‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 53 sur 242 · Para iristahe, d'un être bon · texte numérisé non relu

Para iristahe, d'un être bon

3. La signification de pairibnam est incertaine. Dans le Vendtdâd, 8, 19 le traducteur pehlvi le rend par « payement ». Ici Darmesteter lit avec le manuscrit L* pairiërum, à cause de l'allusion qui se trouve dans la traduction pehlvie que les démons font du mal aux yeux d'une façon ou de l'autre. « Attaques» ne peut donc être une traduction, c'est le sens général.

démon nommé Vizarasa 1 amène enchaînée* l'âme pécheresse des mortels méchants et adorateurs des démons. Elle suit le chemin créé par le Temps, chemin qui existe pour le méchant aussi bien que pour le fidèle, le pont Cinvat, créé par Mazda. Là, la conscience et l'âme redemande la part des biens terrestres qui a été donnée par elle, dans le monde corporel.

30. « Alors elle (i. e. la vierge) vient, la belle, la bien faite, laforte, de belle croissance, avec ses chiens', pleine de discernement, riche en enfants, désirée, vertueuse. [Elle tire en bas les mauvaises 4 âmes des méchants dans les ténèbres 5 ]. Elle amène les âmes des fidèles par dessus le Hara Barazaili; elle les soutient au-dessus du pont Cinvat dans le chemin des divinités spirituelles.

31. Vohu Mano 6 se lève de son trône d'or. Vohu Manodit: fidèle, comment as-tu passé ici du monde périssable au monde

1. D'après le Bundahiè, 28, 18, ce démon lutte contre l'âme du défunt pendant les trois nuits (après la mort); il l'effraie et la frappe. Il est assis près de l'ouverture du ciel.

2. Selon le commentaire pehlvi, tout homme a un lacet au cou; quand il meurt, si c'est un juste, le lacet tombe de son cou ; si c'est un méchant, le démon VîzanSa Tentratne dans l'enfer avec ce lacet (Darmesteter).

3. Des chiens gardent le pont Cinvat, Vendîddd, 13, 9. Ils aident l'homme pieux. Ici il semble qu'une seule et même vierge reçoive l'impie et l'homme pieux, et les sépare l'un de l'autre. Ce n'est donc pas la même conception que dans le fragment du Hdlôxt-Nask et dans Minôtxrat. La différence a déjà été remarquée par Spiegel, Commentar, 1, 444.

4. Aydtn au sing. mais « âmes », urvdnô, au pluriel; aydm-wrvânô doit sans doute être considéré comme un mot composé aussi bien que ay?m-zimô « de mauvais hivers », Vendiddd, 2, 22.

5. Addition postérieure qui manque dans la traduction pehlvie.

6. Vohu Mano, le Bon Esprit, est le premier des Immortels bienfaisants, des Amasa Spantas. Les mêmes mots sont adressés à l'âme du mort par une autre âme, décédée avant lui, selon le fragment dix Hdlôxt- Nask. On est donc porté à croire que Vohu Mano désigne ici un homme pieux ou les hommes pieux. Je trouve en effet une interprétation semblable de Vohu Mano dans uneGàtha, Yasna\ 44, 3ss., chez C. P. Tiele, Inleiding tôt de Godsdienstwetenschap, H, 47 : Vohu Mano = « la race humaine ». Dans notre texte cette interprétation semble comporter que les âmes qui viennent d'arriver reçoivent des trônes d'or comme en a déjà « Vohu Mano ».

Dans un autre texte, évidemment moins ancien, du même furgard, v. 47-25, Vohu Mano désigne l'homme pieux ou plutôt l'homme en général. « Vohu Mano se souille ». « Que Vohu Mano soit puriûé ». Le commentaire pehlvi ajoute : Vohu Mano, c'est l'homme. Au verset 23 ss. ce mot

impérissable? 32. Réjouies l , les âmes des fidèles passent par-devant Ahura Mazda, par-devant les Immortels bienfaisants, par-devant les trônes 2 d'or, par-devant la maison des hymnes % la demeure d'Âhura Mazda, la demeure des Immortels bienfaisants, la demeure des autres fidèles.

33. Quand le fidèle est purifié, les démons méchants et malveillants tremblent du fait du parfum après son départ comme une brebis poursuivie par un loup tremble du loup.

34. Les hommes fidèles sont là ensemble, Nairyô-Saiiha est là avec eux. Nairyô-Saiiha est l'ami du Seigneur très sage.

a) Survivances des croyances à un sort commun pour tous.

Les épreuves de toutes les âmes. — En dépit du fragment du Hàtôxt-Nask, les trois jours après la mort sont un temps d'épreuves pour toutes les âmes et surtout le quatrième matin où Ton passe le pont de Ginvat. Les armées des deux puissances de l'univers sont mobilisées. Parmi les esprits malveillants sont nommés dans l'Avesta Druj-nasu, « le démon du cadavre », Vîzarasa (Vendldâd, 19), Astô vîdhôtu, « celui qui disperse les os », identifié avec le méchant Vayu par le fiundahis, 28, 35. Ailleurs il en est distingué. Le méchant Vayu représente, selon Yast, 18, 5, la partie de l'espace, Vayu, qui appartient au mauvais Esprit, c'est-à-dire l'atmosphère dans la région la plus basse, tandis que le bon Vayu représente la partie de l'espace, Vayu, qui appartient au bon Esprit 4 . Comme chaque homme devait traverser l'espace atmosphérique après la mort, les prédicateurs aimaient à appeler Vayu : l'inévitable, l'impitoyable.

désigne les vêtements qui sont purifiés. Nous lisons au verset 25 : Vohu Mano sera purifié (les vêtements) ; et plus loin : VohuMano (= l'homme) prononcera ces mots.

1. x§nùtô, « réjouies », c'est-à-dire de nourriture. Comparez le Hàtôztflask, verset 13, plus haut : le jeune homme « réjouissait » kuxènvqnô, le pauvre.

2. Gdtavô, d'après le ms. L a , au pluriel; gdtvô, au singulier, d'après les mss. K' Jp* Mf* L« Br 4 , est venu du verset précédent. Là L* a aussi gdtvoy le trône de Vohu Mano.

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