Nous citons les strophes d'après l'édition de Bugge
Vçlospâ en skamma, strophe 13 dans l'édition de Finnur Jrînsson), il est dit avec une allusion évidente à la fin des choses :
La mer s'élève dans les tempêtes,
jusqu'au ciel lui-même,
elle recouvre les terres,
et l'air se corrompt,
de là viennent des neiges
et des vents impétueux.
C'est alors dans Tordre tracé,
que les dieux 1 finissent.
La différence entre l'épopée sémitique et le récit du Bundahis est, comme le remarque M. West, que dans le second la catastrophe a lieu avant l'apparition de l'homme. Ce trait particulier se retrouve dans le mythe de l'Edda sur le sang d'Ymer, qui noya les géants.
Il serait risqué de tirer des conclusions décisives sur l'origine de ces traditions, d'après les ressemblances et des dissemblances, que nous avons constatées.