‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 144 sur 242 · L'eschatologie des Gàtbas · texte numérisé non relu

L'eschatologie des Gàtbas

De toutes les parties de l'Avesta, il n'y en a pas qui soil, plus que les Gâthas, remplie de la pensée de la fin du monde. Cependant, cette doctrine ne ressemble pas à celle du christianisme primitif. Dans l'Avesta la fin du monde n'est pas imminente à chaque jour et à chaque heure. La sanction du pont, après la mort de l'individu, est un élément plus ancien de la piété mazdéenne que le jugement général (chap. 2). Le pont Cinval et la révolution du monde servent l'un et l'autre à la fois

i.M.CP. Tiele soutient une autre opinion ; il estime que le dogme d'une ordalie à la fin du monde ne se trouve dans les Gâthas qu'en germe. « La séparation en deux parties, l'opposition des rivaux, qui luttent, ne signifient que la lutte entre les adorateurs de Mazda et ceux des Daévas : ce n'est que plus tard qu'en est sorti un dogme eschatologique ». Gesckiedenis van den Godsditnst in de Oudheid, II, p. 135. L'exposition que nous allons faire tend à prouver, au contraire, que l'embrasement et l'ordalie de la fin du monde ont été de plus en plus refoulés dans Je développement de la doctrine. En tous cas, quoi qu'il en soit des passages des Gâthas, interprétés autrement par le savant hollandais, le développement, que je vais tracer, demeure néanmoins. Car il n'y a pas de doute que l'embrasement final soit le plus ancien trait populaire de l'eschatologie mazdéenne.

M. West, Zarathustra's doctrine regarding the soûl, dans The Journal of the Royal Asiatic Society, 1899, juin, p. 610, désigne la doctrine eschatologique des Gàlhas par celte expression: « l'ordalie future de la résurrection ».

Page 1