Hermodore (9), dont Dercyllidas(lO) avfidt co
(t) J)e Re R.fX i.
(2) Ad ÀUk., U, 6.
(S) rtac, I, 31.
(4) De Off., U, 2.
(5) Ad AHic, n, 2.
(6) De Fin,f IV, 28 : « Semper habuit in ore Platonem, Aristotelem, Xenocratem, Theophrastam, Dicasardmm. »
(7) Diog. L.,m, 5.
(8) Clem. Alex., p. 213, éd. Sylb.
(9) Diog. L., ni, 6.
(10) Porph., ad Simplie,; ad ÀriiL Ph^i,, Ï.54 ; Br., S44, *.
pié, eu la dénaturant , la monographie de Platon, est probablement THermodore dont parle Cicéron (1). Ami et disciple de Platon, suivant Porphyre , il publia ses ouvrages , soit de son vivant , soit après sa mort, mais , d'après les termes de Cicéren, certainement sans son autorisation. Zénobius ajoute que c'était surtout en Sicile quil écoulait ses produits (2). C'est un véritable libraire-commissionnaire pour l'exportation.
1 3. Âristoxène (3) de Tarente, fils de Spinther, qui avait vécu dans Tintimité de Socrate et d'Epaminondas, était disciple d'Âristote, et le contemporain d'Alexandre et de ses successeurs (4) ; ce polygraphe célèbre avait écrit de nombreux et savants ouvrages sur la musique et la danse, des mélanges, des traités de philosophie, parmi lesquels on cite un recueil de thèses pythagoriciennes, lïueaYopix»! àiro{pa<rci; ; enfin des biographies (5) , entre* autres celles de Pythagore, d'Archytas, de Xénophile, de Socrate et de Platon. Il perce dans ses vies de Socrate et de Platon un accent de dénigrement visible qui rend parfois son témoignage suspect. On lui a même repro-
(i)AdAUie.,Jlll.e^.^i,
(2) ProY. Cent., Y, 6 : Ko|i.C2;a>v elç IixeXCov itccoXsi.
(3) Diog. L., m, 8.
(4) C'est donc uqe erreur d'Eusèbe, déjà relevée par Vossius, 1. 1, c. 9, de le placer dans les environs de FOI. XXIX. l\ Taura confondu avec un poète de Sélinonte du même nom.
(5) S. Jérôm., Prœf. Hist etcl. : « Hoc fecerunt.. et omnium longe doctissimus Âristoxeuus musicus. » Plut., Mor.f p. 1093 : BCouç àvSp&v lYpa4'tv. Luc, de Paras.t c. 35, l'appeUe icoXXoû Xéyov &iiQÇf et cite de lui une anecdote sur Platon.-
ché d'avoir outragé son maître, dont il avait espéré être dans le Lycée le successeur (1). Âristoclès, il est vrai, auteur lui-même d'une histoire des philosophes et de la philosophie, a soutenu que c'était une erreur d'interprétation. Si Aristoxène, dans sa vie de Platon, dit-il, raconte que pendant le voyage de ce dernier en Sicile, des étrangers, Çévoo;, avaient soulevé contre lui son école et élevé chaire contre chaire , on s'imagine que c'est d'Aristote qu'il veut parler ; on a tort, car il s'est toujours exprimé en termes respectueux envers son maître (2). Mais d'autres témoignages viennent confirmer l'opinion, que donne la lecture de ses fragments, sur la sévérité de ses jugements et son penchant à la calomnie. Au dire d'Élien (3), c'était un homme morose et chagrin, ennemi acharné de la gaieté et du rire ; il était du moins partisan exclusif d'une musique grave et sévère, correspondant à son humeur (4) , et le philosophe Adraste d'Aphrodise dit que son caractère n'était pas du tout musical, c'est-à-dire doux et harmonieux, et qu'il sacrifiait tout au plaisir de dire quelque chose de nouveau (5).
Le fait de ses relations avec les Pythagoriciens ne résulte que des informations spéciales que nous lui devons sur cette école, dont il a vu les derniers re-
(i) Suid., V.
(2) Âristocl., ap. Ettseb* Prœp, ev,, XV, 2.
(3) H, Var,, Vni, 13.
(4) Thémist, Or,, XXXUI, p. 364.
