‹ La vie et los éerits de PlatonChapitre 55 sur 73 · Le plaisir, l'élément sensible de la nature humaine · texte numérisé non relu

Le plaisir, l'élément sensible de la nature humaine

Le troisième est l'intelligence et la sagesse.

Le quatrième comprend les sciences, les arts, les connaissances véritables, qui appartiennent à l'âme seule.

Le cinquième renferme les plaisirs que nous avons signalés comme exempts de douleur, perceptions pures de T&me qui viennent à la suite des sensations.

La sagesse ne constitue pas plus que le plaisir le souverain bien de l'homme; mais, dans la hiérarchie des biens qui composent ce bien suprême, elle occupe le troisième rang, tandis que le plaisir est rejeté au dernier.

On a remarqué, dans cet ouvrage, l'absence de mouvement dramatique, de vie animée dans l'expression et le dialogua. Il n'a ni introduction ni dénouement véritables, quoique le sujet soit épuisé. Les personnages n*y ont point de caractère individuel , pas môme Socrate. On pourrait donc admettre, avec M. V. Cousin, que ce n'est qu'une esquisse, une ébauche, à laquelle l'artiste n'a pas mis la dernière main.

M. Stallbaum a publié en 1822 une édition spéciale dix Philèbe, qu'il a fait suivre du commentaire d'OIympiodore , dont M. Cousin, dans ses Fragments de Philosophie ancienne, avait déjà donné une intéressante et savante, analyse. D'après ces scholies d'OIympiodore, on voit qu'un commentaire, sur le même ouvrage, avait été fiiit par Proclus ; il est aujourd'hui perdu , ainsi

que ceux qu'on attribue à Eubulus et à Marinus (1).

Les meilleurs travaux critiques modernes concernant ce dialogue sont ceux de Baumgarten-Cru- &i[xs:de Philebo Platonico, Leips., 1809, et de Trendelenburg : de Plaionis Philebi consilio, Berlin, 1837.

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