‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 226 sur 242 · Das vierte Evangelium, p. 47, etc · texte numérisé non relu

Das vierte Evangelium, p. 47, etc

5. Zut Geschichte und Litteratur des Urchristentums, Gôttingen, 1893, 271 s., 277. Les rabbins parlaient de « manger îe Messie ».

Comparez notre note plus haut, p. 409.

Les prophètes aussi sont morts ; qui prétends-tu être? » ( v. 52), et Jésus ne repousse pas cette interprétation.

M. S. A. Fries comprend ÇtoVj alcàvtcç, au chap. 8, 39, de la même façon réaliste: «Sondez les Écritures; car c'est par elle que vous croyez avoir la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi ». « La théologie rabbinique, en effet, enseignait que l'étude de la loi, Tôrâh, pouvait même délivrer de la mort corporelle ».Un savant qui possède une grande autorité dans ce domaine, Ferdinand Weber, a réuni 1 toute une suite de passages talmudiques qui contiennent la pensée que la Tôrâh est la vie et qui confirment ainsi notre impression que Tidée de la vie et de la vie éternelle chez le quatrième évangéliste est proprement juive, et hellénique seulement par une interprétation postérieure. « Les paroles de la Tôrâh sont un médicament et la vie » (Meklltâ\ 54 a)\ très souvent la Tôrâh est appelée l'arbre de vie (Pirqé 'âbôt, 6, 7, etc.). L'étude de la Tôrâh donne la vrc éternelle (Sabbat , 10 a) ; elle devient un moyen de vie pour celui qui met en elle sa confiance (Sabbat, 88 b). La mort ne peut avoir aucune force sur celui qui s'occupe de la Tôrâh (È e môt rabbâ\ 51).

Et M. Fries ajoute à ces versets qui présentent la vie éternelle comme une vie actuelle corporelle les versets suivants : « Et je sais que son commandement est la vie éternelle » (12, 50); « mais ces choses ont été écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ et qu'en croyant, vous ayez la vie éternelle » (20, 31).

d) Jésus.

Cette explication jette une lumière éblouissante sur les textes et, seule, elle explique le lien étroit qui unissait Jésus- Messie et la vie éternelle.

Mais uno pareille idée présentait aussi une difficulté considérable. Les disciples de Jésus moururent bien les uns après les autres et avant eux le Messie lui-même ! Comment, dans

1. Jûdische Théologie, p. 20 ss„ étant la deuxième édition de son livre, System der altsynagogalen palestinensischen Théologie, édition publiée en 1897, après sa mort.

de pareilles conditions, l'évangéliste aurait-il pu prêcher cette conception de Çwyj aicivioç? Comment eût-il pu, lui qui vivait si tard, inventer et enseigner une doctrine aussi contraire aux faits? Gela est inadmissible. Il faut alors quelle émane de Jésus lui-même, qu'elle fasse partie du noyau historique de cet écrit aussi étonnant que discuté, soit qu'on veuille expliquer ce qu'il a d'historique en supposant qu'il a été écrit par quelque disciple de Jean, le fils de Zébédée (Weizsftcker, Sabatier), ou qu'avec Delff, Fries, Bousset, etc., on pense que ce soit l'œuvre d'un iupe<j6i5Tepoç, un prêtre Jean de Jérusalem.

Dans l'évangile actuel, nous trouvons au contraire, que la signification originelle de Çwyj atcovioç fut naturellement mal comprise ou interprétée d'une nouvelle façon et cela de deux manières.

a) « Vie éternelle » a été entendu comme une vie corporelle, mais alors cette conception a été transportée à la fin du monde et comprise de la résurrection corporelle. Qui ne voit dans : « C'est ici la volonté de celui qui m'a envoyé, que quiconque contemple le Fils et croit en lui ait la vie éternelle; et je le ressusciterai au dernier jour » (6, 40) ou dans : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang, a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour » (v. 54), que le réveil au jour suprême est une addition qui brise complètement le sens de ces passages. M. Holtzmann* trouve vraisemblable que ces paroles et celles du même genre désignant une résurrection corporelle, comme 5, 28 s. etc., tiennent à ce que l'auteur s'est accommodé « à la façon de penser et de parler conventionnelle de ce temps ». MM. Wendt*, Fries et Charles 1 regardent le passage B, 28 s., et le mot « au dernier jour », 12, 48, ainsi que tout ce passage : « je les ressusciterai au dernier jour », 6, 39, 40, 44, 54, comme une interpolation de l'évangéliste dans la collection de paroles de Jésus qu'il utilisait, ou bien (Fries) comme l'œuvre d'un rédacteur postérieur à l'Evangile originel. Cette manière d'expliquer la Çu>y) aîcovoç

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