(5) VtocU in Tim,^ éd. CouS«, t. Hî, p. 192 : OC itdw ta tt6o« évi?ip IxiTvoc |&0V9ix6c^
présentants et mourir la gloire (i). Ce n*est pas une raison pour en faire , avec Stobée (2), Jean Damascène (3) et Suidas, un Pythagoricien (4).
14. Salyrus de Rhodes (5) , péripatéticien . mentionné comme un biographe instruit par S. Jérôme (6), avait écrit les vies des rois et des généraux, des poëtes, des orateurs et des philosophes •illustres. Son ouvrage eut assez d'importance et d'autorité pour qu'Héraclide Lembus pût croire utile d'en faire un abrégé. Ptolémée fils d'Héphœstîon (7) en fait un disciple d'Aristarque, ou du moins un adhérent de son école, et raconte que son érudition curieuse lui avait fait donner de nom de Ztjtv , Si^ xb
ÇtlTTfJTlxbv QtâTOU.
15. Praxiphane (8), dont Diogène cite une Conversation, SiaTpiSYjv, qui est censée avoir eu lieu dans une maison de campagne où Platon avait reçu son ami Isocrate. Il était également auteur d'une histoire que cite Marcellin dans sa vie de Thucydide.
16. Onétor (9) n'est connu que par les citations de Diogène , qui nous apprend qu'il était l'auteur
(1) Diog. L., vni, 46.
(2) Serm., lôl, 4.
(3) ParaU., p. 46.
(4) Suid., V.
(5) Diog. L., m, 8.
(6) Prxf, Hist, eccles. Il est cité fréquemment par Athénée, XII, 634, b.
(7) In Mythog.t Westermann, p. 194.
(8) Diog. L., m, 8.
(9) Diog. L., m, 9.
d'un livre kititulé : Si le sage peut travailler à s'enrichir.
17. Alcimus (1) avait écrit une histoire de la Sicile, dont un livre était intitulé Tltalie (2) , et un ouvrage en quatre sections , adressé à Amyntas, où il accuse Platon d'avoir emprunté au Syracusain Épicharme la plupart de ses doctrines et parculièrement la théorie des Idées. Antérieur à Théopompe et né en Sicile , il est difficile de Tidentificr avec le disciple de Stilpon de Mégare, que Dîogène nomme le plus illustre des rhéteurs de la Grèce (3).
18. Favorinus (4) d'Arles, né sous Trajan, est un écrivain très-fécond. On cite de lui des ouvrages de philosophie et d'histoire (5), parmi lesquels un livre sur la philosophie d'Homère , un sur Socrate et son Art d'aimer, un sur Platon ; des mémoires, «icofxvTifxovEufxaTa (6), des traités de rhétorique, et surtout une histoire universelle sous les titres : îlavro-
5a7rJ| toTOp^a (7), riavTo^airal toropCat (8) , IlotvroSaïc^ 6Xij
tffTopix^ (9). A en juger par les citations fréquentes des auteurs postérieurs, et particulièrement de Stobée (10), il a dûmériter l'éloge que lui donne Suidas,
(1) Diog. L., in, 9.
(2) Athén., X, 441.
(3) Diog. L., n, 104.
(4) Diog. L., m, 8.
(5) Suid.yV.
<6) Diog. L., 1, 79. .
(7) /d., m, 3 et 19.
(8) /d., Vni, 15.
(9) Etym. magn.
(10) Conf. Philostr., Vit, Soph.j l,"c. 8; Lucien, iTtin., c. 7 ;
TRADUCTEURS lET ÉDITEURS DE PLATON. 53!)
d'avoir été, malgré^ son goût particulier pour la rhétorique , versé «dans toutes les sciences et plein de philosophie. Photius (1) prétend que Sopater avait tiré son froîsième livre d'extraits , iyXo^oLi, de l'Histoire universelle de Favorin , qui , d'après les termes de Photius, aurait été disposée par ordre alphabétique.
