‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 113 sur 242 · Les mythes d'une dévastation de la terre et de son · texte numérisé non relu

Les mythes d'une dévastation de la terre et de son

repeuplement dans le passé.

a) Les déluges.

La cosmogonie et le déluge sont étroitement liés l'un à l'autre. Non seulement la philosophie de la nature chez les premiers philosophes grecs, qui n'ont fait autre chose que disposer avec ordre les croyances populaires, et les légendes babyloniennes enseignaient que la terre est sortie de l'eau. Ce mythe se trouve dans le monde entier. Parmi les diverses formes qu'il a prises on remarque la légende d'un rat péchant la terre du milieu de l'eau. La tradition brahmanique aussi bien que la foi iranienne nous apprend que tout vient de l'eau 1 . « La terre a été tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau », lisons-nous même dans II Pierre, 3, « avant que le monde d'alors pérît submergé par l'eau ». Parfois les récits de la naissance du monde par l'eau et ceux de la grande inondation se confondent comme chez les Santals 1 . Mais pour notre dessein, il faut bien séparer les deux mythes. Ce qui nous intéresse, c'est la dévastation du monde, « sa mort » ; et le renouvellement du monde, « sa vie continuée », par un ou plusieurs êtres qui en bateau, sur des montagnes, sur des arbres, sur des îles, dans des grottes ou de n'importe quelle autre façon échappèrent à la destruction et repeuplèrent ce qui, en plusieurs endroits, est simplement appelé «la nouvelle terre »*.

Le récit d'un déluge sous ses formes changeantes se trouve dans les pays les plus diverses. Seules quelques contrées où le bouddhisme a ses fidèles, particulièrement la Chine et le Japon 4 , le nord de l'Asie, une grande partie de l'Europe et la race noire c semblent l'ignorer. En Asie il n'existe pas seulement

i. Grand Bundahis, Annales du Musée Guimet, XXII, p. 262, note 27; et le commentaire pehlvi du Vendidâd, 19, il.

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