‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 154 sur 242 · Saddar Bundahié, Annales du Musée Guimet, XXII, p · texte numérisé non relu

Saddar Bundahié, Annales du Musée Guimet, XXII, p

LES ESCHATOLOGIES 267

mortels {Bttndahis, 19, 13). L'ancienne nourriture animale de 1'immorlalité a persisté dans le mythe de la fin du monde, même après avoir été complètement remplacée par le Haoma dans l'office divin.

L'œuvre du Seigneur. — Avant d'envisager l'idéal eschatologique du mazdéisme, il faut considérer l'ouvrage de Dieu qui devait arriver : le combat contre le mal et le changement du monde.

Le dernier combat. — En dernier lieu le royaume du mal se tourne contre lui-même. 1° D'après le Bahman Yaât, 3, 57, Aharman, l'esprit du mal, est dévoré par le serpent Dahâka, qui, enfin, demeure l'unique adversaire : l'antique mythe ethnique du monstre a le dernier mot sur la doctrine théologique du diable du mazdéisme zoroastrique.

2° Une autre tradition ' représente Azi (âz), le démon de la voracité (Yast, 16, 8; Vendîdâd, 18, 19; à distinguer de azi, « le serpent », Dahâka), dévorant tous les démons, de sorte qu'Aura Mainyu reste seul avec lui. Le Seigneur vient alors dans le monde et offre le sacrifice, lui-même comme grandprêtre ouzôta, avec Srôs comme assistant ou ràspt; il tient la sainte ceinture, kosti, à la main et par la formule du kosti, il rend impuissants les deux démons.

3° Puis voici une troisième version où les divinités authendu zoroastrisme entrent en scène. Dieu et ses archanges* saisissent chacun son adversaire dans le monde du mal : Aûharmazd, Aharman; Yohùman, Akôman: Asavahist, Andar; ëatvairô, Sâvar ; Spendarmat, Tarômat 3 ; Horvadat et Amerôdat, « santé et immortalité », Tâl rèv et Zâîrîk, a maladie et instabilité» 4 ; la vraie parole saisit le mensonge; Srôs, Aésm.Le Seigneur abat le Mauvais Esprit qui sort [du ciel — Bundahiâ — mais plutôt] du monde — Les Merveilles du jour Xord&t (Haurvatât,

1. Les merveilles dujourXordal, mois Farvardin. Annales du Musée Guimet y XXII, 640.

2. Ce mot archange par lequel West a traduit Amsaspand est beaucoup plus près du sens que dieu. De même lorsqu'il rend Ized, Yazata, par ange.

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