N. Prjevalski, Mongolie et pays des Tangoutes, p
« L'eau s'éleva à la hauteur d'un homme sur toute la terre; et les créatures malfaisantes de la terre, étant toutes tuées par la pluie, allèrent dans les trous de la terre », et y moururent.
Voici la ressemblance entre le récit du déluge babylonien, du déluge hébreu et celui du Bundahis, 7 : c'est un déluge destructeur, causé parla pluie, non par l'hiver. Dans la Genèse, la pluie est la seule cause. De même dans l'épopée d'Izdubar (= Gilganu), la pluie joue le rôle principal quoique la mer soit nommée. La description suivante est prise dans la traduction qu'a donnée J. Halévy, dans ses Recherches bibliques, p. 622 s.
L'agent des ténèbres fit tomber le soir une pluie lourde. Je craignis la face du jour.
Aussitôt que l'aube apparut,
un nuage noir se leva du fond du ciel ;
Ramman y fit entendre son tonnerre;
Nabu et Marduk marchèrent en avant;
les agents parcoururent les montagnes et les vallées;
Nergal agita le targui ;
Ninip avança en lançant des traits (?) ;
les Ânunna portèrent des flambeaux;
par leurs flammes, ils incendièrent la terre.
Les flots de Ramman atteignirent les cieux,
et changèrent l'éclat du jour en ténèbres.
Il inonda la terre comme... un jour l'ouragan sévit et
souffla rapide... les eaux dépassèrent la hauteur des montagnes
et atteignirent les hommes à l'improviste comme l'ouragan.
Le frère ne vit pas son frère; dans le ciel on ne remarqua plus les hommes.
Les dieux craignirent le déluge.
Ils se retirèrent et montèrent vers le ciel d'Anu.
Aussi dans le Hyndloljd/), 42 ' (strophe appartenant en vérité à un tout autre poème, « Le court oracle de la sorcière »,