fxtaov uîY.a» TToieu Sur ce passage, Philopon (3) se demande ce qu'il faut entendre par là : c< Le commentateur Alexandre, ajoute-t-il, dit que l'ouvrage qui circule sous ce nom de Aiatpcaeiç comme de Platon, n'est pas authentique, voOcoeTai, et il pense qu' Aristote fait allusion aux ^tatptaei;, aux divisions du Sophiste. Il faut savoir d'abord qu'il n'y a pas d'ouvrage écrit de Platon qui porte ce nom : Staipéaciç
nXcKTcovoc Skta^ iiziygypot^kyii^ai où f épovTOit * et CC qui est
dît par Platon dans le Sophiste n'a aucun rapport avec ce qu'Aristote expose dans notre passage. L'objet qu'il se propose, c'est-à-dire de faire l'histoire des opinions différentes des philosophes sur la nature, n'a aucun rapport avec les divisions dialectiques du Sophiste. 11 vaut donc mieux admettre la conjecture que fait en dernier lieu Alexan-
(3) Diog. L, IV, 5 et 13.
(3) Schol. in Àtist., f. 50, b.
dre : c'est qu'Aristote veut parler ici des 'AYp«çâ WyjxaTa de Platon qu'Aristote lui-même avait mis par écrit, et qu'il appelle Aiatpmi;. Car c'est là que Platon posait les trois principes : le grand , le petit et le principe intermédiaire. i> Brandis (1), en acceptant l'opinion de Philopon et d'Alexandre, y ajoute cette autre interprétation, c'est que ces Ataipiffiid, identiques aux "A^pa^a Bé^iuna^ ne sont autre chose que lès livres d'Aristote sur le Bien^ qui portaient encore le titre : De la Philosophie ; et ces derniers seraient la rédaction des cours oraux de Platon faite par Aristote. Malgré toutes ces conjectures, je ne puis m'empècher de reconnaître, avec Trendelenburg , qu'en renvoyant les AtaipcVctç aux 'AYpatpa Bvf^oLxa^ on explique l'obscur par l'obscur. Le passage d'Aristote (2) où il est question de ftf^iL[u^aK Bion^iftua ne peut guère s'appliquer à Platon qui n'est pas nommé, puisqu'il s'agit de la division des oiseaux en aquatiques et non aquatiques. C'est au plan de division et de classification du Sophiste que se rapporterait encore le mieux ce passage.