19. Pamphilé (2), sur laquelle je n'ai rien à ajouter à ce que j'en ai dit dans ma Vie de Socrate (3).
20. Héraclide du Pont (4), disciple de Platon, de Speusippe et d'Aristote, et dont Diogène a écrit la biographie, avait laissé plus de soixante ouvrages sur toutes sortes de sujets : histoire politique, morale, musique, rhétorique, grammaire, et deux livres de biographies, parmi lesquels on ne cite pas celle de Platon, quoiqu'il ait dû, d'après les citations de Diogène, avoir sur son maître, des renseignements détaillés et précieux. Cicéron, qui le croit un vrai platonicien, l'appelle un très-savant homme, vir dodus in primis (5). Par ses doctrines, l'élégance de son style, la grâce et la chaleur de son génie, il rappelait Platon, tandis qu'il se rattachait à l'école péripatéticienne par son érudition étendue,
Dém., c. 12 et 13 ; Diou Cassius, LXIX, 3 ; Aul. Gell., N, Alt,, U» 22 ; Plut., Mor.t p- 334 et 896, éd. Didot; Phryn., y. 7cX6xiov. ,. (1) Cod., 161.
(2) Diog. L., UI, 23.
(4) Dio?. L,in,26. ^
(ô)^rwjcii*l,V,3; de Div.^ I, 23. Conf. cfe A'a/ />.. l, 13.
solide, variée, et par la fécondité de sa plume. Diogène de Laerte lui attribue ufi livre sur les pythagoriciens, dont Porphyre (1) et Clément d'Alexandrie (2) citent quelques fragments. •
21. Aristippe de Cyrène (3) est le célèbre disciple de Socrate dont Diogène a raconté la vie (4). Son ouvrage, en quatre livres au moins, intitulé Ttepl T7i<; icaXaia; -rpuçriç, fréquemment produit par Diogène, paraît n'avoir été qu'un recueil de calomnies et d'outrages contre les plus grands hommes de son temps, Aristote (5), Polémon (6), Xénocrate (7). Le ton amer et violent de ce livre est si contraire à ce qu'on nous rapporte de l'humeur enjouée et aimable de son auteur prétendu, que Lusacius (8) en a contesté l'authenticité, se fondant en outre sur la difficulté qu'il y a à supposer qu'un disciple de Socrate ait pu vivre assez longtemps pour voir à la tête de l'école Aristote et Xénocrate. Il est assez étonnant en outre que Diogène, qui cite fréquemment cette diatribe, ne la compte pas dans le catalogue des œuvres d' Aristippe, qui même, suivant quelques historiens, parmi lesquels Sosicrate de Rhodes, n'avait rien écrit du tout (9). Il n'est
(1) DeAbstin.^hP' 40.
(2) Strom., H, p. 179, 28 Sylb.
(3) Diog. L., 29.
(4) IHog. L., U, 83.
(5) Diog. L., V, 3 et 39.
(6) /d., IV, 19.
(7) Jd„ L l
(8) Lect. AUic, p. 108. Gessner^ l'attribue à un autre Aristippe.
(9) Diog. L., 84 : Ol d'ovd* 6Xwc t^^on.
guère possible de croire qu'eUe faisait partie des six livres de BiaspiSai que Sotion et Panétius reconnaissaient pour authentiques ; car le Ttipl icaXata< rpwfiiç en comprenait au moins quatre, et les six livres de Dissertations devaient avoir un tout autre sujet, puisque Théopompe de Ghio, au dire d'Âtiiénée(l), accusait Platon d'en avoir dérobé presque toutes les idées pour se les approprier.
22. Idoménée (2) de Lampsaque est l'ami et le disciple d'Épicure, qui en mourant lui écrivit pour lui recommander les fils de Métrodore : il a donc fleuri de 310 à 270 av. J.-G. Premier magistrat de sa ville, il montra dans l'exercice de ses fonctions une si extrême sévérité qu'Ëpicure fut obligé de le rappeler à la clémence et à la modération. Il avait écrit un ouvrage sur les Socratiques (3) , auquel sont empruntés sans doute les renseignements qu'il nous donne sur Platon. Il est cité par Strabon (4), Athénée (5), Sénèque (6), Plutarque (7). Pour terminer cette énumération incomplète peutêtre, et certainement trop longue, des auteurs qui donnent quelque poids aux récits biographiques de Diogène de Laërte, je nommerai encore deux écri-
(1) AtbéD., XI, 508 : ... !lkXXoT(>Covc ^dà to^C icXcCouc 6vTa< I»
(2) Diog. L., ni, 36.
(3) Diog. L., U, 19.
(4) Xm, p. 589.
(6) Vn, p. 279, f .
(6) Bp.^ I, 21 et 22.
(7)lPlut., adv. Çolot.t p. 1127. Gonf. Phot, v. nceia, et Suid.,